Présentation du blog

Bonjour,

je mp’appelle Emma, j’ai douze ans et j’ai créé ce blog car j’aime écrire des textes et des poèmes, et j’aimerais vous les faires partager en les publiant sur ce blog. Ce sont pour la plupart des textes que j’ai écrits seule.

Alors…Bonne visite!!

Norva

Toujours une nouvelle histoire, mais ne vous inquiétez pas c’est probablement la dernière, bien que j’ai une petite idée qui germe lentement pour un nouvelle histoire encore… Bon, toujours pareil, n’hésitez pas pour les commentaires et bonne lecture!

 

La
Révolution de Norva

 

Ekan
Haster marche sur le quai. Un des quais de Norva. L’ancienne Norva, telle qu’on
l’appellait. Ekan a douze ans. Des yeux noirs, de la même couleur que ses
cheveux, qui retombaient, droits, sur son front. Il avait un courage que même
certains adultes ne possédaient pas, et une détermination qu’il cachait à tout
le monde afin d’avoir plus d’un tour dans son sac. Ses parents fabriquaient des
pièces d’armes, de bateaux, et autres machines pour les habitants de la
nouvelle Norva. C’étaient des riches, qui avaient eu les moyens de payer leur
entraînement militaire. Les autres, ils leurs fabriquaient le matériel dont ils
avaient besoin. En échange, ils assuraient leur protection contre certains
monstres marins, et les Pilleurs. Les Pilleurs étaient des hommes et des femmes
s’étant exilés lors de la découverte de la nouvelle Norva. En fait, au départ,
tout le monde vivait sur une seule et même île. Mais les plus riches sont
partis sur une île qui faisait comme une barrière lointaine de plusieurs
dizaines de kilomètres face à un pays qui était à des jours de navigation.
C’était le pays des Pilleurs. Ces eaux dangereuses abritaient les monstres
marins. Ekan détestait les riches. Un jour, il se baladait avec un nouveau
bateau que se parents venaient de construire. Lorsqu’ils avaient le temps, ils
fabriquaient de pièces supplémentaires et les agençaient pour en faire un
bateau. Très simple, un bateau à moteur rudimentaire. Mais Ekan avait été fier
de partir sur la mer avec ses parents. Et une bande de militaires sur un bateau
les avait croisés. Celui qui était le plus près leur avait demandé de
s’arrêter. Il avait ajouté :

-         
Nous devons réquisitionner ce
bateau.

Là,
la mère de l’enfant s’était énervée. C’était déjà le deuxième en un an.

-         
Et pourquoi ? Vous en avez
besoin, peut-être ? Avec tout ce qu’on fabrique pour vous, vous devez
avoir assez de bateaux !

-         
Madame, nous obéissons aux ordres
de nos supérieurs, et…

-         
Arrêtez, c’est n’importe
quoi ! Presque personne ne connaît l’existence de ce bateau !

-         
Comment l’avez-vous
baptisé ?

-         
Quoi ? Sara, la mère d’Ekan,
était interloquée.

-         
Je vous ai demandé comment vous
avez baptisé le bateau.

-        
Le bateau, ah oui. En fait on n’a
pas décidé encore mais on pensais à « liberté » !

       Le militaire avait hoché la tête et
ajouté :

-        
Très bien, dans ce cas nous le
ramènerons au port de la nouvelle Norva, où il recevra un nom militaire.

-        
Vous n’avez pas le droit !
c’est…

-        
Madame. Le militaire, ayant
enjambé le bastingage pour rejoindre le bateau des parents d’Ekan, s’était
approché de Sara. Je n’ai pas d’explication à donner à des gens comme vous, lâcha-t-il
d’un ton froid. Et si vous n’aviez ce gamin
avec vous je vous aurais laissé nager jusqu’au port. Mais je vais vous y
escorter, étant donné que vous l’avez embarqué avec vous.

Il avait désigné Ekan en disant cette
phrase.

Et la famille avait perdu un deuxième
bateau.

Les riches les
protégeaient contre des ennemis, mais personne, en échange ils leurs prenaient
tous leurs biens. Ou presque. Et les ennemis en question, personnes ne les
avaient jamais vus. De quoi se demander s’ils existent bel et bien ou si ce
n’est qu’un prétexte pour s’élever au-dessus des « pauvres ».

 

C’est pour
cette raison que les habitants de l’ancienne Norva organisaient une révolte. Ou
plutôt, une Révolution. Ils s’étaient rendu compte qu’ils en avaient les moyens
lorsqu’ un groupe de jeunes avait trouvé des morceaux de cristal de lune, une
pierre aux propriétés étonnantes et… magiques. Lorsqu’ils s’en emparaient, les
gens développaient des talents jusqu’alors inconnus d’eux-mêmes, ou
accentuaient certaines facultés. Ekan avait toujours voulu voir cette pierre.
Il avait aperçus quelques fois, des personnes portant la pierre transparente
autour du cou. Oui, ce cristal était transparent, mais pourtant, il brillait de
mille feux. Ekan avait la sensation qu’il devait savoir ce que ça faisait de le
toucher, d’être fort, lui qui était si petit… c’est pourquoi, en rentrant de sa
balade, il alla trouver ses parents dans la pièce où ils fabriquaient les
pièces de bateau. Il poussa le battant de la porte. Risqua un œil dans la
pièce.

-         
Papa, maman !

Sara se retourna.

-         
Oui, qu’y a-t-il ?

Ekan inspira.

-         
Eh bien, vous savez ce que c’est,
le cristal de lune, n’est-ce pas ?

Ce fut son père, Brice, qui lui répondit :

-         
Oui, la pierre aussi appelée le
lunal. Eh bien, qu’est ce qu’il y a ?

-         
J’aimerais aller la chercher.

-         
Mais pourquoi ?, demanda
Sara.

-         
J’ai le sentiment … que j’en ai
besoin.

-        
Mais tout le monde a ce
sentiment. D’avoir besoin d’un peu de pouvoir pour se faire respecter !

-        
Non, ce n’est pas la même
chose ! J’ai besoin de voir ce cristal, pas parce que je veux me faire
respecter, mais parce que, mon intuition me dit que je dois le faire !

-        
Une intuition ! Ça n’est pas
une raison valable !, s’écria son père.

-        
Alors vous ne voulez pas que j’y
aille ?

-        
Non.

Ekan
sentit une profonde déception monter en lui. Il partit en courant pour aller
s’assoir sur son lit. Il savait que seules certaines personnes pouvaient
approcher ces pierres, sinon, tout le monde se servirai et pourrait les
utiliser pour faire le mal. Mais il avait l’intuition de pouvoir les approcher
et de faire quelque chose de bien grâce à ces pierres. Aussi, il prit sa
décision. Ekan s’approcha de sa commode dans laquelle étaient entassés des
vêtements. Il souleva ces derniers, et le garçon trouva un sac à dos au fond du
tiroir. Il l’avait trouvé dans une rue, et ne l’avait pas dit à ses parents. Il
le gardait pour un jour comme celui-ci. Car il avait besoin de partir sans que
ses parents ne soient mis au courant. Et s’ils voyaient que le garçon avait
pris un des deux sacs qu’ils possédaient, ils auraient compris. Aussi, il
remplit le sien avec ce dont il avait besoin : de l’eau, de quoi manger si
la route était plus longue que prévu, et une corde pour attacher son vélo ainsi
qu’un cadenas. C’était ses parents qui lui avaient fabriqué son vélo, et avaient
inventé le système antivol avec le cadenas. Il cacha son sac sous ses
vêtements, qu’il replia, pour n’éveiller aucun soupçon. Puis, Ekan alla dans
son garage, pour prendre le vélo. Le garçon annonça à ses parents qu’il partait
faire un tour  sur un ton qui laissait
supposer qu’il était en colère et devait se défouler. En fait, il partait chez
Ali, son ami, qui habitait près de chez lui.

-         
Ali !, murmura-t-il devant
la fenêtre de la chambre de son ami.

Ce
dernier, comprenant qu’Ekan ne voulait pas alerter des adultes se glissa au
dehors de sa chambre par sa fenêtre.

-         
Salut, Ekan ! Qu’est ce
qu’il y a ?

-        
J’ai besoin de ta pompe à vélo,
pour gonfler mes pneus, et, puisque tu sais le faire et pas moi, j’aimerais que
tu vérifie mes freins.

-        
Si tu veux mais pourquoi ?
Tes parents on une pompe à vélo, et ils auraient pu t’aider à vérifier tes
freins.

-        
Je vais partir.

-        
Où ça ?

-        
Dans la caverne aux lunals.

-        
Ah ! pas étonnant que tes
parents ne soient pas d’accord.

-        
Pourquoi ? c’est
dangereux ?

-        
Non, mais ceux qui ne sont pas
destinés à les toucher et qui essaient de forcer la magie pour le faire quand
même ont eu de graves blessures.

-        
Et alors ? Je ne suis pas
fou et je ne forcerai pas.

Ali haussa les épaules et ajouta.

-         
La route est aussi un peu longue…

-         
Ah bon ?

-         
C’est à 50 kilomètres, quand
même !

-         
Ah bon ?

-         
Ouais…

Ekan soupira.

-         
Je vais devoir prévoir des choses
supplémentaires, c’est ça ?

-        
Ouais, et en plus, t’as pas trop
l’habitude de faire de telles distances à vélo, alors…

Ekan réfléchit, et laissa tomber :

-         
Et zut !

Ali soupira.

-         
Je peux venir avec toi ?

-         
Quoi ?

-        
Ben, oui ! Je t’aiderais à
porter ce dont on aura besoin, surtout qu’il faudra dormir là-bas, pas question
de faire le trajet du retour sans s’être reposés !

-        
D’accord.

Ali hocha la tête.

-        
Je m’occupe de vérifier les
vélos, je prendrai aussi des couvertures pour dormir, et de l’eau. Tu
t’occuperas de la nourriture, et des antivols pour les vélos. Si tu te souviens
d’autre chose, tu le prendras, toi.

-        
Mais ton sac sera plus lourd que
le mien !

-        
Oui, mais je suis habitué à faire
du vélo et pas toi.

Ekan ne semblait toujours pas convaincu, alors, Ali
ajouta :

-         
On inversera nos sacs tout les
dix kilomètres.

-         
D’accord.

-         
Je m’occupe de ton vélo, et tu
rentres chez toi te reposer.

-         
D’accord. A quelle heure se
lèvent tes parents ?

-         
Vers… cinq heures du matin.

-        
D’accord. On partira à trois
heures du matin, rendez vous chez toi, tu es plus près.

-        
D’accord.

Et
Ali s’occupa des vélos. Lorsque ce fut fait, Ekan rentra chez lui et boucla son
sac qu’il dissimula une deuxième fois. Le garçon se coucha à sept heures du
soir, et ne parvint à dormir qu’après avoir fait une séance de relaxation qu’il
avait appris afin de se reposer en toute circonstances.

 

Le
lendemain, lorsqu’il se réveilla à deux heures et demie, il prit son sac, sortit
par la fenêtre pour n’alerter personne avec le bruit de la lourde porte
d’entrée. Il avait laissé son vélo devant la porte en l’attachant avec un
antivol. Et il partit. Le garçon avait sommeil lorsqu’il arriva chez Ali. Ce
dernier était réveillé, et sortit une nouvelle fois par la fenêtre.

-         
Salut, Ekan, chuchota-t-il, tu as
tout ?

-         
Oui. J’ai pensé qu’on devrait
s’armer, au cas où rencontrerai des riches.

-         
Ouais, moi aussi. J’ai pris un
couteau à mes parents.

-         
Moi, j’ai pris un gadget de mes
parents.

Il
leva le poignet, découvrant une sorte de bracelet noir de quinze centimètres de
longueur.

-         
Ça fait des trucs à distance
grâce à une technologie très avancée.

-         
Comme quoi, par exemple ?

-                    
Ne le répète à personne, même à
tes parents. Ma famille l’a inventé est c’est secret. Ça peut frapper un
adversaire à distance, et l’immobiliser. Ali hocha la tête.

-        
De toute façon, tu ne dois pas le
dire à tes parents non plus, mais les miens ont fait mon couteau, parce que
c’est un couteau spécial. IL est plus résistant, plus tranchant, et….plein
d’autres trucs. Bon, on y va ?

Ekan répondit par un hochement de la
tête, et ils partirent sur leurs vélos.

Ils
roulèrent par des sentiers caillouteux d’abord, puis boueux par la suite. Là,
Ali s’arrêta pour boire. Ekan lui demanda :

-         
Tu sais combien de kilomètres on
a fait ?

Ali regarda l’appareil qui donnerait la réponse à
cette question.

-         
On a fait vingt kilomètres. Et il
est six heures du matin.

Ekan
hocha frénétiquement la tête. Et regarda son ami boire dans sa gourde à la
lueur de l’aube. Ali était un peu plus âgé qu’Ekan, avait le teint hâlé et des
yeux verts pétillants. Ses cheveux châtains très foncés retombaient mollement à
ses tempes, et lui aussi faisait preuve d’un courage et d’une détermination
sans nom. C’est ce qui en faisait de bons amis, se surprit à penser Ekan. Puis,
son ami laissa tomber :

-        
Bon, on y retourne ? Il y a
une forêt, à quelques kilomètres qu’on va devoir traverser, et j’ai hâte de la
revoir.

-        
Tu l’as déjà vue ?

-        
Oui, lorsque j’étais petit. Mes parents
m’y avaient emmené pour mes quatre ans, lorsqu’ils avaient décidé de prendre
deux jours de vacances.

     Ali secoua la tête pour chasser les
souvenirs de ses pensées et se remit en route. Ekan sentait ses jambes
douloureuses se fatiguer, et il menait une lutte sans merci contre le sommeil.
Afin de le combattre plus efficacement, il se mit à imaginer la forêt. Il n’avait
pas souvenir d’en avoir jamais traversé, mais il se doutait de ce qui
l’attendait là-bas. Il pensait y sentir l’odeur des pins, de la mousse, des
diverses plantes dont il croiserait le chemin sans même connaître leurs noms…
Il pensait y entendre les pépiements des oiseaux, le bruit de leurs ailes
lorsque ces derniers s’envolent…Lorsqu’il pensait à la forêt il pensait au
paradis.

Lorsqu’il
arriva à l’orée de la forêt, il s’arrêta une nouvelle fois Regarda son ami. Ali
lui sourit, et ils pénétrèrent dans les bois. Tout était à l’image des pensées
d’Ekan. Les oiseaux chantaient, les animaux faisaient s’agiter les branches, et
les deux amis pouvaient sentir l’humidité et les zones d’ombres propres à la
forêt. Le bruissement des feuilles apaisa Ekan, si bien, que lorsqu’il sortit
de la forêt une heure plus tard, il eut l’impression qu’il venait d’y entrer.
Ali s’arrêta une fois de plus et sortit un plan. Il vérifia qu’ils étaient sur
la bonne route, et ils repartirent. Au bout d’un moment, Ekan se rendit compte
qu’il n’y avait plus un arbre, plus un seul buisson autour d’eux. Tout
paraissait sec, et dénué de vie. L’herbe autour d’eux était desséchée, et les
roues de leurs vélos soulevaient des petits nuages de terre en tournant. Il
faisait chaud, et le cadet se sentit oppressé par cette ambiance peu agréable.
Il crut même sentir une odeur de souffre, et, le soleil à présent rayonnant,
n’aidait pas le garçon à se sentir mieux. Au bout d’une heure supplémentaire,
il s’arrêta et se laissa tomber sur le sol chaud. Un coup d’œil vers Ali lui
permit de constater que son ami était dans le même état que lui.

L’aîné
lança :

-         
Je crois qu’on n’est pas loin.

-         
Quoi ? Je pensais que la
caverne se trouverait en un lieu plus agréable !

-         
C’est le cas.

Devant la mine perplexe d’Ekan, son ami ajouta.

-         
Le décor va changer, et tu vas
tomber sur un « lieu plus agréable ».

-         
D’accord. Mais laisses moi me
reposer… quelques minutes.

Ekan reprit son souffle. Remonta sur son vélo.

-         
Bon, on y va ?

-         
Ok.

Et
Ekan reprit sa course au milieu du désert. Au bout d’un moment, il commença à
apercevoir des arbres, de plus en plus rapprochés les uns des autres. Puis, il
vit des rochers, et en passant à travers les arbres, il parvint à une source
d’eau douce. Qui se trouvait au milieu d’un bois minuscule. Lorsqu’il s’assit
sur le bord de la grande flaque que formait l’eau en se déversant, il se sentit
bien. Il se pencha au dessus de l’eau limpide et y plongea la main. Il se
débarbouilla le visage, qui, pour une raison mystérieuse, était couvert de suie
après sa traversée du petit désert. Il en profita pour remplir sa gourde et se
reposer un peu. Alors qu’Ali l’imitait, il pensa qu’il aurait une envie de
rester ici pour le restant de ses jours. Mais ils devaient rentrer, Ali et lui.
Ils avaient des choses à accomplir.

-         
On ira dans la caverne avant ou
après avoir dormi ?, demanda Ali.

-         
Après.

Ali inspira :

-         
Je ne devrais pas entrer avec
toi, n’est ce pas ?

-         
Non, je ne crois pas.

-         
Très bien. Alors reposes toi
bien, tu ne sais pas ce qui t’attend là-bas.

-         
D’accord.

Ekan réfléchit avant d’ajouter :

-        
C’est étrange, je n’ai pas peur
de ce qui va se passer là-bas. En fait, j’ai l’impression que… que ça va être
quelque chose de bien.

-        
Ah bon ?

Ekan hocha la tête. Il s’allongea, et
dormit.

 

Ali
dormait lorsqu’Ekan se réveilla, deux heures plus tard. Le cadet n’osa pas le
réveiller. Heureusement, il s’éveilla de lui-même. Il s’étira.

-         
Tu es prêt ?, demanda Ali.

-         
Oui.

Ekan
pris une grande inspiration. Il s’immergea dans l’eau jusqu’au cou. L’eau
tombait d’un rocher en petite quantité, mais elle cachait tout ce qu’il pouvait
y avoir derrière car le rideau d’eau était large. Ekan le traversa de la main.
Puis le bras, jusqu’à l’épaule. Il regarda son ami une dernière fois avant de
passer la tête de l’autre côté du mur d’eau. Il y avait un petit bassin d’eau,
semblable au premier de par sa forme ronde et sa taille –seulement un mètre cinquante
de diamètre. Tout était encore plus calme que de l’autre côté. En sortant du
bassin, il décida d’avancer vers le fond de la caverne. Il n’en eut pas le
loisir, car il remarqua le mur du fond à quelques mètres seulement devant lui.
Le mur laissait voir en son milieu un creux très marqué dans lequel se trouvait
une unique pierre de cristal de lune. Un lunal. Ekan s’en approcha et tendit la
main, se sentant soudainement et étrangement serein. Il toucha le lunal. Une
sensation agréable de fraîcheur lui traversa le bras, arriva dans son épaule,
et atteignit son cœur. Il comprit que c’était seulement à présent que la pierre
le jugeait afin de savoir s’il était digne d’elle. Le lunal se retira de son
cœur mais lui laissa la sensation agréable de calme qu’il éprouvait. La pierre
se mit à flotter vers Ekan, et, lorsqu’il mit plaça sa main et dessous, vint se
poser au creux de sa paume. Au moment au Ekan allait exploser de bonheur, la
pierre disparut. Ekan eut l’impression quelle se fondait en lui. Mais il comprit
une chose : il avait seulement imaginé la pierre dans son envie d’en
trouver une. Plein d’amertume et mélancolique, il replongea dans le bassin et
rejoignit son ami. Ali le regarda et lui dit :

-           
Ekan, on doit y aller, j’ai
entendu du bruit alors je suis monté dans un arbre pour voir ce que c’était et
j’ai vu qu’il y avait des chutes de pierres à l’orée de la forêt, alors il faut
y aller pour les contourner avant que les gros rochers ne commencent à tomber
et nous bloquent le passage.

-         
D’accord.

Il hésita
avant d’ajouter :

-         
Il n’y avait pas de lunal dans la
caverne.

Ali lui serra
l’épaule et monta sur son vélo.

 

     Ils reprirent le chemin inverse. Mais leurs
pensées n’étaient pas les mêmes.

Ekan se
sentait blessé de ne pas avoir trouvé de lunal, il aurait dû écouter ses
parents. Il était hanté par ce qu’il avait ressentit dans la caverne et qui
n’était en fait que fruit de son imagination… ses pensées n’étaient qu’amertume
et déception. Car il était déçu de lui-même. Ali, lui, pensait à d’autres
choses. Ekan n’avait pas trouvé de lunal, ce qui lui paraissait, en fin de
compte, tout à fait normal. Lui, avait peur de rester bloqué dans la forêt, ou
d’être blessé par un rocher chutant d’une falaise un peu plus loin. Il craignait
aussi la réaction de ses parents lorsqu’il serait de retour. Si son ami avait
au moins obtenu un lunal, tout aurait été différent…Ekan était déçu, et Ali
apeuré. Ali pédalait, avec la force du désespoir, et Ekan le suivait, trop
absorbé par ses pensées pour être vraiment conscient de ce qui se passait
autour de lui. Ils arrivèrent à la falaise. Ils étaient dans son creux, et les
rochers menaçaient de leur tomber dessus. Ce qui arriva alors qu’ils
commençaient à s’engager dans la entre les parois de la falaise. Un rocher
s’écrasa quelques dizaines de mètres devant eux. Ali freina violement.

-         
Recule Ekan ! recule !

 

     Ekan
s’exécuta. Ali le suivait, quand un rocher tomba devant, les enfermant ainsi
dans la falaise. Le visage d’Ali refléta un effroi le plus total peur tandis
qu’Ekan se disait : « ça devait arriver. Mes parents m’avaient
prévenu. Et je ne les ai pas écoutés ». Ils étaient coincés. Le cadet vit
un rocher leur tomber dessus. Etrangement, il avait envie de lever les bras
devant lui pour arrêter le rocher. Il savait que ça ne servirait à rien. Mais
ce fut plus fort que lui. Il leva les mains devant son visage. Se concentra sur
la pierre. Ali ne broncha pas. Jusqu’à ce que le rocher s’arrête dans sa chute
retenu par une force invisible. Il vit le rocher reculer lorsqu’Ekan déplia les
bras comme pour pousser un objet imaginaire. La pierre se retrouva sur la
falaise. Un mur en cristal se forma pour retenir le rocher, mais aussi sur toute
la longueur de la falaise, pour parer à d’éventuelles chutes de pierres
inattendues.

     Ali
regarda son ami. Il comprit aussitôt.

-         
Finalement, le lunal t’a choisi.

-         
On dirait bien…

-         
Comment ça se fait que tu ne
l’avais pas compris ?

-         
Eh bien… J’ai vu le lunal venir
vers moi, puis disparaître en moi, alors j’ai cru que c’était le fruit de mon
imagination.

-         
Eh bien il faut croire que tu
t’es trompé !

     Ils se mirent à rire tant ils étaient
soulagés d’être en vie. Ekan lança :

-         
Attends ! Le lunal est en
moi, mais je peux peut-être le faire sortir !

     Sur ce, il ouvrit les mains devant lui ou
se matérialisa le lunal. La plus belle chose qu’Ali n’ait jamais vue. Reflétant
toute la lumière autour de lui. Encore plus billant et plus majestueux que tous
ceux qu’ils avaient vu jusqu’à présent autour du coup des jeunes gens de
l’ancienne Norva.

-        
Aller, il faut qu’on parte
raconter tout ça aux familles, lança Ekan. Et aussi leur raconter pourquoi on
est partit sans leur accord !

     Ali fit la grimace en ajoutant :

-         
Tu ne pourrais pas te servir de
tes pouvoirs pour qu’ils ne s’énervent pas ?

-         
Je ne sais même pas comment on
fait !, répondit le cadet en rigolant.

-         
Est-ce que tu pourrais dégager
les pierres qui nous bloquent le passage ?

-         
Je vais essayer.

     Ekan tendit se bras devant lui et ôta les
rochers de leur route. Et ils repartirent en riant de soulagement. Ils étaient
si heureux qu’ils supportèrent sans problèmes le désert aride, et se rendirent
à peine compte que le décor changeait. Lorsqu’ils décidèrent de faire une pause
dans la forêt, Ali demanda :

-        
Ekan, je voudrais savoir… Comment
se fait il que le lunal se soit fondu en toi ?

-        
Je ne sais pas, et je crois que
c’est le seul lunal à l’avoir fait.

-        
Et il me semble aussi que tu es
le seul à soulever des objets grâce au lunal.

-        
Ah oui… Je n’y avais pas fais
attention, mais c’est vrai que les autres ont seulement des facultés hors du
commun ou un talent…

-        
Je crois que tu fais… une sorte
de magie.

-        
Je vais donc pouvoir passer à
l’action quand la Révolution aura commencé…

-        
Oui, mais les riches ne doivent
pas êtres au courant de tes « pouvoirs ».

-        
De toute façon, ils n’ont pas
d’espions, personne ne veut vivre sur l’ancienne Norva… à part nous.

-         
Bon, on en parlera avec nos
parents…Tu te sens de repartir ?

-        
Oui, je suis dans un tel état de
joie que je pourrais faire le trajet trois fois de suite sans m’arrêter !

-         
Tant mieux ! Eh bien, dans
ce cas, en route mon ami !

     Ils repartirent sur leur vélo, en riant de
temps en temps sans raisons apparentes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Les deux amis aperçurent le regroupement de
maisons qui formait le seul lieu d’habitation de la nouvelle Norva. En s’en
approchant, ils distinguèrent leurs parents qui couraient vers eux. En les
voyant s’approcher, ils descendirent de leurs vélos. Ali souffla à Ekan :

-        
Tu devrais te tenir prêt à
utiliser ton lunal, ou cas ou tu parviendrais à faire en sorte qu’ils ne soient
pas énervés.

     Ekan ouvrit la bouche pour lui répondre,
mais ses parents l’interrompirent en l’appelant. Lorsqu’ils les retrouvèrent,
les adultes furent d’abord soulagés de les serrer dans leurs bras, puis se
mirent à les gronder.

-        
Tu vois Ekan ! Tu as pris
des risques inutiles !, le gronda Sara, Tu aurais dû nous écouter.

     Le garçon tenta d’expliquer ce qu’il avait
vécu, mais ses parents, trop occupés à lui crier dessus, ne l’entendirent pas.
Alors il ouvrit les mains devant et fit sortir le lunal, faisant taire
tout  les adultes présents. Il vit le
sourire d’Ali devant leurs mines ébahies.

-         
Tu as été choisi !, lâcha
Brice.

-        
Oui, répondit Ekan, sauf que moi,
cela ne me donne pas des talents mais…de la magie.

     Nouveau silence de la part des parents.
Nouveau sourire de la part d’Ali.

-         
N’importe quoi !, dit Sara.

-         
C’est une blague, dit son père.

-         
Non !, dit Ali. Ekan, montre-lui !

     Le cadet plaça la main au dessus d’une
pierre et la souleva à la hauteur de la figure de ses parents. Cette fois ils
le crurent.

-         
C’est…extraordinaire !s’exclama
Jade, la mère d’Ali.

-        
On dispose enfin de quelque chose
que les riches n’ont pas ! s’exclama son mari Victor.

-        
Oui…lâcha Ekan, mais je ne sais
pas encore m’en servir avec précision…

-        
Qu’à cela ne tienne, s’écria
Brice, tu vas t’entraîner. Attends une minute…. C’est notre bracelet
laser ! (il remarqua qu’Ekan le lui avait pris pour son escapade). Ekan,
si tout le monde en apprends l’existence, les riches aussi risquent de
l’apprendre !

-        
Comment ?, demanda son fils,
ils n’ont même pas d’espions !

-        
Effectivement, mais tu n’es pas
sans savoir que certaines personne reçoivent beaucoup d’argent sans pouvoir aller
à la Nouvelle Norva parce ce qu’ils ne sont pas recrutés ou remarqué par
les  riches, mais ils sont prêts à vendre
des informations moyennant en échange un poste à la Nouvelle Norva !

-        
J’ignorais qu’ils étaient prêts à
les vendre… Je pensais qu’ils étaient de nôtre côté !

-        
Pour eux, c’est chacun pour soi !
Ekan, c’est pour cette raison que peu de personnes sont au courant pour la
Révolution ! D’ailleurs nous avons convenu d’un pseudonyme : dès
aujourd’hui, nous ne parlons plus de Révolution, mais de grand repas.

-        
Astucieux, convint Ekan.

-        
C’est nul, lâcha Ali.

-        
Aller, nous devons avertir le
conseil organisateur – composé de vingt-six personnes préparant secrètement le
« grand repas » – de ta découverte qui permettrait de  faire avancer plus vite l’évènement en cours.

 

 

 

 

     Ali sauta à bas de son vélo, essoufflé.
Roula par terre en entendant un projectile siffler dans son dos. Il se releva,
et lança une pierre sur son attaquant. Il n’avait pas réussi à le semer. Ekan
repoussa la pierre d’Ali. Il avait réussi à le suivre lévitant à la même
vitesse que lui. Il lança une attaque magique qui souleva Ali du sol. Ce
dernier se débattit, gesticula, puis laissa retomber ses membre le long de son
corps. Ekan avait encore gagné. Comme à chaque entraînement, d’ailleurs. Il
reprit son souffle et lâcha :

-         
C’est trop dur, pourquoi c’est à
moi de t’entraîner ?

-         
En fait, vu la situation, je
crois que c’est plutôt moi qui t’entraînes.

-         
Très drôle.

-        
Mais tu as raison : ce n’est
pas comme ça que je vais faire des progrès. Je pense que je devrais me battre
contre une dizaine de personnes à la fois.

-        
Personnellement, je pense que tu
devrais t’entraîner contre une cinquantaine de personnes à la fois. Bon, tu me
laisses descendre ?

-        
Ok.

     Ekan le reposa délicatement au sol. Son ami
soupira.

-         
Tu devrais en parler au conseil
organisateur.

-         
Ouais…

     Ekan Se retourna pour partir avec son ami
qui remontait sur son vélo. Ali commença à rouler dans la forêt. Ils s’entraînaient
sur le chemin qui y menait car il n’était presque pas fréquenté. Ils se
remirent en route, et Ali voulu tester les pouvoirs d’Ekan. Aussi, puisqu’il
était derrière son ami mais un peu plus vers sa gauche, il en profita pour
accélérer imperceptiblement tout en se rabattant vers le garçon qui flottait à
quelques centimètres du sol. Il comptait lui passer juste à côté en l’attrapant
par la taille pour lui prouver qu’il n’était pas infaillible. Lorsqu’il passa à
côté d’Ekan et voulu l’attraper, ce dernier se déplaça vers la droite tout en
attrapant le bras tendu d’Ali, et, pivotant, projeta l’aîné vers le côté en
s’aidant de ses pouvoirs. Ali, dans les airs eut brièvement le temps de penser
qu’il allait se faire très, très mal, lorsqu’Ekan l’immobilisa à une dizaine de
centimètres du sol.

-         
Tu croyais sincèrement que tu
allais m’avoir par surprise ?

     Son ami ne répondit pas. En effet, il
croyait vraiment qu’il allait avoir Ekan par surprise.

-         
Quelle amère désillusion !
se moqua son ami.

 

 

 

     Ekan ouvrit la porte d’entrée, laissa
passer Ali, et la claqua d’un geste sec.

-         
Papa, maman !, s’écria -t-
il.

-        
Oui Ekan ?, répondit Sara en
arrivant dans la pièce qui servait de salon, de cuisine et de sale à manger.
Oh, bonjour Ali.

-        
Bonjour madame Haster !

-        
Vous avez quelque chose à me
demander ?

-        
Euh, en fait, commença Ekan, on
voudrait vous en parler avant, mais ça concerne plutôt le conseil.

-        
Je vois. Sara jeta un coup d’œil
par la fenêtre pour vérifier que personne ne les espionnait, puis elle tira les
rideaux. Qu’y a-t-il ?

-        
Eh bien, continua Ali, j’en ai
marre d’entraîner Ekan. Ce n’est pas de l’entraînement, il me gagne tout le
temps ! Cela ne lui sert à rien !

-        
Le but est aussi de t’entrainer,
Ali.

-        
Quoi ? m’entrainer ? je
ne m’entraine pas, je me fais écraser !

-        
C’est vrai, continua Sara, mais
tu sais, personne ne connais vraiment l’étendue des pouvoirs d’Ekan, alors on
croyait tous que vous vous entraineriez facilement ensemble.

-        
Moi, je la connais l’étendue des
pouvoirs d’Ekan. Et ce qu’il lui faut c’est un bataillon entier pour
s’entraîner !

-        
Très bien, dit Ekan en rigolant
un peu, tu vas faire quoi maintenant ? Demander à faire partie du
conseil ?

     Sa mère et lui rigolèrent avant de voir la
mine d’Ali. Le cadet comprit et son expression changea.

-        
Tu n’es pas sérieux Ali. Tu ne
peux pas faire partie du conseil ! Tu… tu es trop jeune.

-        
J’ai lu la constitution idéale et
le règlement du conseil. Rien ne dit qu’il faut être majeur ou avoir un certain
âge.

-        
Mais…, tenta Sara qui ne finit
pas sa phrase, parce qu’elle n’avait aucun argument à opposer.

-        
Ali a raison, laissa tomber Ekan.
On va demander à faire partie du conseil.

     Sara se résigna.

-        
D’accord. Faites ce que vous
voulez, après tout, je vous trouve assez responsables pour prendre des décisions.

     Ils repartirent sur leur vélo à la
recherche des plus hauts dirigeants du conseil. Ils parcoururent la petite
ville, Ekan ayant pris l’habitude de faire du vélo. S’il s’aidait de sa magie
pour ne pas se blesser, il parvenait même à faire quelques cascades sur ce
nouveau moyen de locomotion. Ekan, en voyant une grosse bosse au milieu de la
route, accéléra, s’élança, et fit un salto en s’aidant de la magie pour lui
donner l’élan et faire tourner plus facilement sa lourde bicyclette.

-         
Ekan !, lança Ali, ‘y a
Jacques !

     Ils ralentirent et s’approchèrent de
Jacques.

-         
-         
Monsieur Minld !

     Jacques Minld se retourna et vit les deux
garçons s’arrêter non loin de lui.

-         
Bonjour les garçons, que se passe
–t- il ?

     Ekan commença :

-         
On a quelque chose à vous
demander pour le grand repas.

-        
Ah, oui. Venez, on va en parler
au calme. Suivez-moi.

     Les deux garçons poussèrent leurs vélos aux
côtés de Jacques.  Celui-ci venait de
fêter ses quarante-deux ans. Ils entrèrent chez l’homme. Il ferma la porte en
vérifiant discrètement que personne ne les épiait.

-        
De quoi voulez-vous
m’entretenir ?

-        
De l’entraînement d’Ekan, dis Ali.
Il ne s’entraîne pas vraiment avec moi. Je me fais massacrer à chaque fois, et
depuis le début en plus.

-        
Mmh… c’est ce que je craignais.
Tu va devoir t’entraîner avec plusieurs hommes déjà entrainés, n’est ce
pas ?

-        
Je pense, répondit Ekan, qu’il
faudrait une vingtaine d’hommes entraînés pour le combat en effet.

-        
Le problème est que vingt hommes
qui s’entrainent, et toi qui fait de la magie ce n’est pas discret.

-        
Pas moins que notre entraînement,
rétorque Ali. On a qu’à aller plus loin dans les plaines désertes, et poster
des sentinelles qui nous préviennent quand des gens approchent, pour qu’on se
cache !

-        
Oui, mais cela paraitra suspect
de voir une trentaine d’hommes partir chaque jour !

     Silence. Aucune réponse de la part d’Ali, qui
ne vouait pas continuer à perdre contre Ekan.

-        
On aura qu’à construire une sorte
de grande maison, tous ceux qui veulent s’investir dans la R….. le grand repas
y habiteraient, et nous on prétexte l’envie de partager les tâches et les
revenus pour vivre plus confortablement !

     Nouveau
silence. Ekan s’en doutait. Son idée était stupide. Jacques brisa le silence

-        
C’est pas bête ce que tu dis la,
petit….On va en discuter avec le Conseil. Je pense que c’est la meilleure solution,
finalement. Ouais, c’est pas bête.

-        
Ah, et aussi, Monsieur Minld…,
dit Ali, en regardant Ekan car celui-ci était plus éloquent.

-        
Ah, oui. On aimerait faire partie
du conseil.

-        
Quoi ?, dit Jacques en
rigolant, mais vous êtes trop jeunes !

-        
Il faut avoir quel âge d’après le
règlement ?, dit Ali.

-        
Euh…ce n’est pas précisé, mais…

-        
Mais, dit Ekan, il y a écrit que
« toute personne responsable peut faire partie intégrante du
conseil. » Vous ne nous trouvez pas assez responsables ?

-        
En fait si. Nous allons d’ailleurs
réunir le conseil ce soir. Et parler de tout ça.

-        
En attendant, dit Ekan, et si on
s’entraînait un peu, Ali ?

-        
Oh non ! Ne compte pas sur
moi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Les deux garçons parcouraient la ville à
vélo, interpellant les gens les uns après les autres. Ali ralentit et
cria :

-         
A tous les membres du grand
repas ! réunion ce soir pour le prochain repas !

Peu
de gens comprenaient ce que signifiait vraiment ce grand repas. Mais peu gens
l’ignoraient. Aussi, le soir même, le conseil se réuni. Des tables étaient
disposées en arc de cercle. Ekan et Ali était assis sur des chaises en vieux
plastiques au milieu de cet arc de cercle. Ils avaient l’impression d’être
jugés au TMNN. Le Tribunal Militaire de la Nouvelle Norva. Erik Tadylus,
demanda :

-         
Bonjour à tous. Aujourd’hui, le
principal sujet à débattre est l’entraînement des garçons, et aussi… il se mit
à rire, leur intégration à part entière dans le conseil. Non, soyons sérieux,
que demandez-vous pour l’entraînement ?

-         
Je demande à m’entraîner avec une
trentaine d’hommes déjà entraînés. Pour éviter toute suspicion, nous vivrions
quelques jours dans une maison isolée dans les plaines. Et Ali et moi voudrions
faire partie intégrante du conseil. Nous estimons nous engager suffisamment.

-         
C’est une blague ?

-         
Non Monsieur Tadylus.

-         
Vous êtes trop jeunes.

-         
Il n’y a pas de limite d’âge que
je sache.

-         
Non mais…vous n’êtes que des
enfants !

-         
Si nous allons par ces chemins,
alors retirez vous du conseil vous aussi !, continua Ekan.

     Tout le monde garda le silence. Personne ne
comprenait vraiment. A part Ali qui comprenait car il regardait Ekan avec une
mine désapprobatrice.

-         
Nous sommes trop jeunes ?
Alors vous êtes trop vieux ! Vous avez 61 ans !

-         
La question n’est pas là, le
coupa Erik. Vous n’êtes pas encore responsables !

-         
Et vous, vous êtes peut-être
sénile.

-         
Ekan, ça suffit !, cria sa
mère pour couper court à la joute. J’approuve ton idée, mais ne commence pas à
insulter Erik !

-         
En tout cas je n’approuve pas du
le fait qu’ils deviennent des membres du conseil !, continua Erik.

-         
Quel est votre argument ?,
demanda Ali. Pourquoi ne voulez vous pas de nous ?

-         
Vous n’avez pas l’âge requis.

-         
Et quel est l’âge requis ?

-         
Cela doit être écrit dans le
règlement, euh, laissez moi y jeter un œil…

-         
Il n’y a rien écrit de tel dans
le règlement, seulement « toute personne responsable peut faire partie
intégrante du conseil. ». Cela me semble clair…lâcha Ekan.

     Quelques approbations dans le conseil.

-         
Vous n’avez qu’à voter !,
s’écria Ali.

-         
D’accord, dit Erik.

Jacques
Minld se leva et cria.

-        
Qui est pour que ces deux garçons
ici présents, Ekan Haster et Ali Ydal fassent partie intégrante du
conseil ?

Ils
étaient quarante à faire partie du conseil. Trente huit personnes avaient voté
pour. Erik avait voté contre. Une personne s’était abstenue. Ekan et Ali, selon
la tradition instaurée s’étaient levés et avaient salués et remerciés le
conseil. On avait donné l’accord pour l’entraînement. Aussi deux jours après,
quarante hommes entraînés, Ekan, Ali, et leurs familles avaient emménage
temporairement dans des maisons regroupées dans les plaines. Un homme qui a
tenté sa chance à la Nouvelle Norva raconte :

-        
Là-bas, ils ont des voitures, des
vraies en bon état. Elles sont toutes neuves ! Ils peuvent les utiliser
tous jours, quand ils le veulent ! C’est incroyable. Et dégoûtant. Ça pue
les voitures !

Tout
le monde boit ses paroles. A l’ancienne Norva, il y a une ou deux voitures
rouillées, abîmées. On ne les a jamais vues avancer. Elles sont trop vieilles.
Quand elles ont été inventées, les riches les ont réquisitionnées. Toutes, et
on a interdit leur utilisation sur l’Ancienne Norva.

-         
Il est tard, dit Jade. Aller vous
coucher les garçons, demain vous allez vous entraîner.

-        
D’accord, dit Ekan. Ali allait
protester mais Ekan lui fit un clin d’œil. Il fit mine de râler.

Les
familles Ydal et Haster vivaient dans la même maison. Ils entrèrent dans la
chambre qui leur était commune.

-         
Tu en pense quoi ?, demanda
Ekan.

-         
De quoi ? de
l’entraînement ? Je pense que ça va nous faire du bien.

-         
Oui, mais la Rév…le grand
repas…tu en penses quoi ?

     Ali soupira.

-         
J’en sais rien. Je ne sais
vraiment pas comment ça va se passer.

-        
On va infiltrer une base des
riches. On va se faire passer pour des candidats à l’entraînement militaire. Et
on va devoir supporter la chef des riches.

-        
C’est qui ça ? Je n’en ai
jamais entendu parler.

-        
Ah non ?, s’étonna Ekan. En
fait c’est la chef de l’organisation des riches. Elle est très instable,
énervante, et…en fait elle est en quelques sorte une dictatrice…

-        
Ah…Et…on va devoir lui faire
croire qu’on fait partie de ses soldats ?

-        
Oui.

-        
Et on va y arriver tu
crois ?

-        
J’en sais rien. On verra bien.

-        
Tu crois que c’est une bonne idée
de tenter ça ? Quand même, on est assez heureux dans la vie…

-        
Si on ne fais rien, cela va
toujours rester comme ça, et ce sera la même chose pour les générations
futures, peut être même pire…

     Ali hocha la tête. Il bailla.

-         
Tu es fatigué, dit Ekan en
souriant.

-         
Oui. Pas toi ?

-         
Pas vraiment.

-         
Comment cela se fait ? On a
pédalé pendant toute la matinée, et en plus on a pris de grosse montées en
vélo…laisse moi deviner, le lunal te donne de la force ?

-        
Oui. Mais je m’en suis aussi
servi pour ne pas m’épuiser, pour qu’il m’aide à pédaler…Tu vois ce que je veux
dire ?

-        
Pas vraiment…Ali bailla une
nouvelle fois. Et tu m’expliquera demain. Là, je vais dormir je suis trop
fatigué.

-        
D’accord. Bonne nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Ekan était debout. Il avala un morceau de
pain et sortit de la maison. Il respira. Il avait plus cette nuit et les
plaines étaient encore mouillées. Les quarante hommes entraînés venaient de
sortir. Ils voulaient commencer à s’entraîner. Un d’eux, un homme de très
grande taille, apparemment très musclé et très fort au combat d’après les
rumeurs, l’interpella :

-         
Eh ! Petit !

     Ekan se retourna :

-         
Je m’appelle Ekan, pas petit.

-         
Ouais… Je voulais savoir…

     Il s’approcha d’Ekan d’une démarche
imposante.

-         
Tu crois vraiment que tu va me
battre à l’entraînement ? moi et mes amis ?

     Il se voulait menaçant mais Ekan gardait la
tête haute. Ne serait-ce que pour le regarder en face vu sa taille.

-        
Je ne sais pas puisque jusqu’à
présent je ne me suis entraîné qu’avec Ali. Si je vous bats dès le début ce ne
sera pas intéressant. J’espère vraiment que vous êtes plus forts pour que je
puisse vraiment progresser en fait.

     L’homme 
ne s’attendait pas à une telle réponse. Aussi, il fit crauquer ses
phalanges en lâchant :

-         
On verra bien. Fais attention…Petit…

-         
Et vous de même…Grosse Brute…

     La « Grosse Brute » eut un rictus
et parti en silence. De toute façon l’entraînement allait commencer. Il fallait
attendre que la plupart des nouveaux habitants des plaines se soient levés.
Justement, environ une heure plus tard, tout le monde s’était perché sur les
toits des maisons et regardaient les plaines à découvert où devaient se
dérouler les entraînements.

     Ali avait décidé de se battre aux côtés
d’Ekan. Il avait quelques objets pour se défendre dans se bottes, sous ses
manches, et à ses poignets. Il ne l’avait dit à personne. Car c’était le seul
–avec Ekan- à avoir entendu parler la Grosse Brute. Et il avait peur. Les deux
garçons étaient côte à côte, et en face, à une trentaine de mètre, vingt hommes
entraînés –dont la Grosse Brute- se tenait prêts. Les autres hommes
n’interviendraient que si leurs amis été dépassés. On avait décidé qu’un bruit
de tambour ferait débuter le début de l’entraînement. Un homme sur le trois
sonna les trois coups.

Les
hommes se mirent à avancer, mais les garçons restèrent sur place. Ekan mis sa
main devant lui. Un soldat eu un choc dans la poitrine, puis un autre, et ainsi
de suite. Tous furent rapidement à terre. Sauf un. La Grosse Brute. Ekan avait
fait exprès. Celui-là, il voulait le vaincre autrement.

-        
Ekan, tu fais quoi là ?,
chuchota Ali, qui s’affolait en voyant la Grosse Brute foncer vers eux.

-        
Ne t’inquiète pas. A mon signal,
tu cours sur le côté, moi je l’attaque et toi tu passe derrière et tu fais
comme lorsque tu étais petit avec ton père. Tu te souviens ?

-        
Ekan…

-        
Tu te souviens ?, dis Ekan
plus fort.

-        
Oui.

-        
Alors, à mon signal.

Ils
n’avaient pas quitté la Brute des yeux. Elle était sur eux. Ali s’affolait de
ne pas entendre le signal de son ami.

-         
Ekan ?

     Rien.

-         
Ekan !, dit il plus fort.

-         
Maintenant !

     Ali s’exécuta. La brute fut légèrement
déstabilisée de le voir s’enfuir mais continua et se rua sur Ekan. L’homme
tenta de la plaquer au sol, de manière très rapide et précise, mais les sens
d’Ekan étant décuplés par le lunal, il esquiva. L’adversaier faillit tomber
mais se rattrapa. Il s’immobilisa devant Ekan. Celui-ci l’attaqua. Avec son
poing droit, vers la gauche du visage. L’autre attrapa son poing et Ekan lui
assena un violent coup de tête à la poitrine, aidé par le lunal pour la
puissance, mais aussi pour soutenir son coup et rendre l’impact plus fort.

Son
adversaire ne s’y attendait pas. Il encaissa et allait riposter, étant en bonne
position –il tenait le bras droit d’Ekan. Il allait lui asséner un coup de
poing. Au lieu de ça, il tomba à la renverse lorsqu’Ali, lui sauta sur le dos
en s’accrochant à sa tête. Ekan l’immobilisa au sol. Tout ça avait duré un
quinzaine de secondes.

-         
On a réussi !, s’écria Ali.

-         
Pas tout à fait. Les autres vont
arriver. Tu fais pareil avec mes adversaires s’il y a un face à face.
D’accords ?

-         
Ça marche mon pote !

Une
femme sur le toit de la maison cria dans un haut parleur :

-         
Stop ! Arrêtez !

     Ekan libéra tout le monde de l’emprise du
lunal.

-        
Ekan, essaye de ne pas utiliser
le lunal de manière trop importante, essaye plutôt d’apprendre à te battre
seul…Enfin, utilise tout de même le lunal…mais pas comme seul moyen de défense…

     Le garçon amplifia sa voix pour se faire
entendre :

-         
D’accord, j’essayerai !

 

 

Les révoltés d’O'dyrna

Voici une nouvelle histoire, encore. J’espère qu’elle vous plaira, bonne lecture et n’hésitez pas à laisser des commentaires!

 

 

Les révoltés d’O’dyrna

 

O’dyrna
avait été autrefois un continent agréable, fertile et hospitalier. Les gens y
vivaient simplement, en harmonie et en toute sérénité. Mais un jour, un
villageois s’était cru plus fort. Plus intelligent. Il s’appelait Torbert
O’zaten. Il avait formé un gang. Puis une petite armée secrète. Qui s’agrandit.
Se développa. Sournoisement. L’homme qui a l’époque n’avait que vingt-deux ans,
voyait loin. Il se voyait empereur.

L’Empereur O’zaten

Et l’affreux personnage accomplit ses
noirs desseins. Il devint riche et puissant par la terreur. Par l’injustice.
Pire, par la sorcellerie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bien étrange découverte

 

Julien
Jyrdan rentra chez lui. Jeta son cartable d’un geste désinvolte. Il avait fini
son année de cinquième. C’était les vacances. Puis il sortit. Se sentant
soudainement libéré et libre, il se mit à courir. En fredonnant. Il passa
devant un kiosque. Instinctivement, il s’arrêta devant. Soupira. Son père
examinait les mangas et leurs histoires. Sans jamais lui dire pourquoi. Mais il
était en vacances. Et il comptait en profiter. Il se remit à courir. A la
vitesse maximale, dans un parc où les coureurs faisaient des courses de
vitesse. Il se joignit à celle qui venait de commencer. Et gagna le meilleur
des coureurs rendu populaire par ses victoires. A la fin de celle-ci, il
continua de déambuler dans la ville. Il tourna au coin d’une rue. Et reçu un
coup de poing. De la part du jogger qu’il avait battu. Instinctivement, il se
mit en position de combat. Pourtant, il ne s’était jamais battu. Mais il savait
exactement ce qu’il devait faire. Bizarre. Pendant ce temps, le jogger lui
criait des insultes et lui reprochait de l’avoir humilié. Il était vrai que
Julien l’avait battu à pleine couture, il avait toujours eu de très bonnes
notes presque sans rien faire, principalement en sport, mais aussi dans les
autres matières. Il remarqua que l’homme en face de lui avait environ
vingt-cinq ans, au corps athlétique. Il évita un nouveau coup. Habilement.
Encore bizarre.  Il donna un coup de
poing au coureur. Qui trébucha, ce qui lui permit d’éviter le coup. Mais l’onde
de choc provenant du bras de Julien le propulsa plusieurs mètres plus loin.
L’homme à terre se releva, une lueur de peur dans le regard, et partit en
courant. C’est alors que Julien eu peur. Et lui aussi se mit à courir. Sans
même savoir où il allait.

 

Tom, le père de Julien sentit sa peur
grâce à la pierre qu’il portait autour du cou. Une pierre bleue. Qui ne
provenait pas de la Terre. Qui provenait d’autre part. Ce fut pourtant grâce à
elle qu’il se matérialisa quelques mètres devant son fils. Ne s’y attendant
pas, ce dernier le percuta de plein fouet.

-
Papa ?

-
Julien,
qu’est ce qui se passe ?

Julien
ne répondit pas. Regarda autour de lui. Il était dans une impasse qu’il n’avait
jamais remarquée. Sale. Pleine de cartons vides, de détritus et de suie.
Pourtant le mur lui inspirait confiance. On y voyait un dessin tellement
recouvert de poussière qu’on le devinait à peine. Il montrait des maisons dans
une contrée. Il en oublia son père quelques instants. Comment lui expliquer ce
qui lui était arrivé ? Mais comment savait –il qu’il lui était arrivé
quelque chose ? Il ouvrit la bouche pour le lui demander mais son père
regarda le mur :

Oh non ! ce ne peut pas être
vrai, c’est…

Il se tourna vers son fils, puis s’approcha
du mur.

-
Julien !
Aide – moi !

Il se mit à enlever la poussière qui
recouvrait le dessin.

-
C’est
ce que je pensais, dit-il, c’est un mur de transfert !

Julien inspira à fond, puis lâcha :

-
Papa,
explique-moi ! C’est quoi, un mur de transfert ! comment tu as su que
ça n’allait pas pour moi ? pourquoi mon bras a dégagé une onde de choc
quand j’ai voulu donner un coup de poing à l’autre abruti ?

Son
père soupira.

-
T’es
tu rendu compte de tes capacités intellectuelles et physiques
surdéveloppées ?

Julien
ne répondit pas. Il avait depuis toujours cru qu’il était simplement plus
intelligent que ses camarades. Son père continua.

-
Regarde
cette image, Julien. Dis-moi ce que tu y vois.

Cette fois, le garçon explosa.

-
Arrête !
Explique –moi au lieu de me poser d’autres questions ! Pourquoi tu es
comme ça ? est ce que c’est en rapport avec ta recherche de mangas ?

Son
père soupira, en touchant machinalement la pierre qu’il portait autour du cou.
Alors seulement Julien la remarqua.

-
C’est
quoi, ça ?

-
Tu
en as une, toi aussi.

-
J’ai
une pierre bleue, moi aussi ?, dit-il avec un rire nerveux.

-
C’est
trop dur à expliquer. Mais si je te montre, les informations s’inscriront
magiquement dan ton esprit.

-
Papa !
on n’est pas dans tes livres fantastiques délirants !

-
Malheureusement,
on s’y croirait.

Julien n’eut pas le temps de s’exprimer.
Son père le pris par le bras et plongea dans le mur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

O’dyrna

 

Surpris,
Julien se prépara au choc. Il n’y en eu pas. Il eut l’impression d’être entré
dans le dessin. Mais en quatre dimensions. Il regarda autour de lui. Il voyait
les maisons, les collines, et mêmes certains habitants, qui semblaient petits
de la hauteur où ils étaient. Mais ce qui impressionna Julien,  c’était qu’ils se déplaçaient…en volant. Et il
ne sentait pas l’air sur son visage, ce qui n’était pas normal. Il regarda son
père qui le tenait par la main et souriait. Il se concentra à nouveau sur les
habitants qu’il voyait mieux à présent qu’ils s’étaient approchés. En fait, ils
semblaient malheureux. Ils formaient des petits groupes, ici et là, discutait
tout bas, et, lorsqu’il vit ce qui lui sembla être des soldats en armure noire
s’approcher, il regarda avec stupéfaction les habitants s’écarter de leurs
chemins, dissoudre leur groupe et rentrer dans leur maison au pas de course. Il
voulut questionner son père, mais en tournant la tête, il comprit. Les
informations  commencèrent à s’inscrire
dans sa mémoire. Lorsque des habitants vivant tranquillement avaient été
victime des abus de pouvoir, nombre d’entre eux avaient tenté de partir pour la
Terre. Mais, s’en rendant compte et craignant une révolution, Torbert O’zaten
avait condamné les murs de transfert qu’il connaissait. Il condamna des
centaines, mais beaucoup de personnes avaient réussi à s’échapper. Dont les
grands parents de Julien. Les habitants commençaient à organiser une révolution
aux dires de son père. Julien regarda son père et pensa très fort
« papa ? ». Son père le regarda et Julien entendit dans sa tête
« Oui, Julien ? ». « On communique par la
pensée ? » « C’est possible grâce à la pierre ». En voyant
son fils froncer les sourcils, il dirigea magiquement son regard vers son
torse. Et julien vit qu’il portait la même pierre bleue que son père, mais elle
légèrement différente, et il n’aurait su dire en quoi…D’un coup, basculant à la
verticale, la tête en bas, ils foncèrent dans un mur oublié, sale. Ils
rentrèrent à l’intérieur, mais Julien voyait derrière. Son père sortit du mur
en marchant en tirant le garçon par la main pour qu’il l’imite. En sortant du
mur,  Julien reconnu l’impasse qu’il
avait survolée. En marchant vers son père, il trébucha et tomba au sol. Il
retint un cri en se tenant le genou. « Julien, ça va ? », lui demanda
son père par télépathie. « Non je crois que me suis fait une entorse». Et,
sous les yeux de son père un peu paniqué, il posa ses mains sur son
articulation douloureuse, et se dis « aïe, il faudrait que mon genou se
soigne, et la découverte serait parfaite ». Et une lueur bleue et argentée
émana de ses mains. La douleur reflua lentement. Julien leva le regard vers son
père.

-
J’ai
des pouvoirs magiques ?, dit-il d’un ton sarcastique.

Tom hocha gravement la tête.

-
Ça
fait cliché tu ne trouves pas ? lança Julien.

-
Peu
de personnes, même sur O’dyrna, on des pouvoirs magiques. Tu peux t’estimer
chanceux.

-
D’accord.
Et c’est à cause de mes pouvoirs que mon bras à dégagé une onde de choc quand
je me suis battu et que je sais me battre sans jamais l’avoir fait avant ?

-
Oui.
Un grand nombre des habitants d’O’dyrna on des prédispositions intellectuelle
et sportives. Mais un petit nombre possède des pouvoirs magiques.

-
D’accord.

Une
sirène interrompit leur discussion. Une alerte de magie non répertoriée. Julien
reconnu l’alerte grâce aux informations inscrites dans sa mémoire. Torbert
contrôlait la magie, et lorsqu’il détectait de la magie non répertoriée, les
gardes coinçaient le magicien. Et l’enfermaient, lui faisaient subir des tests
pour entrer dans l’armée de Torbert O’zaten, et toutes sortes de chose
horribles….Julien regarda son père et retourna vers le mur avec lui. Au moment
où il voulu entrer dedans, il vit un garde arriver dans l’impasse, mais son
père l’attira avec lui dans le mur. Il survola le pays, puis la ville  inconnue puis revint dans la première impasse
sale. Il traversa le mur de transfert. Son père toucha la pierre bleue qu’il
portait et dit :

-
Imperissus
visibolis.

Le mur se couvrit d’une poussière encore
plus épaisse que celle que Tom avait enlevée. Julien remarqua qu’il avait gardé
la pierre. Remarquant qu’elle brillait d’un éclat enchanteur, il la cacha sous
son tricot afin de ne pas pousser certains voleurs à la lui dérober.

-
Papa
tu fais de la magie ?

-
Non,
ce sont des formules magiques que tu peux utiliser si tu as une pierre comme
celle-ci. Mais la magie n’émane pas de moi.

-
Mais,
tout le monde peut utiliser  la magie, il suffit de se procurer une pierre !

-
Nous
y avons pensé, mais pas tout le monde ne peut se servir de ces pierres. Par
exemple, les pierres ne réagissent presque pas avec ta mère.

-
Elle
aussi elle vient d’O’dyrna ?

-
Oui.
Ah, et il y a une autre information qui n’a pas été stockée dans ta mémoires :
ton vrai nom, sur O’dyrna, est Julien O’Jyrdan.

-
Julien
O’ Jyrdan…On s’est souvent moqué de mon nom, mais dit comme ça, je le trouve
vraiment classe…

-
Julien,
la formule magique que j’ai employée à masqué le mur de transfert aux gardes,
mais il y en a un qui nous a vu enter dedans, alors… je ne sais pas ce qui va
se passer.

-
Et
qu’est ce qu’on va faire ? Je veux dire, par rapport à la
révolution ?

-
On
va y participer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De
retour chez lui, Julien s’affala sur son canapé. Son père alla se servir un
verre d’eau dans la cuisine attenante au salon.

-
Pas
trop secoué ?

Julien fixa son père à travers
l’encadrement de la porte ouverte avant de répondre :

-
A
ton avis ? Je viens de découvrir que j’ai des pouvoirs magiques, des
facultés surnaturelles, et qu’il existe un monde parallèle. Tu crois que je me
sens comment ?

Tom haussa les épaules en attrapant la
bouteille d’avant de répondre :

-
Un
peu secoué.

-
Beaucoup.
Et d’ailleurs, tu peux me dire comment on va participer à cette
révolution ?

-
C’est-à-dire ?

-
Ben
quoi, elle est pourtant claire ma question ! Qu’est ce qu’on va faire qui
va aider O’dyrna ?

-
Eh
bien…, commença son père, pour commencer on va aider les plus démunis à se
nourrir et à subsister le temps que nos défenses soient correctement mises en
place, et que notre plan d’attaque se rapproche le plus possible de la
perfection. Dans un second temps, nous veilleront à sont bon déroulement.

-
Rien
que ça ?

Tom laissa son fils réfléchir à la
situation présente. Il se retourna pour ajouter quelque chose.

-
J’oubliais !
tu vas devoir développer tes pouvoirs et apprendre à t’en servir correctement.

Bien
qu’étonné, Julien fut intéressé. Il se demanda comment est ce qu’il apprendrait
à les développer.

Quelle
ne fut pas la surprise de Béatrice, sa mère, lorsqu’elle entra dans
l’appartement  et vit son fils en train
de gesticuler autour d’un objet en suspension dans l’air.

-
Julien ?
Mais qu’est ce que tu fais ?

A peine eut elle posé la question qu’elle
connaissait la réponse. Son père lui avait montré.

-
Excuse
moi c’est une question stupide. A l’évidence, ton père t’a montré O’dyrna, t’a
expliqué pourquoi il cherchait sans cesse des mangas, et…

Julien ne l’écoutait plus. Il avait oublié,
mais son père ne lui avait pas expliqué pourquoi il cherchait sans cesse des mangas.
Sa mère  était si bouleversée de reparler
de ce monde étrange après avoir tenté de l’oublier pendant une si longue
période qu’elle continuait son monologue presque sans s’en rendre compte.

-
Et
il t’a dit pour la Révolution, ton entraînement, l’Empereur…

-
Papa !,
s’exclama Julien en se dirigeant vers la cuisine ou son père mangeait
tranquillement un sandwich.

-
Oui
Julien ?

-
Pourquoi
cherchait tu sans cesse des mangas ?, demanda –t- il sans détours.

En entendant la question, son père posa son
sandwich pour expliquer :

-
Certaines
personnes écrivent des histoires tels que les mangas pour décrire une réalité.
Certaine histoires son des critiques, par exemple pour dénoncer une dictature,
mais je cherchais des mangas que je n’avais pas lu pour voir si ils donnaient
des informations sur O’dyrna.

-
Je
ne risquais pas de trouver tout seul !

-
Ça,
c’est sûr ! Mais dis –moi : que fais ta mère.

Julien jeta un œil en direction du salon où
sa mère parlait toujours.

-
Euh…
J’ai testé mes pouvoirs en soulevant un livre, elle est arrivée et elle a
commencé son monologue.

-
Je
crois qu’elle ne s’attendait pas à
parler d’O’dyrna de sitôt. Finalement, elle est un peu plus
« secouée » que toi.

Julien
laissa échapper un rire.

Son père but un verre d’eau et lança
violement le reste d’eau de son vers Julien. Celui-ci ne s’y attendant pas, il
réagit brusquement en repoussant sans le vouloir l’eau vers son père qui fut
très vite trempé.

-       Bravo, beau
réflexes !

-       Tu m’a fais
peur !

-       C’était un test
intéressant. ..

-       Tu m’a fait
peur !

Tom sourit. Ta magie a l’air instinctive.
C’est bien.

-       Oui, mais en
attendant tu et tout mouillé…

-       Ce n’est rien.

Julien voulut une revanche. Son père se
retrouva rapidement dans une minuscule tornade qui s’empara de lui et le sécha.

-       Julien ! Tu
m’a fais p…, il s’interrompit en se rendant compte de ce qu’il disait.

-       Mais c’était un
test intéressant !

-       Tu a raison.

-       J’ai toujours
raison !, dit-il en riant.

 

Une nouvelle histoire : les Samouraïs de Tarnel

Voici une nouvelle histoire, les Samouraïs de Tarnel. J’espère qu’elle vous plaira, en attendant, bonne lecture et n’hésitez pas à laisser des commentaires!

 

Les Samouraïs de
Tarnel

L’arme ultime

 

Tyan posa une caisse de fruit dans
son bateau. Le bateau des Samouraïs. Les Samouraïs étaient un
« équipage » composé de jeunes gens, n’ayant pas plus de dix-sept
ans. Ils protègent Tarnel, leur continent, contre les San, des personnes
s’étant évadées de prison, naviguant sur un bateau toute l’année, comme les
Samouraïs. Ils emprisonnent des enfants, comportent un mage noir et son
apprenti sur leur bateau, et refusent obstinément d’intégrer des femmes à leur
équipage, contrairement aux Samouraïs.

A Tarnel, les Vans protègent les
côtes, et pratiquent les arts martiaux à la perfection. Ils se saluent en
joignant leurs deux poings au niveau de leur poitrine et en s’inclinant
légèrement. Les Ryzans, pratiquent un peu de magie et travaillent leur esprit.
Ils méditent pendant des journées entières sans interruption tout en ayant
conscience de ce qui se passe autour d’eux. Ils se saluent en joignant leurs
deux mains verticalement. Les Samouraïs, eux, parcourent la mer toute l’année,
pratiquent la magie, et maîtrisent les arts martiaux. Ils se saluent en plaçant
leur main gauche verticalement contre leur poing droit.

Depuis quelque temps, tout le monde
sait qu’il se passe quelque chose à Tarnel. Il pleut plusieurs fois par mois,
alors qu’auparavant il ne pleuvait que très peu de fois dans l’année. Les
récoltes sont mauvaises, les Sans évadés sont de plus en plus nombreux, et les
gens ressentent un peur froide lorsqu’une ombre passe  rapidement près d’eux. Ils savaient, grâce à
une prophétie, que l’ombre maléfique appuyée par les San, ne pouvait être
vaincue que par une seule arme : un couteau Samouraï constitué de rayon
lunaire argentés : l’arme ultime Une personne était destinée à le recevoir
au moment où il devrait combattre l’ombre.

Tyan regarda les différentes caisses
de fruits qu’il avait posées : des caisse de palurne, des fruit mauve de
la taille d’une pomme, et des baies, de toutes les couleurs, rondes, d’environ
deux centimètres de diamètre. Il y aussi du jus de baies, et du jus carêpres,
des fruits qui lorsqu’on les presse se vident de leur jus, et il ne reste
ensuite que des peaux, donc personnes ne le mange, préférant le boire.

Tyan était un Samouraï depuis trois
ans déjà. Il avait été apprenti auprès d’Evar, un samouraï âgé de deux ans de
plus que lui. Il n’avait jamais eu d’apprenti, mais il était presque sûr
d’avoir un jour à enseigner son art. Avoir un apprenti à  quatorze ans était parfait, pensait il,
puisque la formation des apprentis durait environ cinq mois. Les vivres étaient
chargés dans le bateau. Il se rendit sur le pont, sur lequel ne traînaient pas
de cordages, afin de ne pas incommoder ceux qui s’entraînaient. Il compta les
Samouraïs qui l’avaient retrouvé sur le pont. Il ne manquait personne. Ils
prirent le large en saluant les habitants de la côte de la main. Finalement,
Evar, lâcha :

-
Bon,
qui fait un combat amical avec moi ?

Tyan
s’approcha.

Les Samouraïs anticipaient
rapidement les mouvements de leur adversaire, grâce à leurs sens surdéveloppés et
un peu de leur magie qui leur faisait comprendre et sentir les plus infimes
mouvements. Evar ayant choisi un combat de bâton, ils en prirent un chacun. Les
bâtons étaient en bois, long d’un mètre cinquante environ. Ils étaient
parfaitement taillés. Ils commencèrent par se saluer, la main contre le poing,
puis prirent les bâtons qu’ils avaient posés au sol. Ils tournèrent en rond, et
Tyan attaqua. Il fit tournoyer son bâton en visant l’épaule de son adversaire.
Le coup était parfait, mais Tyan savait qu’Evar allait le parer. C’est ce que
fit ce dernier. Tyan laissa glisser son arme sur le bois de l’adversaire, ce
qui lui donna l’élan nécessaire pour le deuxième bout du bâton aille frapper
l’autre épaule. Son coup réussi parfaitement. Il ne frappa pas son ami, mais se
contenta de le toucher. Donc Evar avait perdu la première manche. Ils en firent
trois, que Tyan remporta. Il regarda la mer, et aperçu un bateau avec des voiles
et un drapeau bleu. Les Sans ! Il cria :

-
Les
Sans sont en vue !

Tous
les Samouraïs se tournèrent vers Tyan, qui pointait l’horizon du doigt.
Effectivement, les Sans approchaient. Mais après quelques minutes de réflexion,
ils se rendirent compte qu’ils ne se dirigeaient pas vers eux. Nyarmine, une
Samouraï, s’écria :

-
Mais
il faut les arrêter !

Evar se tourna vers elle.

-
Nous
ne pouvons pas. Ils sont trop loin, et viennent de se rendre invisible et indétectables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Altin se leva. Réveilla ses amis. Ou
plutôt, des collègues de « travail » devenus des amis. Ils avaient
été capturés par des Sans. Dans l’immense cale de leur bateau, chacun se
réveilla en baîllant. Altin, qui avait presque dix ans, à peu près comme ses
amis, leur dit :

-
J’ai
bien réfléchi. Nous ne sommes pas très loin des Samouraïs.

-
Pas
très loin ?, s’étonna Yar, à côté de lui.

-
Les
San repartent en sens inverse pour tromper les Samouraïs. C’est pour ça qu’ils
se rendent invisible, mais ils vont repasser devant leur bateau. En fait ils
comptent même se rendre visibles afin de les provoquer et de les combattre. Ils
comptent donc profiter de l’effet de surprise. Mais ça ne marchera pas si les
Samouraïs sont prévenus.

-
Par
qui ?

-
Par
moi.

Une fois
la surprise passée, Lania s’enquit :

-
Comment ?

Altin
sourit.

-
Vous
allez m’aider. Nous allons nous révolter. Grâce à ma magie, nous allons
neutraliser le mage et nous protéger contre les coups puis, je plongerai
silencieusement dans l’eau pour rejoindre le bateau des Samouraïs en me
propulsant par énergie magique.

Aucun des ses camarades n’osait
émettre le moindre commentaire ou jugement. Tous étaient terrifiés. Finalement,
Yar lâcha :

-
D’accord.
De toute façon, on ne va pas rester là indéfiniment.

-
C’est
d’accord pour moi aussi, dit Kerna.

Finalement,
tout le monde fut d’accord. Lendemain soir, ils étaient équipés de barre en
métal pour agir au matin.

 

L’aube
se levait. Tous somnolaient, et Altin les appela. Ils montèrent sur le pont du
bateau, où des Sans paressaient. Les enfants les assommèrent, ce qui fut assez
simple puisqu’ils n’avaient que trois adversaires contre onze. Alertés par des
bruits suspects, le reste de l’équipage San arriva. Renforcés par la magie, les
jeunes révoltés se battirent vaillamment. Puis dans la mêlée, ils reculèrent
vers le bastingage. Ils étaient bloqués. Yar parvint à avertir Altin :

-
Va
prévenir les Samouraïs, nous ne tiendrons pas !

Altin
commença par refuser. Puis, lorsqu’il fut évident qu’ils allaient perdre, il
plongea discrètement, rendant son entrée dans l’eau silencieuse grâce à la magie.
Il se propulsa, toujours magiquement, sous l’eau et se trouva à portée du
bateau Samouraï. Juste à côté.

-
Ho
hé !, hurla-t-il, au secours !

Il
vit la tête d’une jeune fille se pencher, et la Samouraï lui envoya une corde,
que le garçon s’empressa d’attraper. Finalement, il parvint à se hisser sur le
pont du navire magique.

On
l’aida à se relever, on lui proposa de se sécher, et il déclina l’offre. Devant
la mine surprise des Samouraïs, il s’expliqua.

-
Je
me suis enfui d’un bateau San, et ils vont attaquer ! bientôt, dans la
journée. Vous devez aider mes amis qui ont du perdre leur bagarre et qui se font
massacrer !

Les
jeunes gens autour de lui acquiescèrent. Soudain, un jet bleu jaillit d’un
bateau. C’était le bateau San qui s’était caché. Le jet de couleur signifiait
qu’il allait attaquer. Et que tout adversaire digne de ce nom devait répondre.
C’est pourquoi Tyan tendit les mains, pour envoyer son signal. En vain. Les
Sans avaient posé un sort puissant qui les empêchaient d’utiliser correctement
leur magie. Mais Altain s’avança. Posa ses mains sous celles de Tyan et un feu
orange nourri jaillit, bien plus haut que celui des Sans. Tyan gémit. Et recula
en regardant Altain.

-
Ta
magie… elle est surpuissante !

Il se
demanda à quel point. Il devrait faire des tests, mais pour l’instant, il
allait s’occuper des Sans avec l’équipage.

-
Comment
t’appelles-tu ?, lui demanda –t –il simplement.

-
Altin.

-
Eh
bien Altin, suis-moi.

Altin obéis. Il suivit le Samouraï
dans une sorte de cale, très vaste. Il y avait une armoire dont la porte
baillait, laissant entrevoir des bouteilles en verre contenant différentes
substances colorées. Tyan sortit deux bouteilles contenant un liquide vert et
du tissu.

-
Altin,
sais tu  te servir de ça ?

L’intéressé
hocha la tête.

-
Bien,
continua le Samouraï. Deux de nos Samouraïs vont aller chercher tes amis. Ils
vont les ramener et les faires glisser par des tunnels magiques. En d’autres
termes ils vont soudainement apparaître, car les tunnels magiques ne sont pas
détectables à la vue. Quand ils arriveront, je voudrais que tu soignes leurs
blessures avec ce produit.

-
J’ai
compris. Vous pouvez aller vous occuper de votre équipage.

Sur
ce, Tyan retourna sur le pont. Puisque c’était un bateau magique, on avait pu
ne pas mettre de mat au milieu du pont, ce que Tyan appréciait
particulièrement : il aimait courir sur la longueur du bateau.

Les
Sans se rendirent visibles. Tyan posa la main sur le couteau Samouraï qu’il
portait à sa ceinture de cuir marron, signe qu’il était un Samouraï accompli.
Les apprentis portaient une ceinture orange tressée. Il vérifia que tout
l’équipage était présent, puis se concentra de nouveau sur les Sans. Il fit
fonctionner ses sens surdéveloppés. Et sentit de la magie noire. Il y a avait
un sorcier parmi eux. Le combat serait rude.

Depuis
la grande cale, Altin sentit la magie noire. Il se mit à marcher de long en
large, nerveux. Il décida d’aider les Samouraïs. Il s’assit en tailleur, et
tout en restant conscient de ce qui l’entourait son esprit voyagea vers le
pont. Comme un fantôme, il vit tout sans pouvoir agir physiquement. Alors il
décida d’agir magiquement.

Son
esprit glissa vers le bateau San. Il repéra magiquement le mage noir. Se
concentra sur sa magie. Lentement, comme un serpent silencieux, sa magie se resserra
autour de celle du mage, qui se débattit. Il pouvait bouger, mais ne pouvait
plus faire de magie noire. Il s’agita, furieux et inquiet à la fois. Altin
décida de le laisser se fatiguer, et de revenir s’en occuper plus tard. Des Sans
avaient plongé dans l’eau et grimpaient sur le bateau Samouraï. Ces derniers
virent arriver six Sans. Qui ne profitèrent pas de l’effet de surprise et se
firent violement attaquer. Six Samouraïs leur bondirent dessus alors qu’ils
n’avaient même pas sortit

leur couteau de leur fourreau. Les
Samouraïs les frappaient déjà. Altin vit Tyan frapper un adversaire sous le
menton pour le déséquilibrer. Alors qu’il titubait, le Samouraï lui attrapa la
jambe et le fit basculer sur le dos. Mais le San fut rapide et parvint à se
relever. Il dégaina son couteau et tenta de frapper Tyan à la poitrine. Le
Samouraï le laissa approcher. Lorsque la lame ne fut plus qu’à un centimètre de
son torse il se baissa vers l’arrière en se tournant pour être de profil par
rapport à son adversaire et l’agrippa par la taille. Le San bascula par-dessus
son épaule et Tyan lui subtilisa son couteau. Il retourna l’ennemi et lui
joignit les mains dans le dos. Altin le vit placer sa main droite au dessus de
celles du San. Quelques secondes plus tard, l’ennemi avait les mains maintenues
ensemble par une sorte de colle blanche qui sortait des mains de Tyan. Mais ce
n’était pas de la colle : c’était de la magie. Abasourdi, Altin vit Tyan
appuyer le San contre le sol, et le faire disparaître. Altin devina qu’il avait
emprunté un tunnel magique. Le bateau San redevint soudainement visible à
quelques mètres devant celui des Samouraïs. Et le combat s’engagea.

 

Les
Sans possédant l’avantage du nombre, Altin décida de faire jouer l’avantage que
possédaient les Samouraïs : la magie. Surtout que la sienne était
surpuissante. Il ne s’en était jamais rendu compte car sur les bateaux Sans, de
la magie noire empêchait la pratique de magie neutre, non maléfique. Mais Altin
étant surpuissant, sa magie n’en avait été qu’entravée. Et à présent, sa magie
fonctionnait pleinement et il s’en servit contre les Sans. Il vit Tyan aux
prises avec trois Samouraïs. Déjà pris de respect pour ce garçon, il lança de
la magie contre le San qui se retrouva ligoté par de la magie, à quatre mètres
au dessus du bateau. Tyan ne se posa pas de questions et  continua d’attaquer les autres Sans. Bientôt
la moitié d’entre eux subit le même sort. Altin sentit que le mage noir
s’était évanoui à force de lutter contre sa magie neutre, et il sentit aussi
ses camarades arriver par des tunnels magiques. Il s’empressa donc de «
revenir » dans son corps. Ses amis étaient blessés, et frissonnants car
les Samouraïs les avaient fait nager dans une mer plus froide que d’ordinaire
pour les ramener. Mais malgré cela, ils étaient souriants. De s’être échappés
de cette affreuse cale du bateau San. Altin les soigna et rigola avec eux tant
il était soulagé que les San ne leurs aient pas infligé de blessures
irréversibles. Les Samouraïs ne tardèrent pas à arriver. Ils s’assurèrent que les
enfants allaient bien, leur offrirent à manger et à boire, puis, un groupe de
Samouraï écarta Altin pour lui parler.
Tyan prit la parole le premier.

-
Je
dois te demander plusieurs choses quant à ta magie. Elle est surpuissante, et
tu t’en es servi à distance, et très précisément….

-
Pourquoi
me dites-vous cela ?, demanda Altin, surpris. Vous ne savez pas le
faire ?

-
Nous
sommes un peu plus limités, et nous avons dû nous entraîner des années pour
faire ce que tu fais.

-
Et
pourquoi me le dire ? Je n’y connais rien.

-
Nous
voulions seulement savoir si tes parents t’avaient initié à la magie.

-
Mes
parents… Je m’en souviens à peine… Mon seul souvenir, c’est notre maison en
bois qui commence à s’écrouler, mon père qui a la jambe coincée sous une
poutre, et sa voix qui me crie de m’enfuir. Ma mère a réussi à sortir, elle a
voulu secourir mon père, puis, elle a vu quelque chose, et m’a dit de m’enfuir,
de me cacher et de me débrouiller pour subsiter le temps qu’on trouve une
solution…

-
Et
ensuite ?, demanda Tyan

-
C’est
ce que j’ai fait, mais les Sans m’ont rattrapé.
Ils m’ont mis dans leur cale avec mes amis. J’avais cinq ans, et les
autres devaient avoir le même âge. Pendant tout ce temps, on a dû s’occuper des
Sans, nettoyer le bateau, manger la nourriture dont ils ne voulaient pas… Il y
en a eu qui sont morts, avant que je parvienne à agrandir la nourriture, et à
soigner les malades par magie. C’est là que je l’ai développée,  mais elle était moins puissante
qu’aujourd’hui…

-
Le
mage noir bloquait toute magie neutre à bord de son bateau. Mais la tienne est
si puissante qu’elle en était seulement limitée.

Altin comprit qu’il était le seul à
posséder ce type de magie.

-
Altin,
nous avons quelque chose à te proposer.

Altin cessa de réfléchir. Tyan
continua.

-
Altin,
veut tu devenir un Samouraï ?

Le garçon fut surpris. Sa réponse fut
pourtant rapide.

-
Oui.
Je souhaite devenir un Samouraï.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Sans furent emprisonnés dans la
cale, toujours avec de la magie neutre sur le corps, pour détruire la magie
noire qui était en eux. Et cela les rendait malade. Ils étaient éreintés, ne
faisaient presque que dormir, et avaient mal à de nombreux endroits. Pendant
que la magie neutre agissait, sur le pont, Altin discutait avec ses amis. Il
leur avait raconté sa dernière discussion avec les Samouraïs. Ils étaient tous
fiers de lui. De l’autre côté du pont, tous les Samouraïs discutaient. Ils
étaient tous d’accord pour qu’Altin devienne un apprenti Samouraï. Ils
débattaient pour savoir à qui ils allaient attribuer le rôle de mentor. Pour
cela, ils décidèrent de laisser discuter ceux qui avaient déjà été mentor.
Tyan, Nyarmine, et d’autres Samouraïs partirent du cercle de débats. Afin de
tuer le temps, ils entraînèrent les anciens captifs. Ils firent la bagarre, en
parant leurs coups mais sans leur en donner. Les Samouraïs préféraient les
corriger dans leurs positions, ou leurs donner des astuces pour déstabiliser
l’adversaire. Yar bondit sur un Samouraï portant le nom d’Ati, ce dernier se
décala pour éviter le coup. Yar profita de son élan pour tourner et décocher un
coup de pied à Ati, qui, distrait par un cri de rage de Lania, ne put l’éviter.
Il reçu le coup dans le ventre. Yar en profita encore une fois pour se laisser
tomber sur lui et le clouer au sol. Ati parvint à se relever, mais cela ne
suffit pas à gommer la fierté du visage de Yar. Il était le premier à  avoir touché un Samouraï en
entraînement ! Ati rigola légèrement en félicitant son adversaire Les
Samouraïs les plus âgés se relevèrent pour annoncer leur décision. Tous se
regroupèrent.

-
Voilà
notre décision, annonça une jeune fille répondant au nom Nalia. Nous avons
décidé d’accepter Altin en tant qu’apprenti. Son mentor sera Tyan.

Tyan regarda son futur élève avec
fierté. Il avait toujours rêvé d’être un jour mentor. Il s’avança vers le
cercle de débats et s’inclina légèrement.

-
Je
me ferai tout mon possible pour permettre à Altin de devenir un Samouraï digne
de ce nom et d’être le meilleur mentor possible.

Il exécuta le salut des Samouraïs.

-
Ce
soir il y aura une cérémonie ou Altin deviendra officiellement un Apprenti
Samouraï ! Et Tyan un mentor ! Le Témoin sera Evar puisque c’était le
mentor respectif de Tyan.

 

Yar s’approcha d’Altin.

-
Alors,
c’est officiel ? Tu va devenir Samouraï pour de bon ?

-
Apparemment.
Mais je veux garder le contact avec vous, que ce soit bien clair.

-
Pas
de soucis, répondit Yar en riant. Nous aussi on a eu une idée. On voudrait
faire partie des gardiens de la côte. Tu sais, ceux qui surveillent les côtes,
avec les uniformes verts…

-
Je
vois très bien de quoi tu veux parler.

-
Tu
en penses quoi ?

-
C’est
une très bonne idée, en effet.

Un sourire éclaira le visage de Yar.

-
C’est
vrai ?

-
Pourquoi
mentirais-je ?

Yar ria de
bonheur. Tous les anciens captifs se tournèrent vers Altin.

-
Altin,
on voulait te remercier.

Altin ne comprenait pas.

-
Pourquoi ?

-
Pour
ça !, répondit Lania. Pour nous avoir donné le courage et la possibilité
de nous enfuir.

Altin sourit.

-
Au,
fait, dit-il, Yar m’a dit que vous voulez devenir gardiens de la côte. C’est
une excellente idée !

-
Tu
trouves vraiment ?, demanda Kerna.

-
Pourquoi
personne tout le monde me demande ça !, plaisanta Altin.

-
En
tout cas, on te souhaite de devenir un bon Apprenti et un bon Samouraï.

 

 

La suite d’Eléa Ardwin, encore et toujours…bientôt de nouvelles histoires!

 

Eléa et Mathias
s’avancèrent devant l’imposante porte en bois. Ils attendirent patiemment
qu’Enz leur ouvre la porte. Lorsque celle-ci s’ouvrit en un léger grincement,
Enz les invita à entrer. La pièce comportait une table recouverte d’une carte
géante et d’une table ordinaire. Enz s’avança vers la carte gigantesque. Les
adolescents le suivirent, et regardèrent la carte qui bougeait. Eléa, ayant
déjà vu et étudié avec ses parents des cartes d’Ewen, repéra le lieu où avait
eu lieu sa première bataille. En se concentrant dessus, ce fut comme si elle
était sur le lieu, et son esprit se déplaçait à sa guise dans la carte. Elle
repéra ainsi plusieurs petites batilles menées par des armées du Mal, mais
celles-ci étaient en très mauvaises postures. Eléa se rassura un peu quant au
sort de l’Atrago. Elle repéra sur la carte une minuscule île, au large d’Ewen.
La seule et unique île d’ailleurs. Enz leur racontait la Guerre du Grand Chaos,
et leur expliquait que si les armées du Mal mettaient la main sur le dragon,
elles créeraient probablement une dictature entraînant le Chaos Noir. Il était
en train de leur expliquer en montrant des lieux sur la carte comment les
attaques du Mal avaient eu lieu, où, comment, le nombre de soldats, de magicien
confirmé, etc.

-
C’est quoi cette
île ?, demanda brusquement Eléa.

Enz tourna
vivement la tête vers la jeune fille, visiblement surpris qu’elle de sujet si
vite alors qu’il pensait laisser réfléchir les jeunes gens quelques minutes.

-
Eh bien, c’est
l’île où le Mal a établi son quartier général. C’est leur base en quelques
sorte, c’est là que sont prises les décisions, c’est aussi la que Stein se
trouve la plupart du temps, c’est là qu’il donne les ordres, et c’est aussi la
qu’il s’imprègne de magie noire avec ses partisans.

-
Et quel sort a –t-
il utilisé pour nous empêcher de nous y rendre ?, lança Eléa.

En voyant les
regards surpris, elle dit :

-
Je me doute bien
qu’on ne peut pas y aller, sinon vous l’auriez déjà fait et auriez déjà étouffé
les attaques du Mal. Je me trompe ?

-
Euh, non…, lâcha
Enz. En fait, il y a un sort qui fait en sorte que l’on soit obligé de faire un
transfert d’endroit pour s’y rendre. Et on ne peut le faire que sur un
emplacement particulier de l’île, et celui-ci est très bien surveillé par des
gardes qui demandent le nom, le salut, le code et le numéro de chaque partisan
du Mal qui rentre.

-
Comment ça
« le salut, le code et le numéro » ?, demanda Mathias en
devançant Eléa.

-
Le Mal a un salut
spécifique connu seulement des partisans, un code qu’il faut dire en entrant et
qui est personnel, et un numéro qui est lui aussi personnel. Et le code et le
numéro sont tatoués à l’encre invisible sur la main de chaque partisan, et la
magie noire les révèle. Ainsi, les gardes peuvent vérifier que ceux qui entrent
sont bien des partisans.

-
Et, forcément, vous
ne savez pas comment reproduire les tatouages et à quoi réfèrent les codes pour
en inventer et pouvoir infiltrer le Mal, laissa tomber Eléa, perspicace.

-
Exact. Je vois que
vous comprenez vite, Mederstra.

-
Quoi ?,
s’écria Eléa.

Enz sourit.

-
Mederstra est le
mot qui en langage elfique signifie « mademoiselle ». Beaucoup de
mots sont du langage elfique sont utilisés de nos jours.

Eléa avait
senti qu’Enz souhaitai seulement la piéger.

-
Excuse-moi de mon
ignorance, Enz.

En sortant de
la pièce avec Mathias et le roi, elle jeta un coup d’œil à la carte.

-
C’est assez cool,
cette carte, mec, dit-elle. Bon boulot.

Enz lui lança
un regard plein de perplexité. Avant de comprendre que la jeune fille avait
fait exprès.

-
Oh ! pardon,
c’est vrai, dit Eléa, un léger sourire sur les lèvres. Vous ne savez surement
pas ce que ça veut dire. Cool, ça veut dire sympa et mec,  c’est une manière d’appeler quelqu’un.

-
Je l’ignorais, dit
Enz, mais je vous serai gré de m’expliquer le terme « sympa »…

-
Cela veut agréable,
bien, enfin…., dit Mathias avant qu’Eléa n’envenime la situation.

Enz hocha la
tête.

 

Mathias
emprunta la cascade avec son amie. Ils arrivèrent sur le sol et en un coup de
vent furent au sec et au chaud.

-
Tu es folle, laissa
tomber Mathias.

-
Quoi ? Mais je
rêve ! Il était en train de nous insulter, de se moquer de nous ! je
me suis juste défendue !

-
Mais ça ne se fait
pas ! C’est…c’est le roi d’Ewen !

-
Je croyais qu’on
était ses égaux !

-
Oui ! Mais
cela n’empêche qu’on lui doit du respect, Eléa.

-
Et lui aussi il
nous doit du respect. De toute façon, je n’ai pas à me justifier.

Mathias allait
lui dire quelque chose mais elle Emeraude se trouvait non loin au-dessus de
leur tête. Elle s’envola vers le ciel et le rejoignit pour voler avec lui sans
avoir à supporter Mathias. Elle voulait seulement dormir, trop fatiguée pour
penser à autre chose pour le moment. De son côté, Mathias avait compris son
amie, mais il était aussi fatigué, il fit donc un transfert de monde jusque
chez lui pour s’endormir sur canapé.

 

 

 

 

Eléa sentit la
conscience de Mathias près de la sienne. Il cherchait un contact télépathique
sans insister, comme si ce n’était qu’une simple proposition. Eléa
« accepta » Mathias dans sa conscience pour pouvoir parler.

« Ça va ? »

« Très bien Mathias ! Et toi ? »

« Ça va, mais j’ai des courbatures du combat d’hier.
Pas toi ? »

« Je n’en ai presque pas ». Eléa sortit de son
lit en grimaçant. Elle avait mal partout en fait.

« Eléa ! »

« Quoi ? »

« Tu a laissé passer cette pensée ! »

Zut ! pensa la jeune fille. Elle prit garde de
masquer cette pensée.

« En fait tu a mal partout et tu voulais faire la
fière ! »

« Désolée Mathias mais il faut que je te laisse,
j’ai des trucs à faire. »

« Et quoi ? En pleines grandes
vacances ? »

Mathias avait compris.

« Des trucs personnels. A tout à l’heure, on se
verra pour un entraînement. Voire une bataille. »

Elle empêcha Mathias de répondre en rompant le contact.
Elle sentit sa conscience chercher un nouveau contact avec la sienne mais la
repoussa. Elle ne voulait pas parler pour le moment. Et la elle avait mal
partout après l’entraînement de la veille. Elle alla dans la cuisine où elle
trouva ses parents.

-
Salut ma
chérie ! lança joyeusement Marie. Comment ça va ?

-
Ça va…Enfin à part
quelques courbatures…et quelques douleurs….

Son père
sourit :

-
J’ai bien vu  comment tu as marché. Tu a mal partout !

Sa fille
soupira.

-
Bon, d’accord, et
je peux avoir une potion de Tadgidi ?

Sa mère ouvrit
un placard, ainsi qu’une petite trappe secrète au fond pour en sortir une fiole
au liquide vert pomme. Elle prit un verre qu’elle remplit au deux tiers avec du
Tadgibi et rajouta un peu d’eau.

-
Pourquoi de
l’eau ?, demanda la fille. Tu n’en as pas rajouté pour Papa la dernière
fois !

-
Par rapport à ta
taille et ton âge, il est préférable de rajouter de l’eau.

Eléa hocha la
tête et bu la potion au goût acide d’un trait. Elle toussa.

-
Merci Maman !

Elle mangea un
biscuit et reparti de la cuisine sans courbatures ni douleurs.

 

 

 

Mathias entrait
en contact avec elle. Sans vraiment le demander, presque en l’imposant. Eléa
accepta le contact en se disant que si ce n’était pas urgent, Mathias allait se
faire gronder.

« Eléa ! On a besoin de nous ! Un grande
attaque sur la côte Nord d’Ewen, pas loin du feu brûlant, à Jykelro. Je
m’équipe et je viens te chercher. »

La jeune fille
enfila sa cotte de maille, passa son épée à sa ceinture, ainsi qu’une dague, un
couteau, une fiole contenant une potion qui soignait, soulageait la douleur et
redonnait des forces. Idéal pour les batailles. Elle descendit dans sa cuisine
où se trouvaient ses parents.

-
Il y aune bataille
qui tourne mal pour nous. On va les aider.

En voyant sa
mère ouvrir sa bouche, elle dit :

-
Je te promets de
faire attention, de rentrer si c’est trop dur ou si je suis gravement blessée
ou même si on perd la bataille. Comme la dernière fois.

Ses parents
hochèrent la tête.

 

Un transfert de
lieu plus tard, elle se trouvait chez Enz, qui les attendaient son amie et
elle. Ils regardèrent sur la carte comment agir efficacement, et décidèrent
d’éliminer les ennemis trop nombreux le plus rapidement possible afin d’aider
l’Atrago.

Bien vite ils se trouvèrent sur les lieux.

Eléa était déjà sur Emeraude et ce dernier volait juste
au-dessus des soldats ennemis en leur crachant du feu pour les mettre hors
d’état de nuire. La jeune magicienne descendit presque aussitôt pour combattre
à l’épée sa magie prête à repérer Stein. Parer. Frapper, esquiver. Avancer,
frapper. Parer, frapper. S’envoler, brûler. Eléa avança d’un pas et frappa un
adversaire au bras gauche. Fort. Il n’avait pas réussi à parer. Il avait l’air
d’être un assez mauvais bretteur. Etant gaucher il en lâcha son épée, et il
tomba au sol en pleurant. Il gémissait et tenait son bras. Eléa levait son
épée, et vit qu’il avait l’air vraiment jeune. Seize ans tout au plus. Il la
regardait avec un regard plein de peur et de désespoir. Elle hésitait. Il avait
du se passer deux secondes depuis qu’elle l’avait frappé. C’était une de trop.
Il fallait qu’elle prenne une décision.  Elle sentit quelqu’un qui tentait de
l’atteindre dans le dos. Elle se retourna, esquiva, frappa, et fit tomber
l’adversaire. Elle s’éloignait de plus en plus du jeune homme, mais n’
l’oubliait pas. Soudain, Stein apparu de l’autre côté du jeune homme.

-
Tu n’a pas honte,
espèce de gamin !, cria t- il. Aucun de mes partisans n’est en droit de se
comporter ainsi. Eléa compris que Stein de ne l’avait pas vue. Il grondait le
jeune homme qu’elle avait frappé plus tôt.

-
Aucun, tu m’entends !,
disait il en frappant le garçon. Et le comble c’est que c’est toi qui tombe en
pleurant, toi qui ne parviens pas à t’imprégner de magie noire, toi qui me
déçois alors que je t’ai formé ! Personnellement ! Et tu sais
l’importance que tu a dans mon plan.

Eléa lança un
éclair de magie vers Stein. Elle ne supportait pas de le voir  frapper le jeune homme. Le rayon d’énergie
pure blessa une fois de plus Stein. Au bras droit. Il opéra rapidement un
transfert de lieu afin d’assurer sa sécurité. Cela faisait des heures qu’Eléa
était arrivé sur les lieux avec Mathias et ils avaient fait du bon travail,
l’Atrago reprenait le dessus.

« Eléa ? »

« Oui ? »

« On peut y aller, je pense qu’on a fini notre
boulot. »

« je suis d’accord. Il faut aller voir Enz pour
faire un rapport. »

« Oui. On se retrouve là-bas. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre
27 

 

Enz les vit
arriver. Ils étaient fatigués, et…trois. Eléa avait soigné la blessure du jeune
homme qu’elle avait frappé au bras gauche et avait lié ses poings avec de la
magie. Il en était de même pour ses pieds. On voyait que le prisonnier faisait
un effort pour ne pas pleurer. Il avait l’air terrorisé.

-
Qui est-ce ?,
demanda le souverain.

-
S’il est ici c’est
pour que nous le découvrions.

-
J’avoue ne pas
comprendre…

-
Vous allez voir.
Nous allons vous faire un rapport détaillé.

 

Eléa et Mathias
racontèrent la bataille dans les moindres détails au roi. Il comprit que le
comportement de Stein envers ce garçon était étrange lorsqu’on lui raconta
qu’il l’avait grondé parce que celui-ci pleurait. D’ailleurs, le prisonnier,
dans un coin de la pièce, gardait la tête baissée et paraissait plongé dans ses
pensées. Ses lèvres remuaient et il semblait prier.

-
Stein n’est pas
censé se préoccuper de qui se bat avec honneur ou non…de toute façon, il prend
l’énergie qu’il se dégage d’eux à leur mort, et des tests ont prouvé que
l’énergie était plus chargée de d’ondes négatives maléfiques si la mort était
honteuse…son comportement est donc vraiment, vraiment étrange…

-
Donc…il a quelque
chose avoir dans les plans de Stein…commençons par lui demander.

Ils
s’approchèrent du jeune homme terrifié. Il récitait en boucle quelque chose les
fixant.

-
Qu’est ce que tu
récites comme ça ?, s’écria Eléa.

Il se mit à
réciter de plus belle en fermant les yeux. Exaspérée, Eléa le souleva de terre
par télékinésie et le plaqua contre le mur. Terrorisé il arrêta de réciter.

-
Réponds-moi !,
cria Eléa.

Il recommença à
réciter. La jeune fille sortit de la bourse qu’elle portait à sa ceinture un
flacon contenant un liquide mauve. Elle l’approcha de la bouche du jeune homme.

-
Non !, cria
–t-il

-
C’est un sérum de
vérité, sois je l’utilise, soit tu me dis toi-même.

-
Vous allez me
contaminer ! Esternum diatratisoi…

-
Tais-toi, bon
sang ! Et puis tant pis ! Elle lui fit avaler le contenu de la fiole.

Elle attendit
patiemment qu’il ait finit de tousser.

-
Ça va ?,
demanda Mathias.

-
J’ai mal partout,
j’ai envie de vomir et je suis terrorisé, avoua le jeune homme.

Les deux amis
se regardèrent, étonnés que le sérum fonctionne si rapidement.

-
Pourquoi tu
récitais ce truc tout à l’heure ?

-
Ce quoi ?

-
C’est un terme
terrien. Pourquoi tu récitais ?

-
Pour ne pas être
contaminé, évidement.

-
Contaminé par
quoi ?

-
Par vous. Vous me
manipulerez et m’utiliserez.

-
Non, c’est faux.

-
Qu’est ce qui me le
prouve ?

Silence. Eléa
sortit une autre fiole de sérum.

-
Ça !

Elle vida le
contenu de la fiole dans sa bouche et avala. Toussa.

-
Ça va ?
demanda Mathias qui voulait s’amuser.

-
J’ai mal aux jambes
et ce garçon m’exaspère au plus au point, tout comme Enz qui ne fais rien
depuis tout à l’heure…désolée Enz.

-
Elle fixa à nouveau
le prisonnier, toujours collé au mur.

-
Nous ne te
manipulerons pas car nous voulons sauver Ewen des attaques maléfiques que Stein
lance sur pays depuis un certain temps. Tu me crois maintenant.

-
Stein m’a dit qu’il
se révoltait contre une dictature qui empêchait les hommes d’absorber la
puissance noire qui les rend forts.

-
La puissance
noire ?

-
C’est la magie
noire dont les armées du Mal s’imprègnent.

-
Alors je vous
crois.

-
C’est vrai ?

-
Je ne peux pas
mentir, voyons, c’est une question stupide. La puissance noire est nocive. Elle
rend les hommes…malades, enfin un peu comme Stein…elle les détruis, en un
sens…enfin, c’est ce que je crois avoir compris.

-
C’est exactement
cela, dit Enz.

-
C’est Stein qui t’a
manipulé en fait, dis Mathias.

-
A présent je ne
sais plus…

-
Depuis quand est tu
dans le camp de Stein ?

-
Depuis
toujours…enfin je veux dire, c’est ce que je pense mais mes souvenirs sont très
vagues et je ne peux pas l’affirmer avec certitude.

-
Cela fait quand
même une bonne quinzaine d’années non ?, dit Enz.

Le prisonnier
éclata de rire.

-
Pourquoi tu ris
comme ça ?

-
Parce que j’ai
justement quinze ans aujourd’hui et…bon, ça ne fais rien.

-
Pourquoi Stein
t’a-t-il grondé ?

-
Je suis précieux
pour lui et il veut que je devienne un grand soldat de son camp.

-
Pourquoi ?

-
Je résiste
étrangement à la puissance noire…en fait, étant petit, je ne voulais pas
l’absorber. Evidement, comme avec tout les autres enfants, il m’a obligé à
l’aborber en m’enduisant entièrement de puissance et en me forçant à en boire.
Et…j’ai vomi. A chaque fois qu’on m’en redonnait, je vomissais.

-
Et alors ?

-
Normalement, la
puissance noire s’accroche et reste dans le corps, enfin tant qu’on ne fait
rien pour l’ôter, mais moi je l’ai vomi.

-
Il est donc
possible de l’ôter ?

-
Oui, mais c’est
très long, cela fais très mal, c’est très désagréable, et c’est très dur. De
quoi décourager beaucoup de monde.

-
Et le fait que tu
l’ais vomi ? je veux dire, pourquoi Stein t’accorde autant de valeur si tu
n’absorbe pas la puissance noire ?

-
Il pense que je
peux résister à d’autres formes de magies.

-
Donc…attends une
minute, dit Mathias, qu’est ce qui nous prouve que tu ne résiste pas au sérum
en ce moment même ?

-
Vous n’avez qu’à
sonder mes pensées. Je ne ferai pas obstacle et je ne sais pas les masquer ou
les falsifier. Et ce n’est pas faute d’avoir essayer.

-
On a qu’à le faire
ensemble, dit Eléa à Mathias. Au moins on sera sûrs.

Ils entrèrent
dans les pensées du jeune homme. Ils vivaient et voyaient ses pensées ses
souvenirs…et c’était des vrais. Il ne mentait pas. Ne résistait même pas à
d’autres sortes de magie, des tests l’avaient prouvé. Il ne résistait qu’à la
puissance noire, mais Stein le faisait combattre pour car il était convaincu
qu’il finirait par résister à autre chose lorsqu’une émotion le déclencherait.
Eléa revécu le moment où il se bat contre elle, à travers les yeux de Jonatan.
Jonatan. Il s’appelle Jonatan. Ils sortirent de ses pensées.

-
Vous voyez ?

-
Oui, dit Eléa.

-
Alors ?,
demanda Enz.

-
Il ne ment pas,
répondit Mathias.

-
Je vous fais
confiance maintenant, dit Jonatan. Si vous voulez bien de moi, je peux vous
donner des informations concernant Stein. J’en connais quelques unes… enfin
pas beaucoup, il ne révèle quasiment rien, mais ça peut vous aider.

-
Tu veux quoi en
échange ?, demanda Enz.

-
Rien ! Vous ne
me faites pas confiance ?

-
Si !dit Enz,
seulement…

-
Je ne demande
rien ! Enfin…juste une information.

-
Quoi ?,
demanda Eléa avant qu’Enz ne réponde.

-
Où peut-on
apprendre à se battre ?

Tout le monde sourit.

-
Si tu nous aides,
il y a des cours de combat dans châteaux, dit Enz.

 

 

La suite d’Eléa Caldwin

Déjà, ce n’est plus Eléa Caldwin mais Ardwin.

Et puis voici la suite, bonne lecture!

 

Chapitre 14 : logique

 

     Matthias
regardait son amie. Elle avait l’air horrifiée.

-
Eléa !,
s’enquit-il, ça va ? Eléa !

-
Stein !

-
Quoi, Stein ?

-
C’est son nom.

-
A qui ?

-
Au chef du Mal.

Ils avaient
résolu de désigner les armées du mal par ce simple mot, dans le but d’abréger
leur vrai nom. Eléa n’en revenait pas.

-
C’est monsieur
Stein !, s’écria-t-elle. Le professeur, au primaire ! Je ne l’ai vu
qu’un mois, après j’ai arrêté l’allemand.

-
Mais c’est normal
que je ne le reconnaisse pas, je n’ai pas pris l’option allemand, en CP !

-
Il était louche…
Pendant le mois d’allemand que j’ai fait avec lui, il me posait plein de
questions pendant la récréation, me demandait si je connaissais certains mots,
et…

Elle écarquilla les yeux en se souvenant :

-
Oui ! Il
m’avait demandé si je savais ce que signifiaient les mots : Astria, Atrianes, Ewen, Ewin,… Il savait
ce que j’étais ! Et quand j’ai arrêté l’allemand, il était furieux !
Mais oui ça se tient ! Aller, en route on discutera en marchant.

 

N’ayant plus de
questions à poser ils marchèrent, puis après avoir facilement repoussé une
attaque mentale, ils se mirent d’accord pour courir, puisqu’ils avaient appris
lors de cette lutte que le Mal était plus près du but qu’eux. La main sur le
pommeau de leur épée afin qu’elle leur donne la force et l’endurance comme au
combat, ils ne ralentissaient pas. Soudain Matthias s’arrêta, et tomba sur les
genoux. Craignant une nouvelle attaque mentale, Eléa se joignit à lui, et, elle
découvrit que l’attaque était légère, chétive. Instinctivement, elle la
repoussa quand la conscience lui appris des choses sur leur position. Elle les
absorba quand elle se rendit compte qu’elles étaient contraires à celle de la
précédente attaque. Elle fut noyée avec Matthias dans des informations, des
images, des musiques, des odeurs, qui défilaient et auxquelles elle ne
comprenait plus rien du tout. Elle se sentit submergée, crut qu’elle allait
mourir à cause de ça. Soudain, plus rien. Elle ouvrit les yeux et se rendit
compte qu’ils étaient tombés par terre et gisaient comme de stupides
marionnettes.

-
Quelle sont les
bonnes informations ?, s’enquit-elle.

-
Je ne sais pas.
Mais on doit se dépêcher.

-
Tu veux rire ?
Nous devons nous reposer. Nous avons livré trois luttes mentales ! Nous
avons couru toute la journée ou presque ! Nous avons besoin de nous
reposer et de manger.

Matthias
soupira et acquiesça.

-
Je vais contacter
mon père pour lui raconter les évènements d’aujourd’hui.

-
Tu ne le fais pas
tous les jours ?

-
Non. Le Mal
risquerait de surprendre la conversation et de nous localiser. S’il y a une
chance sur cinq environ que cela arrive, on n’en prend donc pas le risque.

-
D’accord. N’oublie
pas pour M. Stein.

-
C’est le plus
important, Eléa, je ne risque pas d’oublier.

Eléa eut un
petit rire nerveux. Quand son ami lui en demanda la raison, elle lui
répondit :

-
Avant, aux
entraînements, c’était moi qui te battait, et qui savait le plus de choses,
mais maintenant  on dirait bien que c’est
toi !

Matthias sourit
et ce concentra de nouveau sur le contact qu’il tentait d’établir avec son père.
Une fois que son père lui eut demandé d’acheter des chevaux pour aller plus
vite, il rompit le contact. Ils se mirent en route vers le prochain village,
n’étant plus très loin, la jeune fille accepta de s’y rendre pour acheter leur
chevaux. Soudain, le visage d’Eléa s’éclaira.

-
Matthias, tu sais
ce que c’est un métamorphoseur ?

-
Un
métamorphoseur ? Euh… non, je ne sais pas. C’est quoi ?

-
Ça !

Elle lui lança
un mouchoir carré d’environ trente centimètres de côtés.

-
C’est ça ? ça
sert à quoi ?

-
Devine !

Etant arrivés
au village, il remit la devinette à plus tard, Eléa refusant de lui dire ce
qu’était ce mouchoir. Ils passèrent les lourds battants d’une grande porte de
la fortification du village. L’unique garde leur demanda leurs noms. Eléa
s’avança.

-
Je m’appelle
Estelle, et voici mon frère Jean.

-
Que venez-vous
faire à Wemand ?, demanda le garde, bourru.

Cette fois
c’est Matthias qui répondit :

-
Nous allons chez
rendre visite à notre famille.

-
A Wemand ?

-
Non, à Joide.

Le garde fronça les sourcils, et presque souriant,
lança :

-
Vous seriez pas
plutôt Eléa et Matthias ?

Ce fût ce
dernier qui réagit le plus rapidement. Il lança une boule d’énergie qui assomma
le garde. Ils étaient hors de danger. Eléa regarda Matthias. Ce dernier lui
dit :

-
Il était complice
du Mal.

-
Qu’en savais-tu ?

-
Il n’y a qu’eux qui
sont contre nous.

Eléa acquiesça.
Matthias ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais il fut interrompu par
une boule de feu  qui passa entre elle et
lui. Ils levèrent les yeux en même temps vers les remparts et virent d’autres
sentinelles qui les visaient. Ne pouvant voler afin de les rejoindre, Matthias
utilisait l’Energia Lanceo, tandis
qu’Eléa lançait des boules de feu. Soudain, le jeune homme fut touché au bras
par une boule de feu ses vêtements brûlaient tandis qu’il tentait d’éteindre
les flammes. Eléa, maîtrisant les éléments, fit apparaître de l’eau sur le bras
de son ami. Il se guérit de sa brûlure grâce à son pouvoir de guérison. Tout
deux sentait leur force diminuer de plus en plus. Ils visaient moins bien leurs
assaillants. Soudain, Eléa se souvint de quelque chose. Elle n’était pas sûre
d’y arriver, mais elle devait tenter, c’était la seule façon de se sauver. Ou
du moins, elle n’en voyait pas d’autres.

« Matthias !, cria-t-elle par télépathie,
protège moi quelques secondes ! »

N’attendant pas
de réponse, elle mit fin au contact et se plaça derrière Matthias pour se
protéger. Elle respira profondément, ferma ses yeux et se concentra.
Rassemblant ses forces, elle cria :

-
Balbuz !

A peine eut–t-elle
prononcé ce mot qu’elle se retrouva avec Matthias en lévitation dans une sphère
d’un bleu transparent de sorte qu’ils puissent voir à l’extérieur. Les hommes
sur les remparts étaient étonnés. Matthias aussi. Le Mal se reprit vite été
recommença à lancer des boules de feu, mais elles disparaissaient au contact du
Bouclier. Son ami lui dit :

-
Eléa ! On a
qu’à faire un transfert d’endroit !

-
D’accord.

Ils se
concentrèrent, mais ne parvinrent ne parvinrent pas à se téléporter. Soudain,
un rayon noir frappa le bouclier et le détruisit, faisant tomber ses occupants.
Alors, profitant de leur choc, les fausses sentinelles sautèrent de leurs
remparts et les attaquèrent à l’épée. Eléa et Matthias, leur surprise passée se
redressèrent et tirèrent leur épée, se battant courageusement. Ils étaient à
deux contre six. Eléa para une attaque et porta un coup du bout de son épée à la
poitrine de l’ennemi le plus proche. Il poussa un cri de douleur et tomba au
sol. Elle tourna la tête vers Matthias. Fatigué, il ne para pas un coup de pied
à l’estomac qui le plia en deux tendit qu’une sentinelle lança un éclair gris
qui l’assomma. Eléa courut vers lui, mais un homme lui lança une branche dans
les jambes qui la fit trébucher. Elle se releva et blessa une des personnes qui
retenait Matthias, mais tomba assommée sous un sort d’un de ses propres
assaillants. Elle eut le temps de les voir approcher en courant quand ils
tombèrent morts sous un éclair de lumière blanche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 15 : enlèvement

 

     Eléa se releva
sur ses coudes. Il s’était passé une journée depuis son évanouissement. Elle se
rappela l’enlèvement de son ami, comment elle avait faillit être aussi enlevée
et comment elle avait été sauvée par un inconnu. Elle chercha sa présence
autour d’elle, mais ne trouva que des arbres.

-
Y a
quelqu’un ?

Pour toute
réponse, elle reçut le sifflement du vent. Elle ne se posa pas plus de
questions et tenta de contacter Matthias. Elle n’y parvint pas, mais, à force
de se concentrer, capta quelques pensées de son ami qui ne parvenait pas non
plus à la contacter. Elle se concentra davantage et comprit l’essentiel. Il
était dans une cellule au sous sol du quartier général du Mal à Wemand. De
puissant sortilège empêchait la télépathie, mais étant puissants tout deux, ils
parvenaient à échanger quelques pensées. L’adolescent ne savait pas où il
était, et ne savait pas comment sortir, de même que son amie. Elle résolut avec
lui de dépasser Joide, le village juste après Wemand, et de demander de l’aide
au village au vivaient tout les Elfes : Elfia. Sachant que son moyen de
voler était le plus direct et donc qu’elle ne pourrait plus l’utiliser
seulement lorsqu’elle serait très proche du Feu Brûlant, elle décida de voler
au ras du sol, afin de ne pas se faire mal si elle venait à tomber. Elle se
lança donc, le plus rapidement possible.

 

Matthias se
creusait la tête dans sa cellule. On lui avait prit ses armes. Ses geôliers
étaient si sûrs d’eux qu’ils n’avaient même pas cherché à les lui dissimuler,
elles étaient dans un placard non loin de l’entrée de sa cellule. Cela faisait un
jour entier qu’Eléa était partie pour Elfia, et il espérait que les Elfes
viendraient à son secours. Il mit les mains dans ses poches et tomba sur un
mouchoir de tissu. Il le prit dans ses mains et se rendit compte que c’était
celui d’Eléa, ce qu’elle appelait un métamorphoseur. Il le regarda en se disant
que c’était un bien piètre outil dans cette cellule, c’est d’ailleurs pour
cette raison qu’on le lui avait laissé.

-
Si seulement
c’était un marteau pour que j…

Il laissa
tomber le marteau au sol. Il le ramassa et le laissa redevenir un mouchoir. Il
recommença :

-
Si ça pouvait être
une épée, ça m’aiderait.

Miracle ! Le
mouchoir se changea en épée. Il dissimula le mouchoir dans sa poche, décidant
de s’échapper le lendemain midi, lorsque le Mal faisait le plus de bruit, car
ils s’entraînaient à lancer de sort si puissants qu’ils faisaient des dégâts
avec bruit. Ensuite ils se réunissaient à grand bruit pour débattre de sujets
sur lesquels personne n’était d’accord. Il s’allongea sur sa couche, en tentant
de contacter son amie.

 

Eléa était
presque arrivée à Joide, lorsqu’elle capta les vagues pensées de son ami. Elle
s’arrêta de voler afin de se concentrer. Elle comprit qu’elle devait retourner
à la sortie de Wemand, car Matthias avait trouvé le moyen de sortir de sa
prison. Il ne donna pas de détails, de peur qu’on intercepte ses pensées. Elle
se dépêcha de s’y rendre afin d’arriver le lendemain midi, comme le lui avait
demandé Matthias. Ce dernier lui avait dit qu’une fois hors de sa cellule, il resterait
en contact continu avec elle afin qu’elle puisse intervenir en cas de besoin.
Grâce à sa conscience, elle le localisa. Le lendemain matin à onze heures, elle
était dans un recoin d’une impasse sombre et déserte, adossée au mur du
quartier général du Mal. Pour plus de sûreté, elle avait dissimulé ses armes et
son visage sous une cape à la capuche baissée sur sa tête. Elle attendait avec
concentration le contact de Matthias, désigné comme le signal. Pendant ce
temps, ce dernier entendait l’agitation croissante à l’étage au dessus, mais
préféra attendre une dizaine de minutes avant de passer à l’action, car c’était
à ce moment qu’il y avait le plus de bruit. Il ne se trompa pas. Dix minutes
plus tard, il y eu beaucoup de bruit, comme il s’y attendait. Il prit le
métamorphoseur, le changea en un lourd marteau et se mit à taper sur la
serrure. Il se mit à frapper dessus de toutes ses forces mais ne parvint pas à
la casser. Découragé il laissa le marteau redevenir un mouchoir. « Si seulement
ça pouvait être quelque chose qui puisse ouvrir une serrure de force … », pensa-t-il.
A son grand étonnement, le mouchoir se changea en crochet. Il ne se posa pas de
questions et crocheta la serrure avec son outil. Il sortit et contacta Eléa,
sans rien échanger avec elle de façon à ce qu’on n’intercepte aucune
information importante. Il récupéra ses armes dans le placard, et fit un
transfert d’endroit jusqu’à la présence d’Eléa, qu’il parvenait à localiser.
L’ayant retrouvée, ils firent le transfert de monde jusqu’à la sortie de
Wemand, se dissimulèrent dans les branches d’un arbre, accrochant leur arcs et
leur sacs dans d’autres branches. Matthias lui raconta comment il était parvenu
à sortir de sa cellule, arrachant un sourire à son amie lorsqu’il parla du
métamorphoseur. Ils reprirent leur route, quand Matthias fit remarquer qu’ils
pourraient faire un transfert d’endroit jusqu’au Feu Brûlant.

-
Tu penses que c’est
possible ?, demanda Eléa.

-

Je ne sais pas, on
peut essayer.

Ils essayèrent,
mais n’y parvinrent pas. Ils décidèrent de le faire le plus loin possible, ils
arrivèrent donc à l’entrée de Joide. Ils traversèrent la ville sous des capes
en évitant les gardes et à la sortie, ils établirent un campement dans un arbre
gigantesque. Matthias lui dit qu’il monterait la garde toute la nuit.
Lorsqu’Eléa lui dit qu’il serait fatigué le lendemain, il lui fit un clin d’œil
et Eléa s’endormit sur la couverture tendue entre deux branches. Le lendemain,
Matthias était en pleine forme.

-
Comment tu fais
pour ne pas être fatigué ?, le questionna son amie.

Un sourire aux
lèvres il tendit les mains, faisant sortir des boules d’énergie verdâtres en
lévitation au dessus de ses mains. Voyant que son amie ne comprenait pas il lui
dit :

-
Tu es
fatiguée ?

-
Oui, un peu … Mais
je n’ai p…

Avant qu’elle
ait finit sa phrase, il lui prit les mains et fit rentrer les boules d’énergie
dedans. Eléa sentit une chaleur se répandre dans son corps, dans ses membres,
et elle eut un regain d’énergie ne sentant presque plus la fatigue. Elle le
questionna :

-
Tu devrais quand
même être fatigué.

-
C’est pour ça que
ce matin, j’ai dormis un peu.

-
Mais … Tu n’as
dormi que cinq minutes !

-
Quand on a de
l’énergie comme moi, ça suffit amplement.

-
La nuit prochaine,
on ne dormira que dix minutes chacun.

-
Bonne idée !

Ils se remirent
en marche et ne dormirent dix minute à la tombée de la nuit, cheminant le reste
du temps, se rapprochant de minutes en minutes du Feu Brûlant.

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 16 : Elfia

 

     Les deux amis
marchèrent jusqu’à voir un village fait de simple maisons, même pour celle de
son roi, au centre. Elfia n’avait pas de pas de fortifications, ni de garde, et,
les Elfes étant de leur côté, ils pourraient s’y arrêter pour la nuit, car
malgré l’énergie de Matthias, ils devaient prendre une nuit de sommeil. Ils se
rendirent donc à la maison qui était au milieu du village, celle du chef des
Elfes. Eléa frappa à la porte et une voix les invita à entrer. Un homme vieux
d’environ trente-cinq ans, le roi des Elfes se leva de sa chaise, interrompant
son activité. Il avait des oreilles pointues, des cheveux châtains lui tombant
presque aux épaules, des yeux vert qui paraissaient transparents, mais, à
l’étonnement d’Eléa, il n’avait pas d’ailes. Comprenant sa question, l’homme
lui apprit que seul les plus vieux Elfes en avaient, les plus jeunes ayant
simplement le pouvoir de voler. Chose curieuse, il sembla les reconnaître, bien
qu’il ne les ait jamais vus. Les deux jeunes gens, expliquèrent leur périple à
la demande du chef des Elfes, et il leur offrit l’hospitalité pour cette nuit.
Ils apprirent que le Feu Brûlant se trouvait de l’autre côté d’un désert d’herbe
appelé Hawë yissa, autrement dit, les
plaines sèches.

-
Au fait, dit le
chef des Elfes, je m’appelle Yawira. Cela signifie : l’homme de la forêt.

Matthias trouva
que ce nom lui convenait à merveille.

-
Je sais quels sont
vos noms et ce qu’ils signifient.

-
Que signifient – t
– il ?, s’enquit Eléa.

-
Vous ne le savez
pas ?, s’étonna le roi.

-
Non.

-
Matthias, en
langage, Elfique, se dit : Matayës.
C’est un mélange du mot tacayës, qui
signifie téméraire, courageux, et du mot matoya,
qui signifie soldat magicien.

-
Donc, mon nom signifie :
soldat magicien courageux ?

-
Absolument.

-
Je vais devenir un
soldat magicien courageux ?

-
Probablement.

-
Et Eléa ?,
s’enquit cette dernière.

-
Eléa, en langage
Elfique, se dit : Eleyas. Yassi signifie destin, et Elowa, signifie
changer. Eleyas signifie donc : celle qui va changer le destin.

-
Vous penser que nos
noms nous conviennent ?, demanda la jeune fille.

-
Honnêtement, oui.

La conversation
terminée, Yawira leur proposa de la nourriture qu’ils acceptèrent. Il leur
promis de leur donner, des vivres, mais, afin de ne pas se charger inutilement,
Eléa demanda à ne pas prendre d’eau, étant capable de la matérialiser. La nuit
tombant, ils allèrent se coucher.

Le lendemain,
ils ne purent avancer aussi rapidement qu’ils l’auraient voulu, une grosse pluie
tombant sur le village. Le gigantesque village Elfique fut dur à traverser,
puisque les amis s’enfonçaient dans boue jusqu’aux genoux. Une heure après, ils
étaient en route. Ils n’avançaient pas plus vite, puisque la boue était
toujours présente. Vers midi, la pluie s’arrêta de tomber et ils profitèrent de
l’accalmie pour avancer un peu plus librement. Matthias était agacé d’avancer
dans la boue.

-
Pourquoi on a pas
demandé à acheter des chevaux !

-
Tu ne le sais
pas ?

-
Quoi ?

-
Les Elfes
n’utilisent pas les animaux comme nous, ils n’ont pas dressés de chevaux ou
d’autres animaux, ils préfèrent les laisser en liberté. Ils n’auraient pas pu
nous en procurer.

-
N’empêches,
maintenant qu’on ne peut plus voler à cause de ce fichu sort, il nous en faut.

-
Moi, je peux voler.

-
Tu vas tomber à un
moment donné.

-
C’est pas grave, si
je vole près du sol. Je ne dépenserais pas mon argent pour rien.

-
Moi, j’achèterais
un cheval.

-
OK.

 

Ils
continuèrent de marcher, comme ils le pouvaient, dans la boue, jusqu’à ce
qu’elle laisse place peu à peu à de l’herbe sèche. Là, ils virent des
personnes, au loin, qui guidaient un troupeau de chevaux. Matthias héla un des
hommes et acheta un cheval noir et vif.

-
Comment vas – tu
l’appeler ?, le questionna son amie.

L’adolescent
réfléchi, puis lâcha :

-
Hawëya.

-
Hawëya ? ça veut dire quoi ?

-
Hawë signifie
plaine, et këya, signifie celui qui court.

-
Donc Hawëya
signifie : celui qui court dans les plaines ?

-
Oui.

-
C’est un joli nom.

Ils se remirent
en route. Ils voyagèrent pendant la nuit. Puis prirent une nuit de repos pour
se reposer, eux et Hawëya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 17 : rencontre

 

     Eléa volait aux
côtés de Matthias et son cheval. La monture était vive et galopait toue la
journée sans que son maître n’ait à lui fournir de l’énergie. Ils progressaient
à présent dans les Hawë yissa. Eléa n’en pouvait plus de ce désert d’herbes
sèches. Le soleil leur donnait chaud. Ils se repéraient seulement grâce à une
boussole qu’Eléa avait eut la présence d’esprit d’emporter. Ils avancèrent
toute la nuit et la journée du lendemain. Fatigués, ils firent une pause le
soir et dormirent toute la nuit. Eléa se rappela qu’elle n’avait pas parlé à
Matthias de l’inconnu qui l’avait sauvée. Elle lui raconta donc la scène, et
son ami chercha avec elle le nom de la personne qui aurait pu la sauver.
Evidemment, ils ne trouvèrent pas. Soudain, ils entendirent le bruit des sabots
martelant le sol. Ils grimpèrent dans l’arbre sous lequel ils avaient établi
leur campement afin de voir qui les attaquait. Ils n’eurent pas besoin de le
faire, ils virent les soldats du Mal arriver au galop. Eléa grimpa tout de même
dans l’arbre, armée de son arc, son épée à la ceinture, au cas où. Elle prit
appui entre des branches, encocha une flèche, visa, et le trait partit. Il
frôla l’épaule d’un soldat. Matthias s’unit à elle. Ils comptèrent les soldats
et en dénombrèrent neuf. Ils atteignirent trois d’entre eux. Les autres s’étant
trop rapprochés, ils descendirent de leur perchoir et se battirent à l’épée.
Deux contre six. Le combat était inégal. Les deux adolescents se battirent de
toutes leurs forces. Eléa leva son épée, l’abattit vers l’épaule gauche de son
adversaire qui para le coup du plat de son épée. La jeune fille fit tourner son
épée autour de celle de son ennemi, la lui faisant lâcher. Là, le moment
qu’Eléa redoutait arriva. Prenant son épée à deux mains elle l’enfonça dans le
cœur de son adversaire. Elle la retira, retenant un haut le cœur, et s’attaqua
à ses trois autres attaquants. Elle répugnait de devoir les tuer de sa main,
mais sa vie était en jeu. Elle désarma un homme, quand, d’un coup, quelqu’un
qu’elle savait de son côté entra en contact avec son esprit, pour lui dire un
mot qu’elle trouva puissant. Alors, elle comprit quelque chose que lui transmit
la conscience qui était en contact avec elle. Elle se concentra et dit :

-
Therza !

L’homme
qui était en face d’elle s’écroula. Les deux autres étant étonnés elle en
profita :

-
Therza !

A la demande de
sa pensée, le mot eu raison des deux hommes d’un seul coup. Matthias étant
toujours aux prises avec ses deux adversaires, elle cria encore une fois le mot
qui l’avait sauvée. Matthias se retrouva devant deux cadavres. Il la regarda
d’un air étonné ; elle lui raconta ce qui c’était passé, et affirma que la
conscience présente dans son esprit était celle de son sauveur lors de la
dernière attaque. Soudain, ils ressentirent une présence. Matthias tira son
épée. Son amie lui demanda de la remettre au fourreau. Devant sont air
interrogateur elle lui dit que c’était la conscience de celui qui l’avait
sauvée. Et devant eux, ils virent arriver un jeune homme qui avait deux ans de
plus qu’eux : Eddin. C’était un jeune homme aux cheveux châtains lui tombant
presque aux épaules, et de beaux yeux bleus foncés. Le voyant arriver les yeux
écarquillés, Matthias lâcha :

-
Eddin ?

Le jeune homme
sourit :

-
Oui, c’est moi.

-
Tu es un
Ewin ?

-
Oui ! vous ne
vous doutiez pas que c’était moi qui vous avait sauvés, hein ?

-
Non, admit Eléa. Tu
savais que nous étions des Ewins ?

-
Oui.

-
Pourquoi ne pas
nous l’avoir dit ?, demanda Matthias.

-
Trop risqué.

Eddin était au
collège des deux amis. Il leur dit qu’il devait faire le voyage avec eux,
autant pour assurer leur protection que pour parfaire leur connaissance en
matière de magie. Il leur dit qu’il existait douze mots qui exercent un pouvoir
selon l’utilisation qu’on voulait en faire. Il leur dit que ces mots
correspondaient à un dessin, de sorte qu’ils puissent penser au dessin pour
exercer leur pouvoir, ou même le dessiner et le « charger » de magie.
Cette suite de mots et de dessins s’appelait l’alphabet magique. Ils reprirent
route, Eddin leur expliquant qu’il fallait apprendre cet alphabet par cœur. Les
trois premiers mayis, c’est-à-dire les trois premiers mots ainsi que leur
dessin, étaient : Towa, Yarras, et Varind. Il leur enseignerait les
dessins qui correspondaient le soir. Towa était un mayi destiné à faire
évanouir son adversaire. Yarras était destiné à faire casser certaines choses.
Varind, quand à lui, était destiné à donner le pouvoir que l’on souhaitait
avoir pendant le temps où l’on le maintenait le sort. Car en effet, les mayis
dégageaient une sorte de sort. Eléa, était ravie de pouvoir utiliser ce mayis.
Elle décida de tenter de s’en servir. N’ayant pas appris le dessin qui lui
correspondait, elle pensa « Varind » et elle lança une petite boule
d’énergie à son ami. La recevant en pleine poitrine il faillit tomber.
D’ailleurs, Eléa aussi. Eddin parut alarmé.

-
Eléa ! ça
va ?, demanda-t- il

-
Oui. Je me sens
juste très fatiguée.

-
C’est normal !
Il ne faut lancer ce mayi seulement en cas d’urgence, car il consomme beaucoup
d’énergie sur toi.

-
Alors, il ne sert
presque à rien, car dans la plupart du temps, les cas d’urgence sont les
moments où l’on est fatigué.

-
Faux. Matthias peut
s’en servir s’il parvient à puiser dans l’Energia
Lanceo
.

-
Moi, je ne peux
pas.

-
Il y a des cas
spéciaux où tu peux t’en servir.

-
Lesquels ?

-
Ça m’embêterais de
te dire lesquels, puisque mes maîtres m’ont demandé de ne révéler certains
d’entre eux qu’à certaines personnes. En revanche, il m’a permit de révéler que
tu peux prélever de l’énergie sur d’autres personnes.

Eléa eut une
idée. Elle se concentra du mieux qu’elle le pu, et laissa échapper une boule
d’énergie, comme le faisait Matthias. Elle sourit. Eddin ouvrait des yeux
ronds.

-
Tu n’es pas
épuisée ?, demanda-t-il.

-
Pas le moins du
monde.

-
Comment as tu
fait ?, s’étonna-t-il.

-
J’ai prélevé sur l’Energia lanceo de Matthias.

-
D’ailleurs, ça m’as
affaiblit, dit ce dernier.

-
C’est bizarre. Mon
maître m’a dit que c’était impossible. Vous devez avoir des pouvoirs puissants.
Mais si ton ami est affaiblit, c’est que tu prélèves un peu de lui en le faisant
sur son pouvoir.

Eléa hocha la
tête. Ils établirent un campement dans un arbre, et Eddin leur appris les
dessins des trois premiers mayis, puis ils se couchèrent, montant la garde à
tour de rôle.

 

 

 

 

Chapitre 18 : le voyage

 

     Matthias ayant
été le dernier à monter la garde, il réveilla ses compagnons de route. Eddin
leur annonça qu’il allait se laver dans le ruisseau, en face de leur campement.
Imité par Matthias, il ôta la tunique qu’il portait spécialement à Ewen afin de
ne pas se faire remarquer avec des vêtements de leur monde, et sauta dans l’eau
glacée avec son ami. Eléa les rejoignit bientôt, gardant tout de même un vieux
tricot du monde normal, ainsi qu’un pantalon. Plongée dans l’eau, elle s’amusa
à soulever des boules d’eau grâce à ses pouvoirs de lévitation et à les laisser
s’écraser sur la tête de ses amis. Matthias trouva bien vite le moyen de contre
attaquer, et chargea les boules de son amie de son Energia Lanceo, les renvoyant vers elle. Alors, une bataille entre Kénéria et Energia Lanceo  commença. Des
masses d’eau se mirent à voler entre les deux amis. Eddin mit fin à la bataille
en leur rappelant qu’ils avaient de la route à faire. Matthias lança
alors :

-
C’est bête, on va
devoir voyager mouillés !

-
Non, dit Eléa.

-
Pourquoi tu es
toute sèche ?, s’étonna son ami.

Eléa
tendit une main devant elle et souleva l’eau présente sur le corps de son ami
grâce à la télékinésie. Il était impressionné, mais pas tout à fait
convaincu :

-
Je suis toujours
humide ! Et j’ai froid, alors, le voyage ne va pas être très confortable…

-
Si !, ajouta
son amie, enjouée.

-
Et comment tu vas
faire, cette fois ci ?

-
Je maîtrise les
éléments, donc le feu, l’eau, la terre, et l’air.

Elle leva les
bras au-dessus de sa tête un vent chaud les balaya. Comprenant que son ami, se
sentait toujours incommodé par l’humidité, elle concentra le vent spécialement
sur elle est ses amis. Vingt secondes plus tard, ils étaient au sec. Ils se
mirent donc en route. Eddin leur montra d’autres mayis, et ils les maîtrisèrent
tous les trois en une demi journée. Le lendemain, Eléa volait aux côtés de ses
amis lorsqu’elle qu’elle s’écrasa sur le sol. Matthias descendit de son cheval.

-
Eléa, ça va ?,
demanda-t-il.

-
Ça va, lui répondit
elle en se relevant.

-
On approche du Feu
Brûlant, les informa Eddin. Eléa, tu devras t’acheter un cheval. Nous
approchons justement de Galova, un village sur cette colline, en face. En
attendant, tu devras marcher.

-
- Non, dit
Matthias.

-
Tu as une
idée ?, lui demanda l’adolescente.

-
Oui. Le vendeur m’a
dit qu’Hawëya était un cheval puissant. En effet, il est capable de transporter
trois personnes toute une journée, et presque au galop.

-
Je peux monter
Hawëya ?

-
Oui.

-
Alors, en route,
dit Eddin.

La jeune fille
monta sur le cheval noir et ils partirent au galop. Ils chevauchèrent toute la
matinée, mais s’arrêtèrent en milieu d’après-midi. Matthias questionna son
ami :

-
Pourquoi
s’arrêtons-nous maintenant ?

-
Parce que si nous
avions chevauché toute la journée, nous serions trop proches du village pour
lever un camp.

-
Nous allons devoir
passer le temps tout l’après-midi, constata Eléa.

-
Non, répondit
Eddin, nous allons nous entraîner à l’épée.

Ils tirèrent
donc les épées de leurs fourreaux, les recouvrirent du tissu protecteur, et
engagèrent un combat. Lorsqu’Eléa eut désarmé Matthias, elle se tourna vers
Eddin, para deux de ses coups, fit tourner son épée autour de celle du jeune
homme, le désarma et pointa son épée vers sa gorge. Essoufflé il lâcha :

-
Comment avez-vous
fait pour apprendre à manier les armes comme ça en quelques mois
seulement ?

Etonné,
Matthias allait lui répondre, lorsque son ami lui prit le poignet et leva son
épée à la hauteur de son visage. A peine l’eut-t-il vue qu’il recula, et fit de
même avec celle d’Eléa. Il les regarda et leur dit :

-
Vos épées son les
Atrianes !

-
Oui, on le savait,
fit remarquer la jeune fille.

-
Mais c’est formidable ! pas besoin de
vous apprendre à les aiguiser, puisque qu’elles sont magiques, et vous allez
avoir un très bon niveau en escrime si vous vous entraînez !

Il était
radieux. Toujours aussi gai, il lança :

-
Bon, entrainons-nous
au tir à l’arc, maintenant.

-
Mais nous avons à
peine commencé l’entraînement à l’épée, remarqua Matthias.

-
J’ai besoin de
savoir en quoi vous êtes les meilleurs, afin de vous entraîner le plus possible
sur vos points faibles.

Il comprit
rapidement qu’Eléa était assez bonne archère pour ne pas avoir besoin
d’entraînement spécifique. En revanche, Matthias avait besoin de quelques
conseils et de quelques cours supplémentaires. A près avoir fait une séance de
tir à l’arc bénéfique pou le jeune archer, ils reprirent l’entraînement à
l’épée, apprenant des techniques de combat qu’ils ne connaissaient pas, ainsi
que quelques autres stratégies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 19 : entraînement quotidien

 

     Matthias venait
tout juste de monter son cheval avec Eléa qu’Eddin leur demanda :

-
Vous savez comment
tuer des … Enfin, comment casser des choses en plein vol ?

Les deux
adolescents se regardèrent, déconcertés. Ce fut la jeune fille qui
répondit :

-
Euh … non, mais je
ne vois ce que tu entends par « casser des objets en plein vol »

-
Je veux dire ça.

Il leva une
main et souleva une pierre. Il la fit tourner, aller de droite à gauche, de
gauche à droite. Il dit :

-
Cassez-la !

Matthias leva
sa main droite et une magnifique boule vert pomme s’échappa de sa main. Il la
maintint en lévitation au-dessus de cette dernière, et, l’air concentré la
projeta vers la pierre qui bougeait sans cesse. Elle était sur le point de la
casser, mais la rata d’un centimètre. Eléa avait comprit qu’il fallait
anticiper et avait une idée. Seulement, elle ne savait pas avec quel pouvoir
elle pourrait casser l’objet volant. Elle eut soudain une idée. Elle forma une
minuscule boule protectrice d’une dizaine de centimètres de diamètre et la
laissa s’échapper vers la pierre. La boule bleue attrapa la pierre et la serra,
en exerçant une forte pression dessus, mais ne parvint pas à la casser à cause
d’Eddin qui luttait pour qu’elle ne casse pas. Elle fit donc disparaître sa Balbuz et réfléchi à un autre moyen de
casser le morceau de roche, tandis que les balles d’énergie de Matthias maquait
leur cible. Eddin, comprenant qu’ils ne trouveraient pas la solution sans aide,
leur lança :

-
Les mayis !
Utilisez les mayis !

Eléa fut la
première à penser au dessin qui correspondait à Yarras, deux traits parrallèles
reliés par une droite oblique. Puis elle lança le sort. La pierre explosa sous
le coup d’Eléa.

-
Doucement !,
dit Eddin, tu as mit une sorte d’énergie, de puissance en fait beaucoup trop
grande pour casser une simple pierre !

Eléa hocha la
tête. Matthias, lui, était déçu de ne pas avoir atteint la pierre. Tout en
voyageant, leur mentor leur faisait faire ce genre d’exercice. En début
d’après-midi, ils arrivèrent à Galova, le dernier village avant le Feu Brûlant.
Ils se vêtirent de capes, et rabattirent les capuchons sur leur tête.
Puisqu’Eddin n’était pas recherché, c’est lui qui acheta des vivres et le
cheval d’Eléa. C’était un magnifique cheval marron, à la crinière et la queue
noire. Il était vif. Eléa demanda à Eddin :

-
Comment s’appelle-t-il ?

-
Eclair, répondit
il, car celui à qui je l’ai acheté l’à recueilli pendant un orage et l’a aperçu
à la lumière d’un éclair.

-
Eléa hocha la tête
et monta son cheval, qui était aussi puissant que celui de son ami. Ils se
remirent en route en reprenant leur exercice de magie. A la fin de l’après midi
ils s’arrêtèrent et s’apprêtèrent à commencer un combat, lorsqu’Eddin leur
dit :

-
Nous allons faire
comme si nous étions de vrais ennemis, donc nous porter des coups et pas
seulement avec l’épée. Ne la recouvrez pas de la protection, nous allons faire
autre chose. Je vais nous recouvrir d’une sorte d’armure magique qui fera en
sorte que vous ne sentiez aucun des coups qui vous seront administrés.

-
Au fait, Eddin, dit
Matthias, nous avons une tunique en cotte de mailles très légère que l’on nous
a recommandé de ne pas porter pendant que nous voyageons, mais si nous nous
faisons attaquer régulièrement comme c’est le cas en ce moment, nous devrions
la porter, non ?

-
Absolument.

Ce dernier leur
montra comment former l’armure invisible, et, cela étant fait, ils commencèrent
le combat. Eléa porta un coup vers la hanche d’Eddin, mais ce dernier le para
du plat de son épée. Pendant ce temps, Matthias avança et sa lame fendit l’air
vers l’épaule de la jeune fille qui se baissa juste à temps. Elle se releva lui
dona un puissant coup de pied à la poitrine qui le fit tomber au sol. Il se
releva, et, saisissant son épée porta une pluie de coup Eddin et Eléa qui les
parèrent presque tous. La jeune fille se baissa de nouveau afin d’esquiver un
coup du garçon et lui administra un coup sur les genoux. Bien que ne sentant
aucune douleur grâce à l’armure magique, Matthias tomba quand même au sol sous
le coup. D’une torsion du poignet, l’adolescente le désarma, l’excluant du
combat. Elle s’attaqua alors à leur mentor, lui portant des coups de tous les
côtés. Elle décrivit un demi-cercle avec sa lame vers l’épaule gauche de son
adversaire qui para le coup du plat de son arme. Gagné. C’était exactement ce
que voulait Eléa. Elle fit tourner son épée autour de celle de son adversaire
de façon à ce qu’il se torde le poignet et ne puise plus tenir son arme dans sa
main. Elle avait gagné. Une fois de plus. Ils s’entraînèrent alors au combat
avec pour seule armes leur magie. Eddin leur montra les dixième et onzième
mayis avant de commencer. Ses deux « élèves » savaient que le
douzième était Therza, le sort qui tuait. Eléa commença alors à lancer une
boule feu vers Matthias qui la dévia, comme tout Ewin savait le faire, et lui
lança une boule d’énergie vert fluo. Eléa esquiva habilement l’attaque. Cette
fois, c’est Matthias qui remporta le combat. Mais de justesse, car Eléa avait
faillit le toucher avec une attaque de mayis et sans le vouloir, il l’avait
renvoyée vers elle. Dans les jours qui suivirent, ils continuèrent leur voyage
tout en progressant dans les exercices que leur imposait Eddin, et qui
devenaient de plus en plus exigeants. Lors du combat qu’ils faisaient pour
s’entraîner, le mentor des jeunes gens se faisait de plus en plus exclure le
premier, les adolescents continuant seuls le combat à une vitesse presque
surnaturelle. Matthias devenait un bon archer et Eléa progressait dans
l’apprentissage de la magie. Ils apprirent à faire certaines choses qu’ils
croyaient impossible, même magiquement, comme déplacer des objets en leur
faisant faire une sorte de téléportation. Chaque jour, ils menaient des
batailles mentales qu’ils gagnaient plus facilement qu’autrefois, mais
livraient aussi des combats à l’épée et en utilisant la magie. Eléa avait d’ailleurs
trouvé une stratégie leur permettant de mettre les armes de leur ennemi hors
d’usage en leur mettant le feu ou même en les faisant chauffer si bien qu’ils
ne pouvaient plus les tenir en main. Et puis, un jour, ils virent au loin une
gigantesque montagne qui leur paraissait petite vu la distance, mais leur
redonna du courage. C’était le Feu brûlant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapître 20 : subtilisation

 

     La vision du
Feu Brûlant redonna du courage aux compagnons de route. Heureux d’enfin
apercevoir leur destination, les adolescents et leur mentor leur se mirent au
galop en riant. Mais leur bonheur fut vite rompu par une violente attaque
mentale. Ils se mirent à lutter tous ensemble contre cette attaque. Ils la
repoussèrent de justesse et descendirent tous de cheval, épuisés. Ils se
laissèrent tomber au sol et laissèrent Matthias refaire leurs forces avec son
énergie. Eddin parut soudain inquiet. Il leur lança :

-
Nous n’avons pas
une minute à perdre. En route.

Eléa et son ami
se regardèrent, déconcertés. Eddin parut très pressé quand il leur dit :

-
Ils sont presque
arrivés au Feu Brûlant ! Alors dépêchez vous !

Affolés, les
jeunes gens se dépêchèrent de mettre le pied à l’étrier et ils forcèrent les
chevaux à partir le plus vite possible. Comment le Mal avait il fait pour
arriver aussi vite ? Ils ne se posèrent plus de questions et arrivèrent
une heure plus tard à la montagne. Eddin scruta les environ et ne vit pas les
armées du Mal. Ils se dirent donc qu’ils avaient une chance qu’ils ne l’aient
pas encore trouvé. Ils entrèrent donc par le tunnel qui menait à l’intérieur de
la montagne. Ils prirent des escaliers qui menaient à un étage, et ne trouvèrent
rien ils prirent donc d’autres escaliers, mais s’aperçurent qu’Eddin ne les
suivaient pas. Eléa l’appela :

-
Eddin !

-
Continuez sans moi,
répondit-il, je ne peux pas avancer plus. La montagne ne me le permet pas.

Les adolescents
se remirent donc à courir lorsqu’un phénomène étrange se produisit. Ils
tirèrent leurs épées de leurs fourreaux, car ils avaient l’impression que
quelque chose la brûlait. Pourtant, elle n’était même pas chaude. Soudain,
elles commencèrent à se pigmenter. Celle d’Eléa devint vert et celle de son ami
bleue. Elles avaient une magnifique couleur pastel. Elles s’allongèrent aussi,
et les deux amis sentirent qu’ils seraient plus forts lorsqu’ils s’en
serviraient. C’était comme la première fois qu’ils la touchaient. La voix
d’Eddin les ramena à la réalité :

-
Qu’est-ce que vous
faites ?, cria-t-il, dépêchez vous !

Les adolescents
se remirent à courir. Curieusement, Eléa allait plus vite en touchant la garde
de son arme. C’est donc se que qu’ils firent. Au bout d’une demi-heure de
course effrénée, ils arrivèrent dans une vaste pièce circulaire. Au centre se
tenait un curieux cylindre d’un mètre de diamètre. Lorsque les deux amis s’en
approchèrent, ils virent qu’il était creux et rempli d’une eau transparente à
tel point qu’on voyait le dessin qui était présent au fond du bassin :
c’était un œuf vert. Les jeunes gens devinèrent qu’il s’agissait de l’œuf
Emeraude. Au dessus de la surface de l’eau flottait dans les airs un
réceptacle. Eléa s’étonna :

-
On dirait ceux pour
les œufs à la coque !

Soudain, elle réalisa qu’il était vide et
comprit. Le Mal les avait précédés ! Elle descendit donc les escaliers à
vive allure avec son ami et se retrouva face à face avec un vieillard. Croyant

qu’il s’agissait d’un éclaireur de l’ennemi, Matthias
tira son  épée, mais l’homme ne bougea
pas.

-
Qui êtes
vous ?, demanda-t-il.

-
Mon nom ne vous
serait d’aucune utilité. Mais sachez que je suis de votre côté.

-
Que faites-vous
ici ?

-
Cette réponse ne
vous aiderait pas non plus. Je vais en revanche vous donner un pouvoir pour
vous donner la possibilité de vous déplacer rapidement.

Eléa
s’apprêtait à répondre lorsqu’une violente douleur lui parcourut la main. En
voyant la tête que faisait son ami, elle comprit qu’il l’avait ressenti aussi.
L’homme en face d’eux leur dit :

-
Vous n’aurez qu’à
faire jaillir le liquide de votre main sur vous ou à vos pieds afin de faire
une sorte de transfert d’endroit. C’est plus efficace parce qu’il n’existe
aucun sort qui vous empêche de l’utiliser.

Instinctivement,
la jeune fille fit jaillir une fontaine de liquide doré de sa main. Une fois
que ce dernier l’eut recouverte il l’éjecta à cinquante centimètres du sol,
juste devant Eddin. Elle tomba au sol et se releva prestement. Matthias les
rejoignit de la même façon. Eddin s’exclama :

-
Vite, en route, il
faut les rattraper !

Ils se prirent
la main et Eléa se laissa de nouveau submerger par la vague dorée de son
nouveau pouvoir. Ils furent de nouveau éjectés au-dessus du sol et se
relevèrent. Ils étaient dans un endroit désert. Les Hawë yissa. Les plaines
sèches. L’adolescente répondit au regard interrogateur de son mentor
improvisé :

-
Quand j’ai dû
décider à quel endroit je voulais aller, j’ai pensé « l’endroit où le Mal
lèvera le camp ». Et le pouvoir nous a amenés ici.

-
En parlant de ça,
c’est quoi ce pouvoir ?, demanda Eddin.

Eléa répondit
dans un soupir :

-
Je ne sais pas
vraiment … c’est un vieillard qui nous l’a donné, au Feu Brûlant.

Eddin parut
étonné. Il demanda :

-
Il était petit,
avec une barbe moyennement longue, blanche et immaculée comme de la neige, et
des cheveux lui tombant dans le creux des reins de la même couleur, c’est
ça ?

Les deux amis
se regardèrent, éberlués. Matthias parla le premier :

-
Comment tu le
sais ? demanda-t-il.

-
Certaines personnes
s’étant aventurées dans cette montagne se vantent de l’avoir vu. Elles se
plaisent à le décrire. En fait, le Gardien du Feu est devenu célèbre. Grâce à
elles, d’ailleurs.

Les voyageurs
levèrent un camp plus loin afin de ne pas se faire remarquer. Puis, lorsque

l’après-midi fut avancé, ils se cachèrent dans un arbre
touffu et guettèrent le Mal. Ils attendirent deux heures dans les branches.
Lorsque la deuxième fut presque écoulée, ils virent au loin des silhouettes se
détacher de l’horizon. Le Mal. Les jeunes gens avaient mis au point une
tactique : ils attaqueraient d’abord l’ennemi avec des flèches, puis avec
le mayi « therza », et s’il restait encore des hommes debout qui
étaient assez prêts d’eux pour être dangereux, ils se battraient à l’épée. Bien
qu’étant à un grande distance des hommes malfaisant, des flèches propulsée par
de l’Energia Lanceo pourrait les atteindre. Pour sa part, Eléa les propulserait
grâce  son pouvoir de lévitation. C’est
donc ce qu’ils firent quand ils virent une cinquantaine de personnes galope
vers eux à vive allure. Ils abattirent ainsi vingt deux personnes. N’ayant plus
de flèches, ils pensèrent ensemble au dessin du mayi « therza ».
Comprenant ce qu’ils faisaient, Eddin leur enjoignit de dire le nom du mayi ou
de penser à son nom, le résultat étant plus efficace et risquant moins de leur
faire perdre de l’énergie. Les deux magiciens lâchèrent ensemble :

-
Therza !

Ils abattirent
ainsi presque tous les hommes à cheval. Il en restait sept qui étaient
dangereusement proche. Matthias demanda :

-
Eddin, on lance des
mayis ou on se bat ?

-
Lancez des mayis,
je me bats. Si je tombe, servez vous de vos épées.

Il sauta de son
arbre et engagea un combat avec les hommes encore debout. Eléa et son ami
tuèrent encore quatre autres hommes et leur ami deux. Le dernier luttait pour
ne pas succomber à Therza. Eléa changea de tactique. Elle lâcha :

-
Towa !

Pris au dépourvu,
l’homme qui luttait s’évanouit. Matthias se hâta de lacer le sort qui tuait. Haletant
après le combat qu’il avait mené, Eddin les regarda et leur dit :

-
Bravo.

La jeune fille
prit la main de sn ami perché avec elle dans l’arbre et l’emporta dans le
tourbillon doré. Ils se retrouvèrent à côté d’un cadavre. Surmontant son
dégoût, le garçon et son amie le fouillèrent et trouvèrent dans sa besace un
objet ovale. Ils ôtèrent le tissu qui le recouvrait. Eléa se retrouva avec
l’œuf Emeraude dans les mains. Il était magnifique. Eddin les ramena à la
réalité :

-
Rangez l’œuf, puis
en route !

Les adolescents
s’exécutèrent. Ils rangèrent le précieux bien dans les sacoches des chevaux
qu’ils étaient allés chercher avec leur nouveau pouvoir. Ils montèrent sur leurs
chevaux et Matthias fit jaillir de ses pieds – juste sous ses bottes – une
flaque dorée tourbillonnante qui aspira les montures et leurs cavaliers. Ils
réapparurent à Almandem, devant des Ewins stupéfaits. Matthias avait choisi la
capitale car c’est à cet endroit que le transfert de monde était le plus facile
à réaliser. Les deux amis saluèrent donc Eddin d’un geste de la tête et
s’apprêtaient à rentrer chez lorsqu’Eléa dit :

-      Attendez !

Les garçons se
retournèrent vers elle.

-      Eddin, continua-t-elle, pourquoi ne maîtrise tu pas tous
les mayis ?

L’intéressé
soupira :

-
Je ne connais que
trois personnes assez puissantes pour utiliser tous les mayis. Les seuls que je
maîtrise sont les plus simples. En fait, ils n’y a que vous deux qui parveniez
à les utiliser actuellement, puisque mon mentor est mort il y a trois ans.

Sur un signe de
la tête, il fit un transfert de monde. Eléa et Matthias firent de même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre
21 : l’œuf Emeraude

 

     Eléa était
rentrée chez elle par un transfert de monde en vérifiant qu’il n’y avait que
ses parents. Eddin leur avait montré comment repérer les gens grâce à une sorte
de télépathie.

-      Maman !, cria-t-elle en se rendant dans la cuisine.

-      Eléa !, s’écria cette dernière en sortant de la
pièce dans laquelle elle se trouvait.

La jeune fille
se jeta dans les bras de sa mère et la serra très fort. Finalement, elle
lâcha :

-      Maman, j’ai l’œuf Emeraude, qu’est-ce qui va se passer,
maintenant ?

La mère
soupira.

-
Je n’en sais rien,
Eléa. Je pense qu’il faut attendre qu’il éclose. Ensuite, tu t’en serviras pour
repousser les attaques du Mal, qui ont déjà commencées à certains endroits
d’Ewen. L’Atrago les repousses du mieux qu’il peut, mais ce n’est pas
suffisant.

-
Il faut que le
dragon sorte vite de son œuf, sinon on est fichus, c’est ça ?

-
Peut-être, mais il
y a aussi d’autres armées, et nous pouvons compter sur les Elfes. De plus,
l’élevage et le dressage de ton dragon risque d’être long.

-
Comment je vais
communiquer avec lui, si je ne veux pas être dévorée ?

-
Il s’installera un
lien télépathique entre lui et toi. Cela pourrait même te donner ce pouvoir.

-
Cool !

-
Si c’est le cas, il
sera encore plus développé que celui de ton ami. Et maintenant, raconte moi ton
voyage.

Eléa raconta
son voyage à sa mère, avec force détails. Lorsqu’elle eut fini, sa mère lui
dit :

-      Va t’occuper de l’œuf maintenant.

-      Quoi ?

-      Eddin ne t’a pas dit qu’il fallait s’occuper de
l’œuf ?

-      Non.

-      Il faut le laver une à deux fois par jour. Il faut aussi
l’enduire d’une certaine huile. Viens, je vais te montrer.

Eléa nettoya
donc son œuf très soigneusement. Elle trempait un linge dans de l’eau et le
passait sur la sur la coquille en s’émerveillant de sa magnifique couleur.
Ensuite, comme sa mère le lui avait dit, elle l’enduit d’une fine couche
d’huile de chêne d’Ewen.

-      Maman, c’est quoi l’huile de chêne ?

-      Les chênes d’Ewen créent de l’huile qui sort par le bas
des troncs et les racines.

Le bruit de la
porte d’entrée qui se refermait fit sursauter la jeune fille.

-      Papa !, s’écria-t-elle.

Elle courut
jusque dans le hall et se jeta dans ses bras. Son père la serra dans ses bras
en riant. Eléa lui dit :

-      On a réussi !

-      Vous avez l’œuf ?

-      Oui, je m’en suis occupée avec maman.

Pierre se
baissa pour être à la hauteur de sa fille.

-
Que dirait tu si on
invitait Matthias et sa famille afin de fêter cette réussite ?,
chuchota-t-il à son oreille.

Eléa sourit :

-      Je peux le contacter ?

-      Demande d’abord à ta mère ce qu’elle en pense.

-      Maman !

-      C’est d’accord, Eléa, dit la mère qui avait tout entendu.

-      Génial !

« Matthias ? »

« Qu’est ce qui se passe ? »

« Rien, je voulais te demander si tu voulais venir
chez moi avec ta famille pour fêter la réussite du voyage. »

« Deux secondes, je demande à mes parents. »

Eléa attendit
la réponse de son ami, qui se fit connaître quelques secondes plus tard :

« OK. On vient quand ? »

« Quand vous voulez ! »

Matthias apparu
deux minutes plus tard chez Eléa, puis ils firent la fête toute la soirée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre
22 : Emeraude

 

Tous les
matins, Eléa se levait, s’habillait, prenais le petit déjeuner avec ses parents
et allait s’occuper de son œuf. Au début, elle se montra enthousiaste. Au bout
de deux semaines, elle en avait assez de voir son œuf rester immobile tandis
qu’elle le lavait et l’enduisait d’huile de chêne. Chaque jour, elle le regardait
en pensant aux attaques du Mal à Ewen. Elle comptait lui apprendre à voler et

se battre le plus tôt possible.

Chaque soir
elle était déçue de devoir se coucher en sachant que l’œuf n’avait pas éclos.
Puisqu’il était tard, elle se coucha en le regardant.

-      Pourquoi n’éclos tu pas ?, dit elle tout haut, et,
chose étrange elle parlait à l’œuf.

Elle sentit un
mouvement dans la coquille Emeraude.

-      Tu m’entends ?, s’étonna –t- elle.

Elle sentit
qu’il remuait encore. Puisque sa mère lui avait dit qu’il s’installerait un
puissant lien télépathique entre le dragon et elle, elle tenta une un contact
avec lui. Elle comptait parler par images ou émotions, car elle se doutait que
l’animal ne parlait pas son langage. Elle lui demanda par images s’il allait
bientôt éclore et entendit la réponse dans sa tête :

« Je pense, mais tu parler avec des mots, tu
sais. »

« Comment as tu appris notre langue ? »

« J’entends tout depuis mon œuf. J’ai donc appris
votre langue. »

« Me préviendras-tu quand tu éclora ? »

« Si tu le souhaite, oui. »

« Merci, Emeraude. »

« De rien Eléa. Tu es fatiguée, alors, dors. »

« Comment sais tu que je suis fatiguée ? »

« Le lien télépathique entre toi et moi me permet de
connaître ces choses-là. »

Eléa se
concentra et dit :

« Toi, tu es à l’étroit dans ton œuf »

« Tu as tout compris. »

Eléa se
concentra davantage sur les émotions d’Emeraude et s’exclama :

« Tu vas éclore demain ! »

« Oui. Mais tu sais, tu n’as pas besoin de te
concentrer aussi profondément pour lire mes

émotions. »

Eléa tenta de
les déchiffrer sans se concentrer parvint à ses fins. C’est sur cette réussite
qu’elle s’endormit.

 

« Eléa ? »

« Oui, Matthias, tu fais un transfert d’endroit chez
moi. »

« Attends, pourquoi le contact est aussi
facile ? On dirait que tu as le pouvoir du Rictupercles, toi aussi. »

« C’est normal, puisque c’est le cas ! »

« Quoi ? Mais expliques toi ! »

« Viens je t’expliquerais. »

Matthias apparut devant elle. Eléa lui expliqua son
expérience de la nuit dernière.

-
Le contact est au
moins des millions de fois plus puissant que celui que nous avions avant la
nuit dernière !, dit elle.

-
Je peux essayer de
communiquer avec lui ?

-
Bien sûr !
Mais si il te repousse, ne le force pas.

-
Ne t’inquiète pas.

A sa grande
surprise, Eléa entendit la conversation entre Matthias et Emeraude. Lorsqu’elle
en demanda la raison à son dragon, celui-ci lui répondit :

« Notre contact étant puissant, tu peux entendre mes
conversations et inversement. Mais tu peux aussi t’en couper. »

« D’accord. »

Eléa et son ami
passèrent toute la matinée aux côtés de l’œuf. Lorsque vint midi, Matthias
demanda la permission de manger avec les Ardwins. Ils faisaient en sorte de
toujours avoir l’œuf à portée de vue. Après le repas, ils mirent l’œuf dans un
bac rempli d’huile de chêne, comme avait précisé un expert en dragon à Marie.
Alors, l’œuf plongea dans une sorte de léthargie, ce qui rendait tout contact
impossible, et qui annonçait que l’éclosion aurait lieu dans trois heures au
plus tard. Au bout de trois quarts d’heures, Eléa sorti l’œuf de son bassin, et
continua de le contempler avec son ami. Ils perçurent des mouvements sous la
coquille, et le liquide dans lequel
baignait le bébé dragon devint vert fluo, irradiant la pièce de rayons
verts. Ils durent tirer les rideaux pour ne pas alerter tout le quartier.
Finalement, l’œuf se craquela de part en part, et du liquide vert se répandit
sur le sol. Une patte sortit de l’œuf, puis une autre. Puis une petite tête
verte qui fixa Eléa. Le dragonneau se dégagea de ce qui restait de l’œuf.
Curieusement, ses ailes étaient bleutées. Comprenant son interrogation, le
dragonneau lui répondit d’une voix aigüe commune au bébé :

« C’est parce que je suis tout juste sorti de l’œuf.
Elles deviendront vertes. »

« Comment se
fait il que ta voix est plus aigüe que lorsque tu étais dans ton
œuf ? », demanda la maîtresse de dragon.

« La coquille de l’œuf assourdissait ma voix. »

Emeraude se mit
à sautiller dans tous les sens. Il sauta sur le bras d’Eléa et lui fit mal avec
ses griffes.

-      Aïe ! Descends de là, Emeraude !

Le petit animal
vert sauta au sol. Une petite flamme sortit de sa bouche. Eléa ria et se
souvint qu’elle maîtrisait les éléments. Elle parvint elle aussi à cracher du
feu. Elle continua de jouer avec le petit dragon, et se rendit compte qu’en
dépit de son langage assez élaboré, il avait un comportement de bébé. Matthias
eut une idée en voyant qu’Emeraude ne savait pas comment monter sur le bras de
sa maîtresse sans la blesser. Il fit un transfert d’endroit jusque chez lui et
revint quelques minutes plus tard. Il tenait à la main un vieux gant de cuir
très épais pour que les faucons se posent dessus. Il le donna à Eléa. Il était
si grand que le dragon pouvait se poser dessus aisément. Eléa alla voir ses
parents. Ils furent surpris de voir Emeraude dans ses bras, mais ils n’eurent
pas le temps de faire quoi que ce soit : Eléa se dématérialisa juste après
les avoirs prévenus qu’elle partait dans une des plaines déserte d’Ewen. Matthias
l’y rejoignit. Il vit son amie qui lançait son dragon dans les airs. Ce dernier
battait des ailes et parvenait à se maintenir quelques secondes dans les airs
avant de retomber sur le gant de sa maîtresse.

Tous les jours,
elle se rendait dans les plaines désertes et entraînait son dragon. Au bout de
deux semaines, Emeraude avait presque atteint sa taille adulte et ses ailes étaient
devenues couleur émeraude. Le dragon pouvait voler et courir avec sa maîtresse
sur son dos. Eléa adorait aller dans les airs avec lui. Pour faire des
ballades, elle montait directement sur son dos. Pour la guerre et les combats,
elle le monterait avec la selle que ses parents lui avaient fabriquée. Elle
s’entraînait tout de même à monter en selle sur Emeraude. Ils partaient des
journées entières pour s’entraîner à voler et à combattre à dos de dragon.
Matthias mettait ses bracelets de cuir marron qui lui permettaient de voler et
s’entraînait au combat avec son amie. Un jour où ils s’entraînaient au combat
dans les plaines, Eddin arriva avec et une petite planche de surf d’environ un
mètre de long. Il la donna à Matthias.

-      Ce sera plus pratique, dit-il simplement.

Eléa et
Matthias échangèrent un regard étonné. La jeune fille réagit la première :

-      Ça va lui servir à quoi ?

-
A voler. Ce sera
plus simple que ses bracelets, car il est obligé de répartir correctement son
poids entre ses quatre morceaux de cuir. Cette planche se guide par la pensée.
Essaie, Matthias.

Ce dernier la
fit voler jusqu’à lui par la pensée et sauta dessus il commença à s’entraîner à
voler dessus. Eddin leur expliqua qu’il avait « enchanté » la planche
à l’aide d’incantations. Finalement, il dit :

-      J’ai tenté de le faire avec un bracelet en tissu pour
qu’il te permette de voler à souhait

lorsque tu le portais, mais il a explosé car il était en
surcharge d’énergie. La planche était en face de moi, alors, pour ne pas
exploser si le reste d’énergie se repliait vers moi, je l’ai dirigée vert elle.

Matthias
descendit de sa planche qu’il maîtrisait déjà.

-      Merci, Eddin.

Ce dernier
ajouta :

-      Au fait, tu peux rester accroché à la planche, si tu le
souhaite.

-      J’avais remarqué.

Il souleva la
planche au dessus de sa tête et posa sa main sous le bois. Lorsque la planche
s’éleva dan les airs, le jeune homme décolla aussi, sa main étant restée
accroché à l’objet volant. Il apprit à monter correctement sur sa planche, ce
qui rendit les combats plus facile, et plus évolués.

Puisqu’Emeraude
était trop grand pour rester dans le monde Normal, Eléa avait trouvé une sorte de
grotte à l’intérieur d’une montagne –dans les plaines désertes- à laquelle ne
pouvaient accéder qu’elle et Matthias. Ils étaient les seuls à pouvoir le faire
car on ne pouvait y accéder seulement grâce au pouvoir que leur avait donné le
Gardien du Feu Brûlant. Les transferts d’endroit étaient impossibles dans ce
lieu. Eléa avait, grâce à sa magie, créé un « tunnel » pour qu’Emeraude
puisse en sortir sans user de magie. En fait, la montagne état entièrement
creuse, mais étrangement, l’intérieur était dallé et aménagé. Il y avait une
grande fontaine et un bassin au sol, et dans les parois épaisses de plusieurs
dizaines de mètres, étaient aménagées des chambres. Pour sa part, Emeraude
dormait sur le sol de dalles. Parfois, l’Astria venait dormir contre lui ou
sous son aile. Le tunnel qu’elle avait aménagé était invisible de l’extérieur,
puisque la paroi de la montagne servait de porte, et, avec l’aide d’Eddin, elle
avait fait jeté des mayis pou que seul Matthias, Eddin, elle, et leur famille
ainsi que la sienne sois autorisés à rentrer. Toute autre personne qui
prononçait le mot de passe pour ne pouvait entrer que si Eléa donnait son autorisation
en langage Elfe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre
23 : l’attaque du Mal

 

     Comme tous les
matins, l’Astria se rendit dans sa grotte secrète. Comme à son habitude,
Matthias l’y rejoignit. Il lui lança :

-      Salut, Eléa.

-      S’lut.

Eléa était
couchée contre son dragon. Son ami continua :

-      Tu sais quoi ? Hier j’ai réussi à créer un
tourbillon pour se téléporter à distance !

La jeune fille
soupira :

-      Oui, je sais que c’est possible, je l’ai déjà fait.

Ce fut au tour
du garçon de soupirer.

-      Eléa, qu’est-ce qu’il y a ?

-      A vrai dire, Matthias, je m’ennuie.

-      Tu t’ennuies ?

-
Oui. C’est vrai que
j’adore faire des combats aériens avec toi, et j’aime aussi survoler tout Ewen
sur le dos d’Emeraude, mais j’ai l’impression de ne servir à rien. En fait,
j’aimerais aider l’Atrago.

-
Quoi ?, lâcha
Matthias, mais je me souviens très bien, au début, la seule idée de tenir une
épée dans ta main t’effrayait !

-
Je ne veux pas
aider l’armée pour me battre, Matthias, je n’aime pas la guerre. C’est juste
que notre camp a un atout et qu’on ne s’en sert pas.

Matthias hocha
la tête. L’atout, c’était Emeraude, évidement.

-
Tu sais
quoi ?, poursuivit-il, on va s’entraîner comme jamais on ne l’a fait et ce
soir, on se met au courant des attaques du Mal.

-
D’accord.

Eléa enfourcha
Emeraude qui décolla et Matthias monta sur sa planche. Le dragon emprunta le tunnel
qu’elle avait créé. Juste avant la façade, elle annonça :

-      Meraud           as !

C’était le mot
de passe. Meraudas signifiait Emeraude en langage Elfe. Le mur de roche devint
semi translucide et les deux amis passèrent à travers. Eléa piqua vers le ciel
sur son dragon en lançant des éclairs sur l’armure magique de son ami. Soudain,
elle ressentit une terreur et une angoisse monstrueuse sur une côte d’Ewen.
L’adolescente comprit que l’Atrago se faisait décimer. En voyant la tête de
Matthias, elle comprit qu’il ressentait la même chose. Il vola jusqu’à elle. La

jeune fille lui demanda :

-      Pourquoi on ressent leur angoisse ?

-      Parce qu’ils ne sont pas loin !

Eléa comprit.
Elle piqua vers sa droite, suivie de son ami.

« Eléa, qu’est ce que tu fais ? »

« Je vais les sauver ! »

« Tu es folle ! »

« Si je vois que c’est trop dur, j’irais chercher
des renforts. Sinon, je compte défendre mon pays ! »

Ils virent sous
eux des hommes portant des armures noires comme la nuit s’attaquer à l’Atrago,
qui portait l’armure avec l’emblème d’Ewen. Eléa fut révoltée lorsqu’elle vit
un homme du Mal lancer un éclair noir sur un soldat de l’Atrago. Enervée, un
rayon d’énergie à l’état pur partit de ses mains pour frapper le professeur Stein.
C’est Frédéric Stein. Blessé, ce dernier fit un transfert de lieu. Matthias
regardait son amie. Elle venait de créer de l’énergie ! Tous les soldats
du Mal qui avaient vu ce phénomène sur le champ de bataille s’enfuirent vers le
quartier général secret. Voyant que l’armée ennemie était en très mauvaise
posture, la jeune fille fit un transfert de lieu chez elle, laissant Emeraude
rentrer dans ce qui lui servait de tanière. En voyant rentrer sa fille
apparemment énervée, Marie se douta qu’il se passait quelque chose.

-      Qu’est ce qui ne va pas ?

Eléa ne
l’entendit même pas et monta à l’étage, dans sa chambre. Sa mère la suivit.
Elle la vit enfiler sa cotte de maille magique qu’aucune épée connue ne pouvait
transpercer. Eléa prit une fiole contenant une potion qui redonnait des forces
instantanément et la passa à sa ceinture, dans un élastique prévu à cet effet.
Elle vérifia qu’elle avait son couteau, son épée et une dague, puis se tourna
vers la sortie de sa chambre, où elle vit sa mère. Cette dernière
soupira :

-      Tu pars au combat ?

-      Oui. J’ai vu des gens être tués par le Mal pendant que je
m’entraîne à voler et à donner des coups sur l’armure magique de
Matthias !

-
Eléa, je suis
d’accord avec toi, met tu dois me promettre quelque chose avant de partir.

Pressée de partir, Eléa
soupira :

-
Quoi ?

-
Si ta cotte de
maille se fend, que tu reçois un rayon de sorcellerie, que tu es assez fatiguée
pour te faire tuer, ou que le combat tourne Mal, tu reviens tout de suite
ici !

Eléa sourit.

-
Promis.

Elle fit un transfert de lieu
jusqu’à Emeraude, et fonça vers la plage sur laquelle avaient lieu les combats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre
23 : le début des combats

 

     Eléa avait
retrouvé Emeraude et avait foncé avec lui jusqu’à la plage. A peine distingua-t-elle
les armures noires de celle de l’Atrago qu’elle lança de l’énergie, comme elle
l’avait déjà fait. Puis elle lança des rayons verts émeraude mortels, puis des
mayis tout en survolant le champ de bataille. Lorsque les soldats du Mal furent
trop éparpillés au milieu des de ses alliés, Eléa décida de descendre se battre
à l’épée. Elle laissa Emeraude foncer en piqué vers le sol pour écraser des
troupes ennemies tandis qu’elle volait rapidement vers le sol. Elle vit de
nouveau un rayon noir frapper un de ses alliés et, folle de rage, elle courut en
criant vers les troupes ennemies dans l’intention de les décimer. Lorsqu’elle
fut non loin d’un rassemblement de soldats, elle leva son épée pour laisser
partir de sa pointe un rayon mortel, comme elle avait appris à le faire avec
Matthias. Elle laissa partir le rayon mortel qui tua la moitié des guerriers
ennemis qui se trouvaient en face d’elle. Elle cria de joie mais avant d’avoir
pu lever de nouveau son épée au dessus de sa tête, un feu puissant décima ceux
qu’elle n’avait pas tués. Elle avait craché du feu ! Puis elle comprit que
c’était naturel car elle maîtrisait les éléments. Elle se tourna vers les
embarcations dont descendaient les ennemis. Ils étaient si nombreux…Eléa s’éleva
dans airs le un puissant jet de feu qui sortit de sa bouche enflamma les
embarcations. Contente d’elle, Eléa continua de se battre et de tuer des
soldats du Mal. Soudain, un rayon noir lui frôla le dos, la projetant au sol.
Elle se releva afin d’échapper à la lame de celui qui ce trouvait en face
d’elle. Elle le tua d’un mayi et se retourna vers Frédéric Stein, qui lui avait
tenté de la tuer d’un rayon noir.  Elle
s’envola pour le rejoindre sur le rocher qui surplombait la plage. La voyant
arriver, ce dernier lui lança d’autres rayons mortels qu’elle para avec un
bouclier magique de la taille d’une façade de maison. Elle parvint finalement à
se poser sur le rocher. La jeune fille créa des courants magiques dans ses
mains, comme elle avait appris à le faire. Elle les laissa partir vers son
ex-professeur d’allemand, désormais son ennemi. Les rayons semblaient liquides.
Ils n’attinrent pas leur cible. Stein les avait déviés en usant de sa
sorcellerie. Eléa avait depuis longtemps compris qu’il l’utilisait. Malgré
tout, en ayant pour motivation que le bien triomphait toujours du Mal, elle
continua son combat magique. Elle parait les rayons mortels, les renvoyait,
esquivait, sans s’arrêter. La fatigue commença à se faire sentir au bout d’une
heure.        Eléa créa de l’énergie
pure, comme lors de l’entraînement. Le rayon, plus puissant que les autres, fit
voler en éclat le bouclier de Frédéric. Ce dernier fut gravement blessé à la
poitrine et la violence du coup le fit choir sur le roc. Comprenant que le
combat tournait mal pour lui, le commandant maléfique fit un transfert de lieu
au moment où l’Astria s’approchait pour frapper de nouveau.

-      Et zut ! s’écria-t-elle.

C’est à ce
moment que Matthias arriva sur sa planche volante.

-      Bravo ! beau combat, Eléa.

-      Merci.

Maintenant Eléa
se sentit fatiguée. Et elle avait déjà vidé le contenu de sa fiole. Elle
regarda vers le champ de bataille et remarqua qu’Emeraude avait enflammé
beaucoup de soldats maléfique, donc l’Atrago finissait de les tuer et de les
capturer. Ils n’avaient plus besoin d’eux. Ils rentrèrent, épuisés. Marie, la
mère d’Eléa, était soucieuse. Lorsqu’elle la vit arriver, elle la serra dans
ses bras.

-      Maman, pourquoi tu m’as laissée partir sans rien dire si
tu avais si peu ?

-
Parce que je viens
d’apprendre il n’y a que quelque minutes que Frédéric Stein se trouvait
là-bas !

-      Oui, et j’ai faillit le tuer.

-      – Quoi ?

Marie regardait
Eléa dans les yeux.

-      Comment ça tu as faillit le tuer, tu t’es battue avec
lui ?

-      Oui.

-      Mais c’est très dangereux, Eléa !

-      Il était encore plus dangereux de rester sur le champ de
bataille, maman, il était sur un rocher, et pouvait nous atteindre n’importe
quand ! De toute façon, il faut que quelqu’un l’élimine.

Marie secoua la
tête. Sa fille avait raison, évidement. Le père d’Eléa arriva en courant :

-      Eléa !

-      Papa ?

Jean la prit
dans ses bras, et la famille se raconta ce qui s’était passé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre
24 : les combats continuent

 

     Eléa s’était
levée tôt. Elle laissait son esprit magique voguer sur Ewen, afin de pouvoir y
déceler la moindre attaque, la moindre embuscade. Il est onze heures. L’esprit
d’Eléa vogue depuis six heures du matin. Pourtant, elle ne ressent aucune
fatigue. Aucune lassitude, aucun ennui. Elle cherche les menaces qui planent
sur son continent. Son peuple. Sa patrie. Elle analyse n’importe quel mouvement
furtif, pourvu qu’elle l’aperçoive. L’apercevoir n’est pas le mot, ce dernier
étant plutôt les verbes ressentir, ou
percevoir. Au bout d’une demi-heure
supplémentaire, elle sentit son esprit se raidir, et s’accorda une courte
pause. Ce n’est qu’une fois complétement revenue dans sa cuisine, en France, et
surtout, sur Terre, qu’elle ressentit la fatigue.

« Il faut que je me force à faire des pauses »,
songea-t-elle, et elle prit une gorgée de potion, qui lui redonna un peu de force.

Matthias la contacta.

« Eléa ? »

« Matthias ! Quoi de neuf ? »

« Tu veux savoir ce qu’il y a de neuf ? On va
voir le roi d’Ewen ! »

« Quoi ? »

« Tu as parfaitement entendu ! Enfin, tu m’as
compris… »

« On va voir le roi d’Ewen ? Pourquoi ? »

« Pour nous tenir au courant des attaques. Là-bas il
y a une sorte de carte géante d’Ewen qui montre tout ! C’est vraiment
super ! »

« Oui ! Parce que j’en ai marre de laisser
voguer mon esprit  sur Ewen toute la
journée ! Là-bas, ce sera plus reposant ! »

« Euh…détrompe-toi ! Il va nous enseigner des
plans de guerre, et plein d’autres trucs de ce genre ! »

« Super ! »

« Parle pour toi ! »

« Et on le voit quand ? », s’enquit Eléa.

« Cette après midi. »

« D’accord. Tu sais ou se trouve son
château ? »

« A peu près… »

« Donc, tu ne sais pas. »

«  Je sais qu’il se trouve à un trentaine de mètres
de hauteur, et qu’on ne peut pas voler pour y monter… »

Surprise, Eléa
demanda :

«  Et on fait comment, alors »

« Figure-toi qu’il y a des cascades qui montent et
d’autres qui descendent. Il suffit « d’entrer » dans la cascade pour
qu’elle t’emmène tout en haut. Et là haut, il y a un dispositif magique qui te
sèche en moi d’une seconde pour que tu ne reste pas mouillé. »

« L’hiver, avec le froid, ça ne doit pas être très
amusant… »

« Si. »

« Quoi ? »

« La cascade reste à une température normale, à tel
point que tu te rend à peine compte que tu es dedans ! »

« Cool… »

« Ouais…Je passerai chez toi vers deux heures, et on
y va ? »

« D’accord ! »

 

Eléa s’allongea sur son lit en crééant un contact mental
avec émeraude.

Elle lui expliqua la situation en quelques mots. Emeraude
était tout aussi réjouit qu’elle. Le roi d’Ewen !

Elle s’apprêtait à annoncer la nouvelle à ses parents,
tout en pensant qu’ils étaient peut-être déjà au courant, lorsque Matthias la
contacta à nouveau pour lui préciser :

« Tu dois savoir qu’à Ewen, être Maître de Dragon,
c’est avoir un rang aussi élevé que celui du roi. Et être choisi par les épées
Atrianes, pareil. »

« Alors, c’est un peu comme si on était des
rois ! »

« Non, on a juste, un rang égal à celui du roi, pas
en-dessous et pas au-dessus. Rien de plus. »

« C’est cool quand même. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 25:

     Eléa frissonna.
Elle était devant le palais du roi d’Ewen. Ce qui était d’ailleurs
impressionnant. Il y avait deux cascades, ayant chacune un côté pour monter, et
un côté pour descendre. Elles formaient des cylindres parfaits. L’eau
s’écoulait devant un rocher d’un gris qu’Eléa n’avait jamais vu sur Terre. De
gigantesque plantes grimpaient sur le rocher, et certaine pendaient des
anfractuosités de la pierre. Des milliers de fleurs coloraient le lieu. Eléa le
trouvait à la hauteur de ses attentes. Elle finit par revenir à la réalité en
secouant la tête. Matthias était sous le charme lui aussi.

-      Bon, on y va ?, lâcha –t- elle.

Matthias
acquiesça. Ils entrèrent dans la cascade, en laissant la tête en dehors de
l’eau. Eléa, en voyant le sol s’éloigner, se surprit à se tenir prête à
utiliser son pouvoir lui permettant de voler.

Le roi d’Ewen
les avait sentis arriver grâce à une machine magique qui affichait l’identité
de tous ceux qui entraient dans les zones alentours du palais. Il s’était
avancé et attendait les deux magiciens. Eléa arriva sur le plateau en haut des
cascades, sur lequel se trouvait le palais proprement dit. Elle vit le roi. En
face d’elle. Elle savait que c’était lui. Et ne su quoi faire. Il était assez
vieux, il avait des cheveux blancs. Mais il paraissait en très bonne santé.

-
Bonjour !, dit
le souverain en s’avançant, un grand sourire sur le visage. Vous êtes Eléa et
Matthias ?

-      Euh…oui…, dit Eléa d’une voix mal assurée.

-      Je suis Enz.

Eléa savait que
c’était le prénom du roi d’Ewen. Il leur tendit la main, et les jeunes gens la
serrèrent.

-
Ne soyez pas mal à
l’aise, voyons. Bon, vous êtes ici pour apprendre quoi faire si il y a une
guerre. Ou plutôt quand il y aura une guerre.

Rien que de
savoir qu’il y aura une guerre. Eléa se raidi. Et Matthias bafouilla :

-      Et, euh… vous allez nous apprendre quoi,
euh…Monsieur ? Enfin je veux dire…

-
Oh, vous pouvez me
tutoyer. Et pour répondre à ta question Matthias, moi je vais vous apprendre
surtout l’histoire d’Ewen, ses guerres, et ce sont des « collègues »
qui vous apprendront à vous battre et…enfin ce genre de chose plutôt sportives.

-
Sans vouloir vous
offenser, enfin t’offenser, Enz, dit Eléa en trouvant drôle de tutoyer le roi,
on sait déjà se battre. Eddin nous l’a appris.

-
Voyons, Eléa, cela
ne fait que quelques mois que vous êtes initiés à l’art du combat, et…

-
On a les épées
Atrianes.

-
Je sais, mais devez
savoir vous servir des autres, épées, si vous ne pouvez plus récupérer votre
épée par exemple.

-
Mais on peut le
faire par magie !

-
Et comment ?
Les objets ne se téléportent pas !

-
Nous y parvenons.

Le roi se tut.

-      Vous y parvenez, vraiment ?

-      Nous pouvons vous le prouver, Monsieur.

Elle s’était
mise à le vouvoyer. Instinctivement. Le roi hocha doucement la tête.

-      Alors je vous
prie de me montrer.

Il s’adressait
à Eléa. Elle l’avait compris, sûrement par son instinct surdéveloppé par la
magie, elle savait qu’il la vouvoyait. Ils se tutoieraient plus tard.

Eléa tendit la main devant elle, et l’épée passa du
fourreau à sa main.

-      Impressionnant, admis Enz. Donnez moi votre épée.

-
C’est une mauvaise
idée, dit rapidement Matthias avant qu’Eléa la lui cède. Il vous semblera
qu’elle pèse des tonnes.

-
Ah non ! Ne me
parlez pas de ça ! Il s’agit d’un mythe ! Les gens ne soulèvent pas
cette épée par que leur cerveau les en empêche, à cause de cette stupide
légende. Moi je n’ai pas essayé de soulever cette épée parce que je voulais
apprendre loyalement le combat à l’épée, je n’ai, donc jamais eu besoin d’une
stupide arme qui soi disant permettrait de combattre facilement !

-
Vous ne croyez pas
au pouvoir de cette épée ? demanda tranquillement Eléa.

-
Non. Je pense même
être meilleur que vous à l’épée.

-
Permettez-moi d’en
douter, dis Matthias.

-
Alors prouvez le
moi, et combattez moi.

-
D’accord dis Eléa.
En se mettant en position de combat.

Pour sa part,
Matthias recula, mais se tint prêt à défendre un des deux combattants, car il
n’avait confiance en aucun des deux quant à ce combats.

Le roi dégaina
l’épée qu’il avait à la hanche. Il observa Eléa. Les cheveux châtains, yeux
émeraude vifs et perçants. Elle portait une cotte de maille spéciale, aussi
légère que tu tissu et qui serait difficilement traversée par une épée. Elle
portait une ceinture de laquelle pendaient un couteau, une dague et le fourreau
de l’épée qu’elle tenait dans sa main. Enz avait lui aussi une côte de maille.

-      Dois-je modérer mes coups, Enz ?

-      Non, ce ne sera pas nécessaire, mais je ne le ferai pas
non plus.

-      Parfait.

Ils étaient
prêts. Eléa commença à tourner. Enz suivvi le mouvement. Il fit tourner son
épée. Elle fit de même. Ils n’attaquèrent pas.

-      Avons-nous le droit d’utiliser la magie, cher Enz ?

-      Non, je préfère que nous combattions seulement avec nos
épées.

-      Cela me convient.

A peine a –t-
elle dit cela qu’elle chargea. Un coup d’épée très habile, paré avec facilité
de la part d’un Enz souriant.

Elle enchaina les coups. Il fit de même. Ils étaient très
rapides. Mais autant qu’avec la deuxième épée Atriane. Enz avait compris que ce
n’était pas qu’un mythe. Mais il mettait un point d’honneur  à continuer le combat. Il savait qu’il allait
perdre. Restait à savoir quand et comment. Au bout d’une dizaine de minutes, il
commença à être essoufflé. Eléa ne montrait aucun signe de fatigue. Elle était
aussi à l’aise que si elle se battait contre un enfant. Mais elle voulait
monter qu’elle était plus forte. Elle le désarma. Lui pointa le bout de son
épée sous le menton. Il tenta d’utiliser la magie, mais en sentant la sienne,
un peu comme une aura, il ne tenta aucune attaque.

-      Je l’avoue, ce n’était pas un mythe.

Il reprit son
souffle et ajouta

-      Effectivement, vous êtes plus forte que vous n’auriez du
l’être.

Il me vouvoie.
Et il a ajouté que j’aurais dû mal me battre
.

-      Eh bien je trouve que vous vous battez très bien aussi,
pour votre âge cher Enz.

Matthias, qui
n’avait pas envie de les voir poursuivre leur joute verbale, s’interposa.

-      Commençons-nous aujourd’hui notre entraînement ?

-
Aujourd’hui je vous
présenterai vos professeurs. Et je pense que combattrez des plus forts que
vous, tant à l’épée qu’à la magie, et même les deux mélangés. Chose que, je
pense, vous n’avez jamais faite, je me trompe.

Matthias ouvrit
la bouche mais Eléa répondit avant :

-      Oui, effectivement vous vous trompez, Enz.

-      Ah oui ?, répondit il, désarçonné, dissimulant à
peine sa surprise. Eh bien…tant mieux. Pour vous. Ce sera plus rapide.

Eléa sourit
légèrement, contente de son effet.

Ils entrèrent dans la bâtisse, le palais proprement dit.
A peine entrés, Enz les entranaîne dans une salle ou se trouvaient quatre
personnes, deux hommes et deux femmes.

-      Vos professeurs de combats.

Ces derniers
saluèrent les magiciens surpuissants en s’inclinant légèrement. Enz
lâcha :

-      Voila. Je vous laisse avec eux, vous allez commencer à
travailler.

Suivant les
règles de politesse Ewine, ils saluèrent le Roi en s’inclinant de même. Bien
sûr, Eléa se baissant un peu moins. A peine, en fait. Enz fit la même chose.

Ils se
tournèrent alors vers leurs professeurs. Matthias lâcha :

-      C’est vous nos nouveaux profs de combats ?

Un des hommes,
un brun aux yeux bleus, s’avança :

-
Oui. On vous
apprendra le combats avec différentes armes, avec la magie, avec les armes et
la magie, sans armes et sans magie,…enfin, un peu tout les types de combats.

-
Cool, dit Eléa.

-
Ouais, cool, dit
Matthias.

Certains de
leurs acteurs inclinèrent la tête, les autres avaient le regard plein
d’incompréhension. Eléa ajouta :

-      Cool, ça veut dire « bien »

-      Ah…

Silence. Eléa
et Matthias se demandaient quel comportement ils devaient adopter. Ils
s’exprimèrent en même temps :

-      Alors qu’est ce qu’on…

-      Donc on est censés…

Ils se
regardèrent.

« Eléa, comment on doit s’adresser à
eux ? »

« j’en sais rien moi, on a qu’à opter pour la
franchise ! »

« Et là on fait quoi ? »

-      Vous êtes en train d’utiliser Rictupercles ?

-      Hein ? Euh, oui, enfin…

-      C’est un don intéressant. Je propose qu’on se présente.

C’était l’homme
aux yeux bleus.

-      Je m’appelle Alexandre. Un prénom de votre monde, il me
semble

-      En effet, Alexandre est un prénom Français, répondit
Matthias.

-      Français ? C’est une de vos régions ?

-      La France est un des pays de la Terre, oui.

-      Je m’appelle Elsi, dit une femme aux cheveux d’un noir
profond et des yeux gris acier.

Les jeunes
magiciens inclinèrent légèrement la tête.

-      Moi, c’est Myrdanem, dit l’autre garçon. Il avait les
cheveux châtains, les yeux verts.

-      Un prénom peu commun, dit Matthias.

-
Je ne sais pas si
dans votre pays les prénoms sont communs, mais ici, beaucoup des parents
inventent les prénoms de leurs enfants.

-      Cool, dit Eléa.

-
Oui, cool, dit la
femme qui ne s’était pas présentée. Elle était très jeune. Ils avaient tous une
vingtaine d’années, mais elle, avait plus ou moins l’âge des adolescents
Terriens.

-
Je m’appelle Mayla.
Je suis jeune pour être un professeur, mais j’ai un don particulier en matière
de combat.

Eléa sourit.
Elle se sentait proche de cette fille qui avait à peu près son âge.

-      Bon, on commence ?, lança joyeusement l’Astria.

-
On va commencer par
se battre tous ensemble à l’épée, dis Elsi. Est-il vrai que vous avez les épées
Atrianes ?

-      Oui. Vous y croyez au moins ?

-      Après la démonstration que vous avez faite au Roi Enz, je
ne vois pas comment je n’y croirais pas.

L’Astria rougit
un peu. Mayla ajouta :

-      Il fallait un peu le secouer de toute façon. Allons sur
le terrain.

Ils se
rendirent dans un endroit en tout point semblable au terrain d’entraînement
d’Almandem. Et commencèrent aussitôt à se battre.

Eléa et
Matthias éliminèrent rapidement les autres et se battirent l’un contre l’autre.
Ils anticipaient chaque mouvement, leurs sens étaient décuplés par la magie, et
ils ressentaient intensément le combat. Parer un coup, esquiver. Porter un
coup. Esquiver, reculer. Une attaque. Parer, porter, esquiver. Reculer.
Matthias fini par être désarmé. Au bout d’une demi-heure de combat. Les terriens
étaient haletants, et Eléa aurait pu tuer Matthias si elle en avait eu envie.
Les Ewins applaudirent.

-      Bravo, dit Mayla, les yeux plein d’admiration.

-
Oui, vous êtes très
forts, ajouta Myrdanem. Mais je voudrais savoir si vous êtes aussi forts avec
des épées, disons, « normales ».

-
Euh, lâcha
Matthias, j’en ai aucune idée.

-
Eh bien
essayez !, dit joyeusement Elsi.

Alexandre leur
tendit deux épées. Ils s’en saisirent. Se placèrent face à face, haletants. Et
Matthias attaqua. Avec moins d’énergie. Eléa para. Avec moins d’énergie.  Le combat se poursuivit. Ils étaient beaucoup moins
vifs. Ils étaient fatigués. A tel point que lorsque Matthias la désarma, Eléa
lâcha son épée. Le combat avait duré un quinzaine de minutes. Elsi lança :

-
Ce que vous ont
appris les Epées Atrianes reste dans votre corps et vous pouvez l’utiliser même
avec d’autres épées ! c’est merveilleux ! mais là vous étiez trop
fatigués pour combattre normalement. Reposez vous, et ensuite, vous irez
apprendre avec le Roi.

Lecture

Eh oui, je continue avec mes conseils en matière de lecture. mis à part les livres de Pierre Bottero cités précédement, j’ai aussi lu plusieurs séries d’Anne Robillard.

1e série : les chevaliers d’émeraude. l’histoire se poursuit avec les héritiers d’enkidiev. J’ai vraiment aimé ce livre, qui raconte l’histoire de chevaliers hors du commun qui se défendent contre des armées d’hommes-insectes.

 

2e série: A.N.G.E.. Cette série de livres raconte l’histoire le l’Agence Nationale de la Gestion de l’Etrange, une organisation qui tente d’expliquer des phénomènes surnaturels.

 

3e série: les ailes d’Alexanne. Ces livres racontent l’histoire d’une adolescente qui a perdu ses parents et qui pars vivre chez sa tante. Là, elle découvre un monde magique et tente de le découvrir.

Types de lecture

Jusqu’à présent, je n’ai publié que des aticles concernant ce que j’ai écrit. Je compte en poster d’autres concernant ce que j’ai l’habitude de lire.

Par exemple, j’ai lu plusieurs livres de Pierre Bottero ( treize, en fait) voici trois de ses trilogies :

- la quête d’Ewilan

- les mondes d’Ewilan (suite de la qquête d’Ewilan)

- Le pactes des marchombres (suite des mondes d’Ewilan)

Après, il a écrit la trilogie l’Autre ( qui n’a pas de rapport avec Ewilan).

Il a aussi écrit le livre s’intitulant les âmes croisées, mais il n’y aura pas de suite.

Voilà… Si vous ne connaissiez pas ces livres, j’espère que vous les lirez!

Eléa Caldwin : la prophétie de l’oeuf Emeraude

Voici le début d’une histoire que j’écrit en duo avec une amie. Cependant, il n’y a qu’une partie qui soit de nous deux, pour la suite, nous l’écrivons chacune de notre côté et nous le mettrons en commun à la rentrée prochaine. Bonne lecture!!!

Eléa Caldwin 

La prophétie de l’œuf Emeraude 

 

 

Chapitre 1 :L’envol d’Eléa 

Eléa se fraye du mieux qu’elle peut un passage parmi les personnes qui se pressent vers la sortie du collège. Une fois dehors, elle rejoint Matthias, qui l’attend, comme d’habitude près d’un banc en face du collège. Matthias et Eléa se connaissent depuis qu’ils sont tous petits et partagent beaucoup de choses. Quand Eléa est rentrée en primaire, elle était seule, loin de ses amis. Elle était allée tout au fond de son rang, désolée de ne pas être avec ses ceux qu’elle connaissait, lorsqu’un petit garçon avait rejoint l’arrière du rang. Il l’avait regardée et comprit qu’ils étaient tout deux dans la même situation. Lorsque Matthias –puisque c’était son prénom-lui avait demandé le sien, elle lui avait simplement répondu avec un air mystérieux. 

- Eléa Caldwin 

Depuis ce jour ils faisaient presque tout ensemble. Ils commençaient à rentrer du collège lorsqu’ Eléa s’arrêta d’un coup, courbée, tenant sa tête entre ses mains. 

-       Ça va? 

Pas de réponse. 

-       Eléa ! Tu m’entends ? Eléa ! 

Elle finit par se redresser. 

-       Tu m’as fait peur, lui annonça Matthias 

-       T’inquiète pas, ça va mieux. 

Pendant le chemin Matthias gardait un œil sur elle, de peur qu’elle ne se courbe de nouveau en deux. Soudain Eléa s’arrêta. 

-       Qu’est-ce qu’il y a ? Eléa je te préviens si tu le fais exprès ce n’est pas drôle du t… 

-       Matt’,je ne me sens pas bien, je me sens si légère… Matthias, qu’est-ce qui se passe ? 

-       J’en sais rien moi ! Peut-être que… 

Eléa vit les yeux de Matthias s’écarquiller et sa bouche s’ouvrir grand. 

-       Qu’est ce qu’il y a ? demanda-t-elle, surprise que Matthias s’interrompe. 

-       Ben, c’est difficile à dire… Regarde en bas, à tes pieds. 

Eléa baissa le regard et vit le sol ainsi que les pieds de Matthias…trente centimètres en dessous des siens ! Elle cria de peur, paniqua et tomba soudainement au sol. 

-       J’ai pas rêvé hein Matthias ? Je me suis envolée, et je suis retombée ? 

-       Ben, oui, je crois bien. Peut-être que t’as des super pouvoirs ! 

Eléa hocha la tête et lui dit qu’il fallait rentrer. Elle s’arrêta d’un coup et dit : 

-       Je vais réessayer pour voir, on ne sait jamais. 

 Matthias voulut la retenir. Trop tard. Eléa flottait déjà dans les airs mais cette fois-ci, non pas à trente centimètres de hauteur, mais à environ  un mètre cinquante. Matthias lui attrapa les pieds et la fit descendre. 

Pendant le trajet Matthias eu la bonne idée de passer son bras autour des épaules d’Eléa pour l’empêcher de se mettre à flotter dans les airs, ce qui fut très utile. 

Avant d’entrer chez elle, Eléa regarda Matthias et lui dit et lui fit promettre de n’en parler à personne. 

 Chez elle, elle voulut parler à ses parents, mais ils étaient occupés, et même si Eléa trouvait important de raconter son étrange aventure, son père ne fit que promettre de lui parler une fois qu’il aurait finit son travail. Elle alla se coucher en baillant, et, une fois dans son lit réfléchit à se qui s’était vraiment passé. Elle voulu en avoir le cœur net. 

-       Aller Eléa, montre de quoi tu es capable, se dit-t-elle pour s’encourager. 

Elle se concentra sur le sol et tenta de défier les lois de la gravité, mais n’y parvint pas. Enervée, elle sauta le plus haut possible et c’est parvint cette fois à utiliser son « super pouvoir » … en se cognant la tête contre le plafond de sa chambre. 

-      Génial…, dit- elle, qu’est ce je sais faire d’autre qui serait extraordinaire ? Elle eut beau faire se creuser la tête et tenter faire différentes choses comme faire apparaître certains objets, elle n’y parvint pas. Après s’être mis en tête qu’elle ne possédait pas d’autres pouvoirs, elle se mit au lit, en s’y rendant par la voie des airs, bien entendu (pourquoi y aller en marchant quand on peut y aller en volant). 

Elle fit un drôle de rêve. Elle se trouvait dans un royaume qui s’appelait autrefois Elfia car les Elfes furent les premiers à le peupler et de nos jours, ils en sont les sentinelles. Mais à présent, d’autres personnes sont venues le peupler donc il s’appelle Ewen, même si certaines personnes persistent à l’appeler Elfia. Dans ce rêve, elle possédait des pouvoirs comme la télékinésie, le pouvoir de maîtriser et de résister au feu, le pouvoir de guérir des blessures, de contrôler les éléments et celui de voler dans les airs. Soudain, elle sentit qu’on tentait de lui faire passer un message, elle vit une inscription se former en lettres d’or floues, elle tenta de déchiffrer le message, quand soudain…BIPBIP…BIPBIP…BIPBIP…BIPBIP…BIPBIP… Son réveil ! Elle arrêta la sonnerie en pestant contre elle car elle devait lire cette fichu inscription, et au diable l’école, car elle savait que ce n’était pas n’importe quel rêve, c’était un rêve prémonitoire… 

 

 

Chapitre 2 : Qui est Eléa ? 

Eléa descendit déjeuner avec ses parents. S’assit. Les regarda d’un œil noir et déconcerté à la fois. 

-      Qu’y a-t-il ? demanda sa mère, une femme charmante aux yeux vert émeraude qui s’appelait Marie et qui travaillait en tant que pharmacienne. 

-      Je suis qui ? demanda la jeune fille. Son père soupira, craignant d’être  à nouveau accablé d’un discourt du genre de sa fille, c’est-à-dire assez enflammé. Il répondit tout de même : 

-      Qui veux-tu être de plus qu’Eléa Caldwin, élève de treize ans et demi exactement qui va au collège… 

-      Peut être que je veux juste être … Dans son rêve, un Elfe avait dit qu’elle était leur sauveuse : l’Astria, comme ils disent. 

-       Que tu veux juste être quoi ? 

Eléa prit une inspiration et lâcha : 

-       L’Astria 

 

 

à 

à   à 

 

Eléa traîne ses pieds sur le chemin de son collège. Ils lui semblent lourds, de même que son sac qu’elle avait fait la veille. Elle retrouve Matthias, juste en face du collège. 

-       Salut ! Euh… Je me trompe, ou ça va pas si bien ? 

-       Non, ça va pas si bien que ça. Je t’expliquerais, là, faut aller en cours. 

Matthias acquiesça, bien à contrecœur, mais décida de revenir sur ce sujet à la récréation de dix heures, le seul ennui étant que juste avant, ils avaient un cours de mathématiques. Ce qui ennuyait infiniment Matthias était qu’il savait pertinemment que ce cours passait deux fois moins vite qu’une après midi entière. 

Quand la sonnerie se décida à retentir, Matthias chercha son amie dans la cour du collège. Une fois qu’il l’eut trouvée, assise sur un banc, le regard déconcerté perdu dans le vague, il s’assit à côté d’elle et lui dit : 

-      Bon, il faut vraiment que tu me dises ce qu’il y a, parce que c’est pas dans tes habitudes d’être comme ça… 

-       J’ai fait un rêve, Matt’, et pas n’importe quel rêve, c’était un message des Elfes. 

Elle lui expliqua son rêve en détail et lui rapporta aussi les paroles de son père : «Aller, tu vas être en retard à ton école ».Point final. Fin de la discussion. Pourtant, Eléa avait compris que son père savait quelque chose. Elle se résolu donc à parler à ses parents le soir même. Puis quelque chose lui vint en tête. 

-       Matthias, ce rêve est réalité. Donc… 

Elle se tut et fit quelque chose qui compléta sa phrase : elle fit grandir une flamme dans sa main. 

- Et c’est pas tout… 

Elle fixa son sac, et de sa seule force mentale, le souleva de quelques centimètres. Matthias affichait un air mi-étonné, mi-admirateur, mi-envieux. Finalement, il lâcha : 

-      Vivement que tu demande à tes parents à quel monde tu appartiens, histoire qu’on en sache un peu plus… 

 

De retour chez elle, elle constata que son père, Jean n’était pas encore arrivé. Il travaillait comme médecin, et ne finissait jamais son travail à la même heure. Elle alla trouver sa mère dans la cuisine et lui demanda quand est-ce que son père arriverait. 

-       Il vient de m’appeler, il ne devrait plus tarder, maintenant, lui répondit sa mère. 

Comme pour confirmer ce que sa mère venait de dire, Eléa entendit son père entrer. Elle lança à leur intention : 

-       Il faut que je vous parle. 

Ils s’installèrent à la table de la cuisine et Eléa commença : 

-      J’ai fait un rêve, la nuit dernière, et je sais que c’est un rêve prémonitoire, ne me dites pas le contraire. J’étais de sang noble, et j’avais des pouvoirs magiques. J’étais dans un monde parallèle nommé, Elfia autrefois et Ewen maintenant. Des Elfes ont essayé de me faire passer un message qui s’est affiché en lettres dorées et floues, elles devenaient de plus en plus nettes, lorsque mon réveil a sonné. 

Ses parents ne disaient rien. Eléa s’énerva : 

-       Je sais que vous savez qui je suis. Qui nous sommes. 

Voulant accélérer les choses Eléa fixa la corbeille de bonbons posée sur le plan de travail et dit : 

- Vous voulez des bonbons ? Et elle souleva par la pensée la corbeille pour l’amener sous le nez de ses parents. 

Ils la regardèrent, le regard presque joyeux. Alors Eléa se mit à flotter dans les airs, tendit les bras devant elle et fit grandir une flamme dans ses mains. Puis elle ouvrit le robinet d’un regard, et souleva de l’eau par la pensée et la fit s’écraser dans les flammes au creux de sa main. 

-      D’accord, commença son père, je vais tout t’expliquer. Nous sommes des Ewins, des habitants d’Ewen. Nous avons des pouvoirs, comme tu l’as constaté, et le message que tu a vu dans ton rêve est la prophétie. Le reste, tu le sais, tu l’as vu dans ton rêve. 

-       Et que dit la prophétie ? 

Son père soupira et dit : 

-      La seule manière que les Elfes ont trouvée pour te faire connaître la prophétie est de te la montrer dans ton rêve. Ton réveil t’a donc empêché de la connaître, mais je pense que les Elfes réessayeront de te faire passer le message. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 3 : La mission d’Eléa 

 

Eléa regarda son réveil.  Cinq heures du matin. Elle se leva et courut jusqu’à son bureau pour écrire à toute vitesse sur un bout de papier. Une fois cette opération terminée, elle courut jusque devant la porte de la chambre de ses parents. Frappa trois coups bien forts et entrebâilla la porte. Cela faisait une semaine qu’Eléa attendait quelque signe venant des Elfes, et cette nuit, elle en avait eu. 

-       Papa, maman ! 

Ses parents se réveillèrent en grognant. 

-       Qu’est ce qu’il y a ?, demanda son père, puis il écarquilla les yeux et ajouta : 

-       Tu as eu un signe ? 

-       Oui ! La prophétie ! Et je l’ai recopiée. Tiens ! 

Elle lui tendit le papier sur lequel elle avait réécrit la prophétie. Elle disait : 

La sauveuse d’Ewen, l’Astria 

Tu as été nommée, ton nom est Eléa 

Car l’œuf Emeraude, légende oubliée 

A le pouvoir, de tout contrôler 

Les armées du mal, veulent le posséder 

A leurs fins sur le peuple ils pourront régner 

Si leur vœu est exaucé 

Dans le Chaos noir, le monde sera plongé 

Mais si tu le retrouve avant 

De direction changera le vent 

Tout repose sur toi 

Notre sauveuse, Eléa 

 

Tout ce qu’Eléa parvint à dire c’est 

-       Euh… ça veut dire quoi, exactement ? 

-      Que l’œuf Emeraude est en danger !, annonça son père. Eléa, il faut que tu trouve le moyen de te rendre à Ewen ! 

-       Mais c’est quoi, au juste, ce moyen ? 

Sa mère se leva, et lui expliqua : 

-      Il faut que tu ressentes une envie de voyager à travers n’importe quoi. Que tu te sentes t’effacer d’un monde pour apparaître dans l’autre. 

Eléa bailla et dit : 

- Dis, finalement, ça t’ennuie si on voit ça demain ? Parce que je suis un peu fatiguée, là. 

Ses parents sourirent et lui dirent d’aller se coucher. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 4 : le transfert de monde 

 

Quand le réveil d’Eléa sonna à sept heures précises, Eléa se leva, s’habilla et alla retrouver ses parents dans la cuisine pour le petit déjeuner. 

-      Dis maman…, demanda Eléa, ça veut dire quoi déjà ce que tu m’as dit, pour aller à Ewen ? Enfin, oui, je vois ce que tu veux dire, mais je crois que j’arrive pas à le faire. 

-      Il va falloir t’entraîner, Eléa, lui répondit sa mère, et une fois que tu arriveras à faire le transfert de monde, il te faudra trouver l’œuf Emeraude. Ensuite, je pense qu’il faudra le remettre au gouvernement d’Almaden, la capitale d’Elfia. 

-       Le transfert de monde, c’est quand je vais à Ewen ?, voulut savoir Eléa. 

Sa mère acquiesça, puis Eléa partit pour l’école, heureuse d’en savoir plus. Elle attendit Mathias, comme d’habitude, à l’école. Lorsqu’il arriva, Eléa lui expliqua tout ce qu’elle venait d’apprendre en détail. La sonnerie retentit et ils durent se rendre en cours. 

Lors de la pause de dix heures, Eléa réfléchit avec Matthias : 

-      Qu’est-ce que ça veut dire, cette histoire de transfert de monde, ou il faut avoir envie de s’effacer d’un endroit pour aller dans un autre ?, demandait elle. 

-       Aucune idée, lui répondait il. 

Lorsque la sonnerie interrompit de nouveau lui réflexion sur le fait que le transfert de monde était dur à réaliser. Eléa souffla et dit : 

-       On a quoi, comme cours ? 

Son interlocuteur soupira et lui répondit qu’ils avaient histoire puis anglais. Le cours d’histoire parut long au deux amis, mais se passa bien. Une fois en cours d’anglais, leur professeur, Mme Morène leur fit la pire des surprises pour un élève. 

-      C’est n’importe quoi ces interros surprise, se plaignit Matthias, ça devient de plus en plus courant ! 

Mme Morène distribua les sujets et Eléa sentit Matthias se tendre à la vue des questions posées, comme toute la classe d’ailleurs. Elle commença ses exercices et entendit tout le monde demander les réponses à leur camarade. Elle s’en moquait, bien sûr, mais elle commença à se sentir légère, légère et elle peinait à rester assise sur sa chaise. Elle commença à transpirer. Quelqu’un lui demanda une réponse, mais elle ne lui répondit pas, trop occupée à rester sur sa chaise. Elle parvenait presque à se maîtriser, lorsque Laurent, quelqu’un qu’elle détestait au plus au point, se mette à dire tout haut : 

-       Regardez ! Eléa stresse à mort parce qu’elle ne sait pas les réponses à son contrôle. 

C’est alors qu’un surveillant entra et dit à Mme Morène qu’on la demandait. Elle dit qu’elle faisait confiance aux élèves et partit. Mais le surveillant annonça tout de même qu’il devait surveiller la classe d’à côté et que les élèves n’avaient pas intérêt à dire un mot. Quand il fut dans la salle d’à côté, Laurent lança : 

-       C’est dur le contrôle, hein Eléa ? Surtout quand on n’a pas d’antisèches… 

Eléa ne répondit pas. Elle faisait un effort colossal pour rester sur sa chaise, et ne se permettait pas de se concentrer sur autre chose. Pourtant elle avait envie de disparaître, elle ressentait une envie de voyager à travers n’importe quoi. Elle voulait s’effacer de cet endroit pour apparaître à un autre endroit. Au même instant, elle ferma les yeux, épuisée, ne parvint plus à se retenir et s’envola. Elle ouvrit les yeux, terrifiée à l’idée de ce qu’elle avait fait devant ses camardes de classe…et elle était chez elle devant son père dont les yeux brillait de joie. Eléa comprit qu’elle avait fait un transfert de monde, mais de l’école à chez elle, c’était donc un…transfert d’endroit ! 

-      Bon, il faut que j’y retourne, dit-elle avant de se transférer de nouveau dans son collège, mais dans les toilettes cette fois ci pour plus de discrétion. 

Matthias avait bien fait les choses. Personne n’avait Eléa disparaître, par bonheur à part Matthias. Il avait donc fait diversion et avait ensuite dit à la classe qu’Eléa était allée aux toilettes. 

 

De retour chez elle, Eléa sautait de joie à l’idée d’avoir réussi le transfert de monde. Sauf qu’à présent, au lieu de le faire d’un endroit à un autre, il faudrait le faire d’un monde à l’autre. Sa mère l’attendait avec son père. Ce dernier lança : 

-       Tu es prête ? 

-       Prête pour quoi ?, répondit Eléa. 

Sa mère sourit et dit : 

-       Pour le transfert de monde ! 

-      -Je suis prête, lança Eléa. Mais dit papa, je pourrais continuer le karaté, quand je serais à Ewen ? 

-      - Bien sûr !, répondit-il, savait-tu que là-bas il y a une armée qui mélange art martiaux et magie. J’ai déjà vu un de leur entraînement, et je peux t’assurer que c’est impressionnant ! 

-      - Génial j’ai hâte de voir ça, dit Eléa en rêvant. Elle adorait les arts martiaux, et depuis qu’elle l’avait découverte, elle adorait aussi la magie. Elle ajouta timidement : 

-       - Euh… on y va ? 

-       - Attend, je n’en ai pas pour longtemps, dit sa mère. 

Elle revint avec un ruban doré qui était sans aucun doute magique. Sa mère lui expliqua : 

-      C’est un traceur. Il nous permettra de te suivre, et d’assurer que tu ne te perdes pas à Ewen. 

Jean enroula le traceur autour de sa taille et l’extrémité de l’objet magique se colla à au reste du ruban afin d’être sûr de maintenir Jean. Marie et Eléa firent de même et Eléa ferma les yeux. Tenta un transfert de monde, puis, rouvrit les yeux pour découvrir un décor magnifique. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 5 : la découverte d’Ewen 

 

Eléa avait ouvert les yeux pour avoir devant elle un décor magnifique. 

-       Almandem… lâcha Pierre. 

-       Euh… c’est quoi Almandem ?, demanda Eléa. 

-       La capitale d’Ewen…, répondit Marie. 

-       Almandem…répéta Eléa, émerveillée, c’est magnifique, je n’ai rien vu de si beau… 

En effet, la ville était très impressionnante. On y voyait des tas de tours, des maisons splendides, des fontaines, et Eléa fut surprise de voir une personne avec des oreilles pointues et de magnifiques ailes repliées, comme les elfes qui étaient représentés dans ses mangas. Son père lui donna un petit coup de coude. 

-       Est-ce que tu as vu la cascade enchantée ? 

-       Où ça ?, lui demanda Eléa. 

-       Juste là !, lui répondit son père en la lui désignant. 

-       Magnifique…lâcha Eléa, c’est tout simplement magnifique… 

La cascade était scintillante, mais sa couleur n’était pas uniforme, car par endroit elle avait une certaine couleur qu’elle n’avait pas à un autre endroit. Sans quitter la cascade des yeux, Eléa di : 

-       C’est comme si on avait mélangé les couleurs de tous les diamants du monde. 

-      C’est le cas, lui répondit son père. En effet, les Elfes ont fait en sorte que les couleurs de tous les diamants qui existent ou qui ont put exister colorent cette cascade. Ils ont eu une bonne idée. 

-      Almandem m’avait tellement, manquée, lâcha Marie, émue. Bon, se reprit-t-elle, et si nous allions consulter le livre des Ewins ? 

-       C’est quoi ça encore, demanda sa fille. 

-      C’est le livre où il est consigné tous les pouvoirs de tous les Ewins, dit Pierre, mais je pense que nous devrions y aller une autre fois, nous devons rentrer et, de plus, je n’aimerais pas qu’Eléa soit reconnue devant tant de personne. 

-      Aujourd’hui, il ya trop de monde, effet, reconnut Marie en voyant le pied de la tour noyé sous des Ewins surexcités. 

-       On rentre ? dit Eléa. 

-       Oui, on rentre, dit Marie. 

-       Attendez ! 

La famille Caldwin se retourna pour voir en face d’eux un homme de grande taille, qui devait avoir quarante-cinq ans. Eléa regarda ses parents en pensant qu’ils étaient ridicules, avec le traceur autour de leur taille mais ne dit rien, trop étonnée de voir ses parents sourire. 

-       Je crois que j’ai raté un épisode…, dit-elle. Pour toute réaction, son père lâcha : 

-       Atlos… 

-       Ohé, papa, maman, qu’est ce qui se passe ? 

-       Rien, dit son père en la regardant, comme tu le vois nous avons retrouvé un ami d’enfance. 

Atlos –puisque c’est ainsi qu’il s’appelait- les regarda et dit : 

-       Vous devriez enlever ce traceur… Je pense que vous serez d’accord pour passez chez moi. 

-      Avec plaisir, répondit Marie tandis que Pierre récupérait le traceur pour l’enrouler comme  un ruban de couture. Son ami demanda tout de même : 

-       Est que c’est Eléa ? 

Les parents de l’intéressée sourirent en acquiesçant. 

 Les Caldwin suivirent Atlos jusque chez lui et sur le chemin, Eléa se faisait expliquer que Atlos était un ami d’enfance de Pierre et de Marie. Ils étaient ensemble à l’école lorsque qu’ils étaient petits. C’était une grande école d’Almandem qui s’appelait Elfia. Malheureusement, une guerre avait éclaté et obligé Pierre et Marie, ainsi que de nombreux autres Ewins, à quitter Ewen pour se rendre dans le Monde Normal, celui que nous connaissont. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 6 : le Grand Chaos 

 

Eléa entra dans la maison, qui s’avéra être une magnifique maison, même pour un Ewin. Une fois entrés dans la maison Eléa se demanda : 

-       C’était quoi cette grande guerre dont vous avez parlé tout à l’heure ? 

Le regard de son père s’assombrit : 

-      C’était la guerre qui a provoqué le Grand Chaos. Les armées du mal volaient prendre le contrôle d’Ewen, et même des Elfes. 

-       Pourquoi est-ce que tu dis « même des Elfes » ?, s’enquit Eléa. 

-      Car les Elfes sont indépendants ! Ils vivent dans leur ville, si on n’appelle pas ça un pays vu sa taille. Il s’appelle Elfia, à défaut du nom d’Ewen. Mais s’ils sont indépendants, ils ne nous ont pas moins aidés lors de la bataille du Grand Chaos. Eléa, il faut que tu comprennes que les temps sont troublés. La période du Grand Chaos s’était apaisée, jusqu’à ce qu’on apprenne que la prophétie était vraie et qu’un vrai œuf de dragon existait, bien que beaucoup de gens soit encore sceptiques. 

-       Mais…, demanda Eléa, ce n’est pas courant les œufs de dragon ici. 

Tout le monde éclata de rire autour d’elle. Finalement, sa mère lui répondit : 

-      Non ma chérie, ce n’était qu’une légende. Mais d’après la prophétie…tu devrais être la Maîtresse de Dragon d’Emeraude. Emeraude est le nom du dragon qui se trouve dans l’œuf Emeraude. 

-       Alors je suis la première… Maîtresse de Dragon… 

-      Oui, et tu n’es pas au bout de tes surprises parce qu’il y a quelque chose que tu ne pourras pas reprocher à Matthias car il n’était pas au courant jusqu’à son premier transfert de monde. 

Il y eu un déclic dans l’esprit d’Eléa. Son regard s’illumina : 

-       Maman, seul les Ewins peuvent effectuer un transfert de monde, n’est-ce pas ? 

Sa mère acquiesça en silence le regard et le sourire amusés. Eléa lâcha : 

-       Matthias est un Ewin ? 

-       Oui ! 

-       Mais c’est génial…lâcha Eléa. 

Atlos toussa pour attirer l’attention. 

-       Excusez moi, dit il, mais Eléa, es-tu l’Astria ? 

-       Je crois bien. 

-       As-tu reçu l’étoile ? 

-       Quoi ? 

-       Tu n’as pas reçu l’étoile ? 

-       C’est quoi ? 

-      C’est un pendentif en forme d’étoile à six branches. C’est en fait chez vous l’étoile de David, mais cela n’a aucun rapport. En langage Elfique, il s’appelle Stellias. Le nom Astria  vient du même langage, mais les Elfes ne s’en servent que pour dire des choses sacrées ou importantes. Revenons à Stellias, les deux triangles, l’un à l’envers, l’un à l’endroit montrent que l’on ne saura jamais dans quel sens il faut le tenir car si on met l’étoile à l’envers, la figure est la même, c’est symbolique. Tu recevras le pendentif au moment voulu. 

Eléa était frustrée de devoir attendre. 

-       Alors je vais devoir attendre de le recevoir pour commencer ma « mission » ? 

Les adultes autour d’elle acquiescèrent. Atlos lança : 

-       Comptez vous allez consulter le livre des Ewins, ou l’avez-vous dejà fait ? 

Jean répondit : 

-       Il y avait trop de monde… On ne voulait pas se faire remarquer. 

-      Je comprends…Mais Sachez qu’à cette heure ci, il n’y a presque plus personne dans la tour. 

Eléa se leva : 

-       Alors qu’est-ce qu’on attend ? 

Eléa se dirigeait vers la tour avec ses parents. Elle regardait autour d’elle, émerveillée de voir tant d’agitation qui paraissait pourtant commune aux Ewins. Soudain son regard fut de nouveau attiré par une Elfe magnifique. Sa chevelure dorée tombait en cascade sur ses épaules gracieuses, tandis que ses ailes étaient argentées. 

-       Papa…, lâcha-t-elle, c’est une Elfe ? 

-      Oui, répondit son père, cela faisait tellement longtemps… Savais qu’il y a des Elfes ailés et des Elfes non ailés ? 

-       Comment voulait tu que je le sache ? 

Une voix familière parvint aux oreilles d’Eléa : 

-       Alors la future reine oublie le prince ? 

Eléa se retourna : 

-       Matthias ! Je suis si contente que tu sois un Ewin toi aussi ! 

-      Ouais… moi, je n’en croyais pas mes oreilles ! Mais comme mes pouvoirs ne se sont pas manifestés, on va voir le livre des Ewins. 

-       On y allait justement ! Lança joyeusement Eléa. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 7 : Le Livre des Ewins 

 

Matthias et Eléa s’approchèrent de la tour, suivis par leurs parents. Eléa passa entre les lourds battants de bois de la porte déjà ouverte. Elle avança dans le hall et se retourna en jetant un regard interrogateur à ses parents. 

-       Il faut prendre l’escalier, lui répondit son père. 

-       Tu n’as pas peur que ça aie changé ? demanda Matthias 

Ils se retournèrent vers Atlos qui confirma qu’il fallait prendre l’escalier. Ils montèrent donc le large escalier qui s’enroulait lentement. Ils débouchèrent dans une salle ornée de magnifiques tapisseries et y trouvèrent un grand livre, qui ressemblait à un magnifique grimoire avec sa reliure dorée et argentée. L’intérieur était décoré d’enluminures et ils cherchèrent leur nom dans le sommaire. Le parcourant du bout des doigts ? Matthias s’exclama : 

-       Là ! Il y a mon nom ! 

-       Va à la page indiquée !, le pressa Eléa. 

-       Alors…, lut il, liste des pouvoirs … Rictupercles ?  Ça veut dire quoi ? 

-      La télépathie…, lâcha Atlos, cela fait des années que ce dont n’est pas apparu dans le livre… 

-       D’accord… C’est génial ! Et ça ? Quéritus? 

-      Le pouvoir de faire guérir les blessures. Mais la tour va bientôt fermer, alors recopie tout ça rapidement et nous allons passer à Eléa. 

-       D’accord. Mais dîtes moi juste ça, ça veut dire quoi : Ef  trenir daster umtre Astria ? 

-       Tu vas combattre au moins une fois dans ta vie, et ton avenir et lié à celui de l’Astria. 

Matthias et Eléa se regardèrent. Atlos enleva la page sans la déchirer, juste par magie, la tendit à Matthias et lui désigna des parchemins avec, posés à côté, un plume et de l’encre prévus à cet effet. Le jeune homme s’assit et commença son travail de recopiage. Eléa se rendit à sa page et lut : 

-       Dirmang, kénéria…ça en fait… Mais ça veut dire quoi ? 

-      Dirmang, c’est le pouvoir de contrôler les éléments et de leur résister, répondit Atlos, et kénéria, c’est la télékinésie… Mais s’il te plaît, fait comme ton ami et recopie tout ça. 

Eléa s’assis à la même table que Matthias qui lui souffla : 

-       La télékinésie… C’est géant ! 

Pour seule réponse, elle leva la main et fit arriver la plume par le seul pouvoir que Matthias venait d’évoquer. Envieux il lâcha : 

- Crâneuse, va… 

Leurs parents les informèrent qu’ils les attendaient à l’étage au dessous, tandis que les deux jeunes gens commençaient de recopier la liste de leurs pouvoirs. Une fois leur tâche effectuée, Eléa et Matthias se levèrent et rejoignirent leurs parents. Tout deux remarquèrent qu’à leur arrivée la conversation s’était volontairement interrompue. Jean regarda le papier que lui remit sa fille et siffla : 

-       Quéritus …comme ton ami… impressionnant, peu de gens ont ce pouvoir. 

-       C’est quoi Energia lanceo ?, demanda Matthias. 

La tension monta d’un cran chez les adultes et leur yeux brillèrent. 

-      Je crois qu’il faut qu’on rentre, dit Marie, tout le monde autour d’elle acquiesça et chaque famille fit le transfert le monde. 

Une fois chez elle, Eléa alla jusque dans sa chambre, poussa la porte et s’allongea sur son lit. Elle était fatiguée, très fatiguée, trop fatiguée. Elle réfléchit à tout ce qu’elle avait appris, tout s’était passé trop vite. Il y a un mois, elle ne pensait qu’à l’école, à ses amis et aux grandes vacances qui étaient dans à peine deux mois. À présent, elle pensait à Ewen. À l’œuf Emeraude. À la prophétie. La prophétie. Il fallait qu’elle parte à la recherche de l’œuf avant que les armées du mal ne s’en emparent, mais elle ne savait pas pourquoi ils attendaient. Pourquoi ? Et pourquoi ses parents et ceux de Matthias s’étaient tus à leur arrivée dans le hall de la tour ? Que voulait dire Energia Lanceo ? Toutes ces questions restaient sans réponses. Et surtout, la phrase sur la page de Matthias, qui disait que leur avenir était lié, elle avait la même  ! C’est avec cette dernière pensée en tête qu’elle s’endormit. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 8: Les pouvoirs magiques 

 

Eléa se réveilla, le lendemain matin en pensant au livre des Ewins. Qu’avait-t-elle comme pouvoir déjà ? Elle courut jusqu’à son bureau pour récupérer la feuille sur laquelle elle avait recopié sa page du livre des Ewins. Elle se rassit sur son lit et regarda  la feuille. Elle se souvenait de Dirmang,  Kénéria . Et le pouvoir de voler ? C’était quoi ? Elle parcourut la feuille des yeux en pensant que c’était sûrement Wellam, mais voyant qu’elle ne connaissait pas le langage Elfique, elle préféra se lever et demander à ses parents. Elle leur demanda la traduction de tous ce qui était écrit sur la feuille et recopia la traduction. Elle remarqua que ses parents étaient étonné et tendus chaque fois qu’ils voyaient le nom d’un pouvoir. Excédée qu’on ne lui dise rien, elle demanda : 

-      Bon, vous allez me dire ce qui ce passe ? Vous êtes étonnés à chaque fois que vous voyez un de mes pouvoirs. Et vous n’avez pas répondu à la question de Matthias : que signifie Energia Lanceo 

-      D’accord, dit son père, Energia Lanceo signifie le lancer d’énergie. Autrement dit, Matthias peut lancer des sortes de boules d’énergie, ou former des sortes d’objets grâce à cette énergie. Ce pouvoir est dangereux pour nous car il est très difficile à contrôler il suffit que Matthias soit un tant soit peut énervé pour que des boules d’énergies se forment autour de ses poings ou de ses mains, et c’est encore plus difficile de ne pas laisser la boule d’énergie s’échapper de ses mains. Et la raison pour laquelle nous sommes tendus est que si vos pouvoirs sont moyennement rares, ils ne sont pas apparus à Ewen depuis des siècles ! Nous pensons que vous allez relancer le monde d’Ewen ! 

-       Pourquoi l’œuf Emeraude est-il si important ? demanda brusquement Eléa. 

Surpris de ce changement brutal de sujet son père répondit. 

-      C’est un œuf de dragon ! Et à Ewen, les dragons ne sont qu’une légende pour beaucoup de gens, donc beaucoup ne croient pas à la prophétie. Mais celui qui contrôle les armées du mal y croit dur comme fer et sera prêt à tout pour mettre la main dessus. Mais revenons à ta question, cet œuf est important car celui qui le possédera le verra éclore et le dressera selon ce qu’il attend de lui ! Imagine seulement un dragon qui le chaos dans tout Ewen ! Mais si tu le trouves, tu pourras t’en « servir » pour protéger Ewen. 

-       Quand partirons-nous à la recherche de cet œuf ? demanda Eléa. 

Ses parents sourirent. Sa mère répondit : 

-      Nous devons nous trouver un armement et une cotte de maille à Ewen. Ensuite, il faudra que tu apprennes à maîtriser tes pouvoirs et que tu apprenne à te battre. 

-      On va se battre ?, demanda Eléa, car bien qu’elle trouve cela excitantait, elle avait tout de même peur. 

-       On n’en sait rien, Eléa, mais il faut quand même y être préparé ! 

-       D’accord… 

Eléa alla dans sa chambre en réfléchissant aux pouvoirs qu’elle avait car elle désirait les essayer. Elle ne tenta pas de se servir des pouvoirs qu’elle connaissait comme maîtriser les éléments, et la télékinésie, mais elle s’envola tout de même, car c’était jusqu’à présent le pouvoir qu’elle adorait les plus. Les pouvoirs qu’elle ne connaissait pas étaient : Quéritus elle ne s’en était jamais servie et Balbuz c’était le pouvoir de du Bouclier, car il permettait de créer une bulle autour de soi qui empêchait quoi que ce soit de la traverser, et donc d’atteindre celui qui était dedans. Elle s’envola de nouveau et tenta de créer autour d’elle cette bulle mais n’y parvint pas. Elle voulut tenter le Quéritus, mais n’ayant aucune blessure à guérir, elle ne put réaliser ce sort. Elle se rappella soudain qu’elle avait école le lendemain et qu’elle avait des devoirs ! À contrecœur, elle s’assit et se mit à faire ses devoirs. 

Quand elle eut rangé ses affaires de classe, elle s’apprêtait à prendre un livre et à le lire quand elle entendit son père crier et jurer. Alertée, elle descendit et vit qu’il s’était entaillé la main : 

-       Qu’est ce tu as fait ?, demanda-t-elle. 

-      Je n’en ai pas la moindre idée ! Je coupais cette pomme, et je me suis entaillé la main, je ne sais pas comment.. 

Eléa eut une idée : 

-       Papa, je sais que ça ne marchera pas forcément, mais on peut tenter le Quéritus … sauf si tu le maîtrise toi-même… 

-       Non, dit son père en souriant, je n’ai pas ce pouvoir, alors vas-y. 

-       Tu as confiance en moi ? 

-       Oui. 

-       Alors c’est d’accord. 

Eléa se concentra sur la blessure de son père. Elle se sentait sur le point de refermer la blessure. Se rapprocha de son but. Se rapprocha encore. Puis son pouvoir fut bloqué. Elle soupira : 

-       Je n’y arrive pas… 

-      Parfois, dire le nom du sort aide à le faire ressortir à la surface, surtout lorsque le pouvoir ne s’est pas encore manifesté. 

Eléa hocha la tête, l’air grave. Elle leva sa paume au-dessus de celle de son père. Inspira. 

-       Quéritus. 

À son étonnement, elle sentit une…force jusqu’alors inconnue se réveiller en elle. Elle la sentit opérer sur la main de son géniteur. Atteindre son but sans problème. Elle était émerveillée. Impressionnée. Perspicace : 

-       Papa… tu as le pouvoir du Quéritus.  

Son père sourit. 

-       En effet. 

-       Si tu me l’avais dit, je n’aurais pas réveillé mon pouvoir, c’est ça ? 

-       Exactement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cahpitre 9 : Epées qui signifient quelque chose 

 

Le lendemain matin Eléa se rendit à l’école à pied avec Matthias qui était passé la chercher. Eléa lui demanda : 

-       Tes parents t’ont dis pourquoi ils étaient stressés, hier ? 

-       Oui, mais je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils étaient stressés, ils étaient juste un peu tendus… 

-       Garde tes précisions, ils ont dit qu’on allait relancer Ewen. Et on va devoir se battre. 

-       Se battre ?, dit Matthias, c’est excitant, mais j’avoue que ça m’effraie un peu… 

-      Moi aussi… Matthias, tu le fais exprès ? Depuis que tu sais que t’es un Ewin t’est… Mais Oui ! C’est ça ! Tu parle de manière plus soutenue ! En temps normal, t’aurais dit « ça me fiche les jetons » ou « j’ai la trouille ! », mais depuis que tu sais que t’es un Ewin, tu dis « ça m’effraie un peu ». 

-      Ça va je plaisante ! Même si il faudra faire attention à ton langage à Ewen, Eléa. Tu devrais… 

Eléa lui donna un coup de coude, coupant la conversation au moment ou un élève s’approchait pour leur demander un renseignement sur un devoir. 

 

Madame Morènes rendait les interrogations écrites surprises. Laurent voulut mettre Eléa mal à l’aise. 

-      Eléa à trop peur ! C’est l’interro ou elle eut la trouille ! Elle transpirait tellement que je me demande comment elle a fait pour ne pas faire rouiller sa chaise ! 

Se retournant d’un geste brusque, Matthias lui lança : 

-      Pour ta gouverne, Eléa à failli faire un malaise la dernière fois C’est pour ça qu’elle est allée aux toilettes ! 

-      Ouais, c’est ça, lança Laurent moqueur. Il lança une autre plaisanterie blessante. Eléa vit Matthias serrer les poings à s’en faire mal et se rappela les paroles de son père disant que l’Energia lanceo était dur à contrôler. Elle paniqua et écrit sur un bout de papier « Tu as appris à contrôler l’Energia lanceo ?» Heureusement, personne ne put voir le mot car Matthias était son voisin de classe. Il hocha lentement la tête en écrivant : « Oui, je sais même le rendre invisible » Rassurée Eléa ressentit du soulagement lorsque Laurent lâcha une autre moquerie encore plus blessante que la première et que Matthias ne broncha pas. Elle entendit du bruit et regarda Laurent par terre. Matthias lui fit un clin d’œil. Elle ne put s’empêcher de lui dire : 

-      Ohlàlà… Le record du monde du nombre de bêtise débitées à la minutes ne tiendrait il plus sur ses pieds ou devrais-je dire sur sa chaise ? 

Matthias enchaîna : 

-       Ne t’inquiète pas, ça n’affectera pas la parole ! 

Laurent lui jeta un regard noir, qui se durcit lorsque Mme Morènes lui demanda ce qu’il faisait par terre et lui demanda de se relever. 

 

De retour chez elle, Eléa alla trouver ses parents dan la cuisine. Ils lui dirent : 

-      Eléa, nous allons effectuer un nouveau transfert de monde afin de t’acheter à toi et à ton ami, une épée pour que vous commenciez à vous entraîner au combat. 

-      Ce sera dangereux ?, demanda Eléa, inquiète. 

-      Non, pour les entraînements, on recouvre les épées d’un tissu magique qui empêche la lame d’être coupante, et amorti les chocs. Cela donne l’impression d’être frappé par quelque chose de moins…abrupt, ou dur. 

-      Je vois…, dit Eléa, alors, on y va ? 

Les Caldwins firent le transfert de monde et se retrouvèrent à Almandem. Marie dit à sa fille : 

-       Regarde là bas ! C’est là qu’ils vendent des épées et des armures. 

La jeune magicienne suivit sa mère jusque dans le bâtiment. Ils attendirent la famille de Matthias dans le hall et quand ils arrivèrent, ils montèrent à l’étage où étaient exposées des épées, dans des coffrets de velours rouges, verts et bleus foncés, de sorte qu’on puisse les essayer. Eléa contemplait une épée incrustée d’or, quand son regard fut attiré par deux épées à l’écart, dans des coffrets encore plus somptueux que les précédents. Il y en avait une avec un saphir incrusté dans le pommeau, et des dessins d’océan et de mers étaient aussi dessinés, mais le plus impressionnant était qu’ils bougeaient ! La deuxième épée attirait encore plus Eléa, car au lieu du saphir, c’était une émeraude qui était incrustée, et à la place des mers et océan, c’était des feuilles et un arbre qui ondulaient lentement. Ses parents la rejoignirent, ainsi que Matthias et sa famille. Pierre expliqua : 

-      Ces épées sont extrêmement lourdes, sauf pour ceux à qui elles sont destinées. Ce sont les épées Atrianes, et elles ont des siècles ! Les personnes à qui elles sont destinées ne se sont jamais montrées, et pourtant, beaucoup de monde les a essayées ! 

-      Moi, commença Eléa, je ressens une certaine attirance pour ces épées… en particulier celle avec l’émeraude… 

-      Moi aussi, dit Matthias, mais avec celle du saphir… 

Leurs parents éraient allés voir d’autres épées qu’ils soupçonnaient de convenir parfaitement aux enfants, Eléa et Matthias se regardèrent, et Matthias dit : 

-       Il faut que j’essaye cette épée ! 

-       Moi aussi ! 

Et, dans un ensemble parfait, ils soulevèrent les épées qui leur parurent aussi légères qu’une plume. Eléa et Matthias en restèrent bouche bée. Eléa se mit à faire tournoyer son épée dans tous les sens, bientôt accompagnée par Matthias. 

-       C’est comme si j’avais toujours su manier une épée !, lâcha ce dernier. 

-       Moi pareil ! 

Et un sourire de défi aux lèvres Eléa dit : 

-       En garde, Matthias ! 

-       Quoi ? Tu veux que je relève ton défi ? Ce ne serait pas loyal ! 

Pour toute réponse, la jeune fille lança son épée vers le côté droit du garçon, qui para le coup avec facilité. Ils enchaînèrent un série de coup lorsque Pierre dit : 

-       Hé arrêtez de vous battre vous n’êtes même pas sur le terrain d’entraînement! Et où avez-vous appris à vous battre co… 

Il suspendit sa phrase en découvrant les épées que tenaient les adolescents. Bientôt toute la famille avait vu les épées. Eléa demanda : 

-       Ce sont les épées qui nous permettent de savoir nous battre, n’est-ce-pas ? 

-       Oui, répondit son père. 

-       Vous avez parlé d’un terrain d’entraînement, demanda Matthias ? 

 

Une fois sur le terrain d’entraînement, Matthias et Eléa recouvrirent leurs épées du tissu dont avait parlé Marie et se commencèrent à se battre. Bientôt tous ceux qui s’entraînaient vinrent les regarder se battre car le combat était aussi impressionnant que s’ils avaient eu une dizaine d’années d’entraînement. Quand Eléa eut désarmé Matthias et pointé vers lui le bout de son épée, elle lui dit : 

-       Le combat était il si déloyal que ça ? 

Pierre lança : 

-       On y va ? 

Ils sortirent dans la rue et Matthias s’étonna : 

-       Il ne faut pas payer les épées ? 

-       Pas celles là, répondit son père, elles ont été créées pour vous ! 

 

Eléa était sur son lit. Elle était fatiguée, mais ne parvenait pas à dormir, tant elle était excitée d’avoir une épée, et qui plus est, une des épées Atrianes ! Soudain elle sentit une pensée pénétré dans son esprit. Elle se redressa et entendit dans sa tête la voix de Matthias qui lui disait : 

« Tu m’entends ? » 

Comprenant qu’il utilisait la télépathie, elle lui répondit en parlant dans sa tête : 

« Oui ! Tu maîtrise le Rictupercles, maintenant ? » 

« Oui ! C’est géant hein ? Et je peux même capter les pensées des gens, -seulement si je le souhaite. » 

« Promets-moi de ne pas essayer de capter mes pensée contre mon gré ! » 

« Promis ! De toute façon, tu le sentirais et tu pourrais me repousser l’accès à tes pensées » 

« Comment on fait ça ? » 

« Chaque Ewin peut le faire mais si tu veux que je capte tes pensées, je le sentirais et le ferais sans que tu ne t’en rende compte. » 

« D’accord. C’est mieux que le portable, ce truc, mais j’aimerais dormir… » 

« Bonne nuit ! » 

« Bonne nuit… » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 10 : L’entrainement 

 

Eléa se rendit de nouveau à l’école avec Matthias. D’un accord commun, ils avaient de ne parler d’Ewen que par télépathie. Matthias lui dit : 

« Tu es au courant qu’on va devoir apprendre la magie et le combat presque tous les jours après les cours ? » 

« Maintenant, oui. Il paraît qu’il y a une armée qui mélange art martiaux et magie ! On va peut-être apprendre à faire comme eux ! » 

« Cette armée s’appelle le Atrago. On va apprendre un à se battre à peu près comme eux » 

«  Dis, il faut quand même qu’on parle de choses normales à voix haute, sinon les autres vont nous trouver bizarres°! » 

Cette fois ils parlèrent normalement : 

-      On a une interro de maths, aujourd’hui, dit Eléa. 

-      Oui. Tu me passeras les réponses mentalement ? 

-      On verra…, répondit Eléa, pas vraiment d’accord. 

 

A la fin des cours, Eléa se pressa de rentrer chez elle. Elle raconta à ses parents ce que Matthias lui avait dit et lui demanda si ce soir, ils iraient s’entraîner. Ses parents acquiescèrent. 

-      On y va ?, lança joyeusement Eléa. 

-      Fais d’abord tes devoirs, on risque de rentrer tard. Et tu seras fatiguée. 

-      J’en ai pas ! 

-      C’est vrai ?, demanda son père. 

-      Oui ! vous pouvez contacter le Matthias, si vous voulez vérifier. 

-      Comment ça, le contacter ? 

-      Ben, par télépathie. Il sait s’en servir, maintenant. 

-      En ce cas, dis lui de nous retrouver dans cinq minutes au terrain d’entraînement. 

« Matthias ? » 

« Oui ? » 

« Tu peux nous retrouver au terrain d’entraînement dans cinq minutes ? » 

« Bien sûr ! Je préviens mes parents. » 

Eléa alla chercher son épée et admira son magnifique fourreau argenté, dorée, et émeraude. Puis elle fit le transfert de monde avec ses parents et retrouva Matthias au terrain d’entraînement. Ils s’entraînèrent à l’épée comme ils l’avaient fait la veille, puis ils firent un combat avec de la magie. A la fin, ils étaient trop épuisés pour continuer. 

-      C’est génial ! dit Eléa. On rentre maintenant ? 

-      Non, répondit le père de Matthias, nous allons vous acheter des arcs et des flèches. 

-      On va apprendre le tir à l’arc ? dit Matthias, aussi ravit qu’Eléa d’apprendre cette discipline. 

-      Eh oui ! 

 

Eléa était dans sa chambre, et tendait son arc. Il était léger, et elle parvenait à tendre sa corde. Elle passa son carquois de flèches autour de sa taille et le laissa pendre le long de sa cuisse droite, puisqu’elle avait son épée à sa gauche. Elle encocha une flèche et visa sa cible pour fléchettes. Elle tendit la corde et la lâcha. La flèche fila vers la cible et se ficha pile au milieu de la cible. 

-      Yes ! 

Matthias la contacta : 

« Mon père a sorti de la cave un cible pour tir à l’arc, j’ai pu faire quelque tirs. Il faut vraiment que je m’entraîne ! » 

« Moi, j’ai tiré une seule flèche sur ma cible pour fléchettes. En plein dans le mille ! » 

« C’était un coup de bol ! Demain, on ne s’entraînera qu’au tir à l’arc, m’a dit mon père. » 

« On fera un concours ? » 

« D’accord ! » 

 

A l’entraînement du lendemain, ils firent le concours de tir à l’arc. Ils tirèrent, et Eléa mit sa flèche au milieu de la cible. Ils comptabilisèrent le nombre de fois où Eléa mit la flèche plus près du centre que Matthias et inversement. Eléa gagna le concours haut la main. Elle ferait une bonne archère. 

La dernière semaine avant les grandes vacances, Eléa er Matthias purent s’entraîner plus qu’à l’accoutumée, le rythme scolaire étant allégé. Matthias était maintenant aussi bon archer qu’Eléa, ils se battaient beaucoup mieux à l’épée, et surtout, ils savaient combattre en mélangeant magie et épée. 

 

 

Chapitre 11 : la mission qui commence 

 

C’était les grandes vacances ! Eléa et Matthias savaient qu’ils allaient s’entraîner encore plus, mais ils étaient néanmoins contents de finir les cours. Eléa alla dans sa chambre, une fois chez elle, et s’entraîna comme d’habitude au tir à l’arc sur sa cible pour fléchette. Elle tira ses vingt flèches et en mit quinze au milieu. Elle alla les retirer et s’entraîna à l’épée contre un adversaire invisible. Son père entra dans sa chambre. 

-      On va s’entraîner, aujourd’hui ? 

-      Non. 

-      Non ? 

-      Non. 

-      Pourquoi ? 

-      Ta mission commence demain. Tu dois partir demain avec Matthias à la recherche de l’œuf Emeraude. 

Eléa comprit que c’était très important. 

-      D’accord. Vous viendrez ? 

-      Non. Nos pouvoirs ne suffiront pas à vous protéger et nous vous alourdirons. Vous partirez tout les deux. On vous a assez entraîné. 

Eléa hocha la tête. 

-      Il faut que je prépare mes affaires. 

-      Oui. Prends des vêtements chauds et ta liste de pouvoirs, ainsi que tes armes. 

-      D’accord. 

La jeune magicienne pris un sac à dos dans lequel elle mit des vêtements chauds, sa liste de pouvoirs, et le parchemin sur lequel était écrite la prophétie en entier, ce qui complétait donc la partie qu’elle avait vue en rêve. En la consultant, ils découvrirent qu’ils devaient aller à la montagne où les dragons étaient supposés être nés. Cette montagne s’appelait le Feu Brûlant. 

 

Le lendemain, ils partirent en direction de cette montagne. Au début ils marchèrent, mais bientôt, Eléa dit : 

-      J’ai envie de voler, donc je vais voler et je vais te soulever grâce à la télékinésie pour que tu suives mon rythme. 

-      Non. 

-      Comment ça, non ? 

-      Mes parents m’ont donné ça. 

Il sortit de son sac quatre bracelets de cuir réglables. 

-      Qu’est ce que c’est ?, s’enquit Eléa. 

-      Ce sont des bracelets que je mets à mes mains et à mes pieds, et qui  propulsent une sorte d’énergie si forte que ça me fera décoller. 

-      Ingénieux. 

-      Sinon, j’aurais pu me servir de l’Energia Lanceo, mais c’est très fatiguant de lancer des sorts toute la journée et ça aurait pu être dangereux. 

-      Alors on y va ! 

Et Eléa s’envola et attendit son ami dans les airs. Ce dernier s’empressa de mettre ses bracelets autour de ses poignets et de ses chevilles. Cette tâche terminée, il s’élança dans les airs avec Eléa. Grâce à ce nouveau moyen de voyager, ils allèrent deux fois plus vite que prévu, de plus qu’ils évitaient les quelques patrouilles des armées du mal qui pillaient certaines personne par simple plaisir. Le Feu Brûlant était encore loin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 12 : complications 

 

Eléa et Matthias volait depuis à peu près une heure, quand Matthias se mit soudain à pencher du côté gauche, perdant l’équilibre. Pour le retrouver, il mit sa main droite devant lui au lieu de la laisser sur le côté. Son nouvel équilibre était précaire. Soudain, il tomba, il tomba en avant, tenta de se rattraper avec l’énergie que propulsaient les bracelets de ses pieds. Malheureusement, elle était insuffisante pour le soutenir et Matthias tomba dans le vide. 

-      Matthias !, cria Eléa, horrifiée. 

-      Au secours ! 

Alors, Eléa fonça en piqué, pour rattraper Matthias au vol. Il fallait qu’elle aille plus vite, le sol se rapprochait inexorablement. Matthias lui criait quelque chose qu’elle ne comprenait pas à cause de l’air qui sifflait à ses oreilles. Le sol était si près à présent, Matthias allait s’écraser, il n’était plus qu’à une dizaine de mètres du sol… Soudain elle comprit ce que lui disait Matthias : 

-      La télékinésie, Eléa ! La télékinésie ! 

Alors, d’un coup elle tendit la main vers Matthias qui s’immobilisa à quarante centimètres du sol. Elle le rejoignit et se mit devant lui. Il souffla de soulagement, puis lui sourit, et, enfin il lui dit : 

-      Ce qui est bien, c’est que je vais pouvoir me poser en douceur. Ou plutôt, tu vas me poser en douceur ! 

Eléa sourit et le laissa tomber. 

-      Ne me remercie pas, c’est naturel !, plaisanta-t-elle 

-      Je ne comptais pas te remercier, ne t’en fais pas pour ça ! 

-      Qu’est-ce sui c’est passé ? Tes bracelets t’ont lâchés ? 

-      Oui. C’est bizarre, parce que ça n’est pas dû au bracelet. 

-      Qu’est-ce qui te fais dire ça ? 

-      Quand les bracelets sont endommagés, ils ne dégagent plus de lumière bleue à l’examen. 

-      L’examen ? 

-      C’est pour vérifier s’ils marchent toujours. Regarde : Examoni bringo.  

Le bracelet flotta à vingt centimètres du sol en dégageant une douce lumière bleue vers le bas. 

-      Ça représente l’énergie ?, questionna Eléa. 

-      Exactement. 

-      Donc ça marche ? 

-      Celui-là, en tout cas. 

Ils firent l’examen des autres bracelets qui donnèrent le même résultat. 

-      C’est bizarre, dit Matthias. Je vais contacter mon père, lui, il saura peut-être. 

-      Espérons 

Il contacta son père qui lui dit qu’il était impossible de voler si l’on était trop près du Feu Brûlant. Si ce n’était pas le cas, c’était que les armées du mal s’étaient mises en quête de l’œuf Emeraude et qu’ils avaient jeté un sort tel que celui du Feu Brûlant. Si c’était le cas, ils ne devaient à aucun prix tomber sur elles ou sur leur chef, car ils les feraient prisonniers et les empêcheraient de retrouver l’œuf. 

Quand Matthias expliqua ce qu’il avait appris à Eléa, elle demanda : 

-      Et si le sort rend tout vol impossible, pourquoi moi, j’ai pu voler ? 

-      Parce que le sort rend toutes les sortes de vols impossibles seulement là où il est jeté, c’est-à dire pas ici. La raison pour laquelle je n’ai pas pu voler est que, à l’approche de la zone sur laquelle le sort est lancé, les moyens les moins direct de voler sont anéantis plus loin que ceux qui sont moins directs. Toi, par contre, tu use du moyen le plus direct possible pour voler. Tu pourras donc t’en servir jusqu’à la zone concernée. Mais puisque nous ne savons pas où elle se trouve, et que mes propres moyens pour voler ne pourront être qu’indirects, nous poursuivront notre route à pieds, car je n’ai pas en vie de revivre l’expérience de tout à l’heure. 

-      D’accord. Mais, nous beaucoup plus de probabilité de nous faire attaquer ou piller. 

-      Je suis d’accord, mais nous n’avons pas le choix. Si nous nous faisons attaquer, nous nous cacherons, si on nous demande nos noms… Les gens d’ici ne s’appellent que par leur prénom la plupart du temps, je n’ai qu’à dire que je m’appelle Léon, et toi, je ne sais pas, comme tu veux. 

-      Oui, mais seulement les noms d’ici ne sont pas pareils que chez nous, à part quelques uns comme… Estelle, Jean, Océane… 

-      Alors je m’appelle Jean et toi Estelle. Ça te va ? 

-      Absolument. 

Ils se remirent en route, à pied cette fois ci, et se mirent d’accord pour acheter des chevaux à la prochaine ville. Heureusement, ils ne croisèrent pas de soldat du mal, bien qu’ils étaient aux aguets et sursautaient au moindre bruit suspect. 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 13 : le visage du mal 

 

La nuit était presque tombée, et Eléa et Matthias étaient éreintés. Ils avaient du se cacher à plusieurs reprises pour ne pas que les armées du mal s’en prenne à eux. Il y avait même  une fois où ils s’étaient fais repérer et avaient du mentir en disant qu’ils étaient frère et sœur et qu’ils allaient chercher de la famille à Wemand, le prochain village. Ils avaient aussi usé de leurs faux noms. A présent, Matthias monterait la garde jusqu’à minuit et son amie prendrait le relais. Jusqu’à présent, leur plus grande peur était de tomber sur des soldats, mais en voyant leurs armes et en, imaginant la manière dont ils se battaient, leur plus grande peur était de devoir tuer quelqu’un. Ils craignaient tout deux cette idée, et, bien qu’elle fut nécessaire dans certaine conditions, ils s’étaient mis dans la tête de ne tuer que si leur vie étaient encore plus en danger. Ils feraient tout pour l’éviter. 

Minuit était passé de trois minutes quand Eléa fut réveillée par son ami. Elle monta donc la garde pendant que son ami se reposait. A cinq heures du matin, il se réveilla et signala à Eléa que son père l’avait contacté et lui demandait de partir le plus vite possible. Quand Eléa lui demanda pourquoi, il lui dit que son père lui expliquerait en route, car il ne voulait surtout pas le ralentir. Ils s’empressèrent de ranger leurs couvertures et d’éteindre le feu, puis ils se mirent en route. Quand ils furent en marche, le père de Matthias lui expliqua qu’ils étaient sûrs et certains que les armées du mal se dirigeaient vers ver le Feu Brûlant. Leur chef avait aussi envoyé des armée les capturer, ce qu’ils savaient déjà. Eléa écoutait son ami, qui lui transmettait les informations quand, soudain, il s’arrêta de marcher. 

-      Matthias ? Qu’est ce qu’il y a ? 

Elle n’eut pas de réponse. Son ami était tendu. Il avait fermé les yeux, on aurait dit qu’il faisait un effort monumental. Eléa tenta la télépathie avec lui, et, en allant dans sa conscience-sans prendre d’information-, elle se rendit compte qu’il tentait de repousser un soldat du mal. Ce dernier essayait d’entrer dans la conscience de Matthias afin de savoir où il était et ce qu’il comptait faire. Affolée Eléa se joignit à lui, et, ensemble, ils parvinrent à repousser l’ennemi. 

-      Merci, murmura Matthias. 

-      De rien. 

Eléa se rendit compte qu’ils tremblaient de fatigue. 

-      Pourquoi est on fatigués ? 

-      C’est comme ça, quand on lutte mentalement, on est fatigué ensuite. 

-                Mais pourquoi ? C’est de la magie, comme on sert ! Si j’utilise la télékinésie, je ne suis pas fatiguée. 

-      C’est de la magie ancienne. Les Elfes ont jetés un sort pour qu’on soit fatigué, ils espéraient ainsi qu’on ne lutterait plus, mais le les armées du mal se mettent à plusieurs pour ne pas être fatigués. Ils trichent ! 

-      On a triché aussi. 

-      Non 

-      Comment ça non ? On était à deux ! 

-      Ils étaient au moins vingt !, s’écria Matthias. Vingt Eléa ! 

Le visage d’Eléa redevint grave : 

-      Alors, ils veulent nous empêcher d’approcher l’œuf à tout prix ! 

-      Oui, alors en route ! 

-      Attend ! 

Eléa sortit de son sac deux bouts de pain. Elle en donna un à Matthias. 

-      Après une lutte comme celle-là, il faut qu’on mange. 

Son ami acquiesça et lui dit : 

-      Avant que tu te joignes à moi, j’ai réussi à voir le visage de leur chef. 

-      C’est possible ? 

-      Oui. 

-      Il était comment ? J’ai sentit que j’ai faillit le voir, mais il m’a repoussée. Décrit moi-le. 

-      J’ai mieux. 

Il la contacta par télépathie et retint un cri en découvrant son visage. Elle aurait juré l’avoir déjà vu. Ce visage blanc comme neige, ce long nez, ces yeux verts, menaçants. Elle l’avait déjà vu. Et, d’un coup elle se rappela et cria de peur en se rappelant les évènements qu’elle avait trouvés bizarre et qu’elle trouvait à présent logique. La peur noua son ventre tandis qu’elle l’expliquait à Matthias. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 14 : 

L’enfant et la nature

J’ai écrit ce poème alors que j’était en CE2.Bonne lecture!!!

 L’enfant et la nature

Allongé dans l’herbe du pâturage

Et un sourire affiché sur son visage

Il dort les pieds dans les fleurs

Et son visage reprend des couleurs

Le soleil rayonne et sa peau luit

Ce sui chasse de ses rêve la nuit

Les mains derrière la tête

Il est entouré de petites bêtes

Dans sa bouche, une brindille

Qui doucement brille

Les chats

Ceci est un travail scolaire que j’ai réalisé en duo avec une amie. Bonne lecture!!

Les chats 

 

Dans la nuit sombre où les étoiles scintillent 

Flamboyants, les yeux du chat brillent 

Son regard étincelant 

Est un astre incandescent 

 

Le chat scrute l’horizon 

Sans émettre un seul son 

Soucieux, il surveille ses chatons 

 

Il protège ses chatons comme sa propre vie 

Et pour lui, ce sont plus que de simples petits 

Enfin, il gagne le combat car la nuit est finie 

 

Il part travailler 

Laisse ses petits 

Plus tard il leur apprendra à chasser 

Car ils auront besoin d’être nourris 

 

Quand les petits auront grandi 

Comme leur père, ils travailleront 

Veilleront sur leurs propres chatons 

Tout simplement pour remercier la vie. 

 


 

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